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DTB Flavour #12 : Nixus (Cheeky Monday / The Bass Society / Hard Bass Dealers) MIX

Une pépite qui navigue entre Cyantific, Levela & Particle, Vici, Circuits, Marcus Intalex & St Files and more and more…

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https://www.mixcloud.com/DrumTaBass/dtb-flavour-12-nixus/

Interview : http://www.drumtabass.com/dtb-flavour-12-nixus-cheeky-monday-the-bass-society-hard-bass-dealers/

 

DTB Flavour #12 – Nixus (Cheeky Monday / The Bass Society / Hard Bass Dealers)

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Le lien vers le mix : https://www.mixcloud.com/DrumTaBass/dtb-flavour-12-nixus/

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Pour cette édition, on a l’immense plaisir de recevoir pour notre DTB Flavour 12, le plus hollandais de tout les Français, j’ai nommé : Nixus. Je crois que toute l’équipe attend ce moment depuis la création de nos rendez-vous mensuels. 

- Nixus, bonjour , Dag, es-tu prêt pour le jeu ? 

Rouyeuhmédarh’ Drumtabass et merci de l’invitation! Je suis TOUJOURS prêt poooooour … LE JEU !

Ceci, c’était la première question. Sinon, on te sait grand adepte du UK bass sous toutes ses formes, pour revenir à l’origine, d’où est parti le « point zéro » ?

Originellement le point zéro se trouvait entre le bout gauche de ma règle et le petit trait avec marqué » 1  « . 

Pour son anniversaire en 1993, un de mes grand frères a organisé une rave-party dans le jardin familial. Jusqu’au moment où la daronne a carrément piqué les fusibles et mis fin au bordel, mais le mal était fait : déjà derrière la bouille innocente et rondouillarde de Bertil pointait Nixus.

Après ça mes grands-frères en ont eu marre de mes interminables questions à leurs retour de 48h de fête et ont décidé de m’emmener dans une rave sauvage, dans l’ancienne usine Nutella de Villers-Ecalles en Normandie. Je pense que j’avais 12/13ans. Même Noël Mamère, alors en pleine campagne présidentielle, était là.                                       (NDLR : et pas Wiley…).

De racines Corses, originaire de Normandie, adopté des Hauts de Frances et aujourd’hui habitant des rives de l’Amstel, peux tu nous parler de ton évolution musicale selon les différentes cultures que tu as pu côtoyer ?

La réponse se trouve plus ou moins dans la réponse précédente, mais approfondissons ici si vous le voulez bien.

Tout morpion (7-10ans), j’étais dans un programme scolaire appelé Horaires Aménagés : en gros tu te tapais le programme de l’école en accéléré le matin puis tous les après-midi au Conservatoire de Musiques. Chorale, solfège , histoire, pratique intensive d’un instrument… beaucoup trop relou pour moi, j’ai vite arrêté. Mais cette période m’a appris le béaba de ce qu’est la musique, comment elle s’organise, se lit, se vit aussi d’une certaine manière.

Mes frères et sœurs écoutaient surtout du rock, du rap et de la musique électronique (sur des K7 aux décorations mystérieuses) sans distinction, vraiment… J’ai donc un peu épongé leurs goûts musicaux, comme ce fut un peu le cas pour toutes celles et ceux qui ont eu (la chance) d’avoir des grands frères et sœurs.

J’aimais bien la tek qui passait dans mes premières free-parties mais bon, c’était pas non plus le gros kif, à l’époque mon intérêt était porté ailleurs. Prémisses de l’ADSL (lol), mIRC, Kazaa etc… et les mixtapes live : certains achetaient les K7boxes à la fin des raves en Angleterre et les ripaient pour ensuite les upload sur ces plateformes de partage en ligne. Je m’écoutais pour ainsi dire que la jungle dnb, et ce dès mes 14 ans : Ganja Kru, Asian Dub Foundation, 2badMice, Ray Keith, Aphrodite, 4Hero …

J’ai fini par acheter ma première paire de platines à un ami du Bad Joke Kru, Frantz, lorsque j’avais 17 ans. Et déjà une petite collection de disques chinés ici et là.

En arrivant à Lille j’ai découvert une vrai bouillon de culture autour de la dnb. Des supers soirées, un magasin de disques essentiel et tant regretté (Long Live Stamina Records) et des crews différents, pas toujours potes (on sait même pas pourquoi?!) mais variés, ça respirait quoi.

À cette période j’ai rencontré Gus et Ben de Digital Soap qui tenaient l’émission Hard Bass Dealers. Ca a tout de suite accroché et on est restés très proches, et ce même après mon départ de Lille en 2011.

En trois réponses, tu dois avoir une petite soif, quelle est ta boisson favorite ?

 Moi, j’aime la caipirinha avec du sable à la place du sucre (NDLR nous aussi!), la bière salée …ou un picon-Karmeliet.

bertil 2On y retourne, on va parler de ton actu, Cheeky’, un crew, une famille. Une anecdote sur ta rencontre avec les loustics ?

 

J’ai eu un bon gros coup de chatte avec Cheeky au début, même si vous me direz : « La chance, ça se provoque! » (NDLR Dans 36 Quai Des Orfèvres la réplique exacte est « Les coups de cul, ça se provoque »). En effet, à mon arrivée chez ces bataves, j’ai commencé à travailler dans une entreprise qui employait déjà des résidents de Cheeky (Spud, Gibbo, Robin Terminal…), et les autres résidents, ainsi que le grand manitou Loz étaient des clients fidèles et réguliers. 

 

Après moult palabres, reniflages de culs et autres politesses j’ai enfin eu mon premier slot à Cheeky Monday, le 26/12/2011. 

 

Boxing Day.

 

J’avais plus un poil de sec mais j’étais ready.

 

Je devais quitter le taf à 01am précisément et être en scène à 01h15, et avais donc prévenu mon collègue veilleur de nuit de ne suuuuuurtout pas être à la bourre. Bien sûr cet enculé de Marvin (fawaka mijn broski?!) est arrivé en retard et je ne suis fait chambrer de ouf par Adi-J en arrivant au Winston Kingdom en mode : «Oh lui eh, on l’invite pour la première fois et il arrive à la bourre?? Fucking Frenchman…» . Piqué au vif, j’ai marmonné une excuse à la con et me suis littéralement retrouvé poussé derrière les platines… 

 

Et je les ai dé-fon-cés . Coup de foudre avec cette équipe d’acharnés, qui depuis 2005 produisent CHAQUE PUTAIN DE LUNDI SOIR une danse jungle dnb avec des headliners et des talents locaux.  I love Cheeky Fam…

bertil 7On a pu voir une foule de personnes s’amasser aux portes des coffee récemment, le 30 Mars, tu devais normalement partager l’affiche de la Cheeky Monday avec DLR, Sinistah et Multiplex au Melkweg (Amsterdam) . DLR, une pointure, une track fétiche du maestro à nous faire partager malgré les temps qui courent ?

Grosse panique de stoners, effectivement, lorsque la fermeture des hôtels, restaurants et cafés (les cs tombant sous cette appellation) fut annoncée à Amsterdam. Je trouvais ça assez rigolo pour être tout à fait honnête…

Malheureusement le 30 mars ainsi que tous les autres danses sont reportées à de jours meilleurs, avec un programme qui sera toujours aussi varié et solide chez Cheeky Monday.

Au sujet de DLR : j’ai beaucoup aimé son album avec Octane au début des années 2010, puis son album solo était tout aussi intéressant, le mec a une vraie patte, un son assez reconnaissable qu’il a exercé sur des labels aussi prestigieux que Metalheadz, Dispatch ou encore son écurie-maison Sofa Sound. En toute franchise, son récent travail sous l’alias The Sauce (en collaboration avec Hydro et Spinback de Total Science) est selon moi le plus abouti et pêchu de ses projets.

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Debout, tu as dormi ?

Oui, ça m’est arrivé, mais ça c’était quand je me douchais avec des graviers ou que j’embrouillais le ciel en plein orage, à poil, en Croatie.

Une petite curiosité : les Pays-Bas c’est beau, c’est cool, le territoire bleu blanc rouge ne te manque pas sur certains points ?

Ce sont les mêmes couleurs de drapeau, mais regardées sous un angle différent, ces deux pays…

 Ce n’est pas si loin de Lille, et parfois ils s’essayent à parler gaulois, et c’est franchement hilarant (d’aucun dirait irritant). Par exemple ils sont incapables de dire parapluie. Non, ici, c’est « paraplue?! » .

Bien évidemment, certains aspects (surtout culinaires) de la France me manquent. Les amis, la famille… me manquent aussi parfois (quoique).

Le marché-zoo du dimanche matin me manque tout particulièrement.

Le reste j’en ai rien battre:  la France reste mon pays, mais je ne pourrais plus appeler cet endroit “chez moi”, tu vois?

Toi qui t’es produit sur pas mal d’événements en Europe, quel est ton plus beau souvenir ?

Jouer dans la vieille ville à Palerme, c’était formidable. Une expérience incroyable.

Mon premier gig au Royaume-Uni était une dinguerie, jouer sur le Sinaï Sound System avec mes bros V-Max, Grimaz et l’inénarrable Absurd c’était foooooooort… ce même Grimaz ma faufilé en douce sur leur scène à Boomtown en 2015( ou 2016 chépu) et ma offert la chance de jouer du gros Bassline-UKG debile à-souhaits plusieurs jours d’affilée alors que j’avais rien à foutre sur leur Line-up…Un grand moment!

Je parle d’Outlook ou on s’arrête là?…

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Adepte des combos meurtriers, on sait que tu l’es. Quel est le trick ultime, LA combinaison entre deux morceaux, qui une fois dropée, emmène tout le monde, des bassface aux ladies shav’ ?

J’ai envoyé une paire de combo sales-propres depuis toutes ces années entre dubstep, jungle, dnb, UKG, Bassline etcetc et ne me rappelle que rarement des tunes impliquées… Mais pour répondre à ta question sans détours, je dirais qu’un bon bon mix jungle avec du amen-break superposé sur du amen-break avec plein de sons de batterie et un bon gros sample reggae/dub, le tout choppé droite-gauche juste comme Tonton Ebola faisait, pour moi, c’est un mix qui met tout le monde d’accord, fait sauter les plombages et sentir le fennec.

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On connaît la polémique qui commence a être vieille comme le monde sur le passage du vinyl au digital. Chez Drumtabass on sait que tu as traversé les époques et les coups de gueules…. Quel est ton avis sur la question ?

Insérez ici le meme de Kaaris tout souriant avec la légende : “j’m’en bats les couilles, frère”.

(NDLR Bosco : ouiiiiiii!)

Let the music play, il n’y a bien que les dj’s que ça chiffonne cette histoire…

Je pense que c’est un sujet adoré par celles et ceux qui aiment parler de musique, mais n’aiment, au bout du compte, pas tant que cela cette musique. Tu m’suis ou je parle trop Jean-Claude? 

Ça donne une consistance quand tu as rien d’autre à pénave en soirée ou sur les forums (ça existe encore, tiens, les forums?)

2020, un label ? Un artiste que tu attends au tournant ?

Grosse attente vis à vis des structures dnb françaises, labels, producteurs, activistes car ça remue bien, il y a un vrai bouillon de culture, des passionné-e-s qui se bougent et j’aimerais voir cela continuer… je ne citerai personne pour être sûr de n’en oublier aucun-e, du coup… mais si vous lisez ça, j’vous kiffe, mêmes ceux que j’aime pas bien !

Bon j’avoue que DJ Hybrid, Fixate, Sam Binga et Particle par exemple me donnent le tournis en ce moment…

Au vu de la conjoncture actuelle, il est difficile de tracer ton actualité future. Une chose est sûre, on peut te retrouver dans la pénombre des ondes avec votre formation The Bass Society sur Rinse France aux côtés de tes acolytes Absurd et Background . Plus local, on se pose tous la question, où en est la Hard Bass Dealers Family ?

Je parlais de chance un peu plus haut… Avoir l’opportunité de jouer sur Rinse France avec mes compères de TBS, c’est juste incroyable : un tel médium pour faire écouter nos choix musicaux aux auditeurs et leur faire découvrir de nouveaux horizons sonores, ça ne refuse pas!.. Par ailleurs, TBS est la SEULE émission qui soit hebdomadaire depuis le Day 1 de Rinse France, et en toute franchise nous en tirons une certaine fierté.

La team HBD s’est agrandie avec le temps, mutant au gré des divers chemins que ses membres prennent. Certains ont fondé une famille, d’autres continuent d’explorer le spectre drum and bass (ou font les deux!) via le projet Resistance, composé de Square, Kapak et Pelik. Leur came c’est plus produire des morceaux et organiser un habillage visuel autour, pour enfin offrir leur vision du truc lors d’événements ponctuels (cf leur maxi bordel à St So fin 2019).

L’émission en elle-même est dormante depuis quelques années maintenant : nous avons produit une masse de travail impressionnante au cours des années avec les podcasts chaque semaine, guest et interviews.

 Il était temps de passer à autre chose, et ce afin de préserver la qualité du travail fait en amont, voyez-vous?

Toutefois vous pouvez retrouver 100+ podcasts mijotés par nos soins sur internet. Google is your friend, mate .

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C’est l’heure : Apéro ?

Oh non Angélique, sors de ce corps !..

(Si tu as traîné au Bartabas, toimaimetusé)

Avant de terminer, un conseil sape pour les jours confinés à venir ? Bas de Pyjama en bas, Stone Island en haut, avec l’autorisation de sortie en poche ?

Pourquoi ne pas apprendre à coudre? Faire des customs de vêtements, recycler des vieux trucs de que-mar et les mélanger entre eux? Imagine intervertir les logos de tes sapes entre-elles? Regards de travers assurés Rue de Béthune min tcho(t’) ! 

Pour les autres, apprenez à mixer ou produire, par exemple.

DTB CREW . Straight Outta Lille, Lyon, La Réunion, Canton Du Vaud & Bouscaillou

Stay at home, read focuses, eat interviews and listen radioshows.

 

DTB Flavour #11 – Podcast – Static Structures

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En marge de ses réponses à notre interview, que tu peux trouver ici :

http://www.drumtabass.com/dtb-flavour-11-static-structures-ecosse/

Static Structures nous livrait un mix acid rave du meilleur effet !

https://www.mixcloud.com/DrumTaBass/dtb-flavour-11-static-structures/

Listen dat ! 

 

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DTB Flavour # 11 – Static Structures (Ecosse)

DTB Flavour #11 Static Structures

DTB Flavour #11 Static Structures

Lien vers le podcast : https://www.mixcloud.com/DrumTaBass/dtb-flavour-11-static-structures/

Static Structures was born in the top hat of the United Kingdom; Scotland. in the mid 90′s that he first got into the early Hip Hop, Hardcore and Jungle scenes of Glasgow. He has been Djing throughout the UK in the early 2000′s before he took residence in Brisbane, Oz in 2008. Freshly arrived from the nice weather of the UK, these bass heavy broken beats that were in his blood adapt to the burning sun of Australia and he continued to DJ up and down the East coast of the continent.

He released his first EP ‘Strux Dux’ in 2016, follow up the album ‘Infra Strux’ was released on the Jon Kennedy Federation label in 2017. His EP’s and album continue to receive airplay around the globe gaining support from the likes of Doc Scott, Om Unit, Ray Keith, Skeptical, Benji B, DJ Krust and many more. Since then, Static Structures has been honing his live show, supporting Dub Phizix, Chunky, Digital, Nomine, The Freestylers and House Shoes on their Australian tours.

The Drumtabass team met the animal when he was performing on the Beach stage at Outlook Festival 2018 and we stayed in relationBassship with Darren.

The crazy Duck accepted our invitation to answer some Drumtabass questions and dug into his record boxes to cook up a unique mix…

Hi Darren, for our northern followers that may have never heard of you, could you introduce yourself and tell us more about your relationship with the Jungle scene ?

Hello, My name is Static Structures and I Produce and DJ Jungle and DnB and anything dirty with a break beat. I grew up in Glasgow so the jungle scene wasn’t very big there in the early to mid 90s. I was introduced to jungle through traveling raves such as Fantazia, Dream Scape and the Rezerection, which used to come through town every now and then. And tape packs from raves that were getting passed around at the time. I was a bit young but looked older so got away with sneaking in to gigs undetected.

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You delivered us a very special mix that proves your skills as a Producer and DJ. You told me that you have a couple of releases on the horizon. Can you take us through your future productions? Ep? Album?

I have 2 new EPS coming out very soon. One at the end of March and the other at the end of April. Both 4 trackers for the local Brisbane label Drty Shdws Prjkt. There’s a lot planned for 2020 so keep an ear out for releases on a few other labels through the year. I was going to put a couple of the new tunes in the mix but I had too many other excellent records from other people that I wanted to put on there so you can pick the up soon.

If you have to choose ONE music that leds you to these broken beats?

I’m going to say old funk and soul music. My Dad was an old soul head from the Gorbals in Glasgow so I grew up listening to excellent soul music then my big Sister was into Breakdancing in the 80’s so I used to pinch all of her crews records and eventually got the Electro Street Sounds compilations. Sorry that’s more than 1. If I had to choose 1 tune or piece of work from a genre back in the day that really influenced my pathway in music it would be the Prodigy Experience album released in 1992.

We know there is only one vibe running in your veins: Underground Bass Music. But what freaky songs are in your headphones?

Yes, I may lean towards producing bassy broken beats but I listen to a weird and wonderful eclectic range of music. As mentioned before, I love old soul music but hunting for samples lead me into territories from Experimental Dub, Old Prog Rock, Library Sounds and World Music from the 70’s and 80’s. Check out Elias Rahbani – Dance of Maria. One of my all time favourites!

Thames or Byron Bay?

Thames in my 20’s and Byron in my 30’s. I had a lot of wild times when I lived in London and Surrey which were perfect antics to get up to in my 20’s. I got married to an Aussie girl and moved to sunnier climbs, had 2 kids and now settled in Brisbane with frequent visits to Byron Bay so this life style suites me perfectly now. Time to produce in my studio and play music I love in the sunshine.

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All your music is illustrated with Duck pictures. Do you consider your music mind as Static Duck or Structures Duck?

Static Duck if I’m feeling experimental and Structures Duck when I’m trying to nail some precision Break Beat chops and get them sounding tight and phat ha ha ha. The Duck came from a rave in Australia. It was a drunken misunderstanding that turned into my trademark. The rubber duck always reminded me of the acid smiley face and I liked that.

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Did you ever regret leaving the mother continent of the music that gives you goose bumps?

I feel that there have been clearly defined chapters in my life that all happened at the right time. I moved around a bit when I was growing up so there was never one move that I regret. I lived in Glasgow until 1995. Glasgow was generally influenced by Detroit or Chicago style House and Techno back then. I took influences from all that music too. I spent some years in South Africa in the mid to late 90’s where there was a cool underground Jungle scene in Johannesburg. Then moved back to the UK and spent some time in the Midlands before moving to London then Australia in 2008. All of these moves have had an impact on my musical taste and production and I’m glad I had the opportunity to live in all of those places and take influences from the local scene and great mates along the way.

Can you tell us what artist, track or albums have blown your ears in the past year?

I think Coco Bryce, Dead Mans Chest, and their respective labels have been pumping out quality Jungle and Rave music of recent times. I have also been loving Rupture, AKO Beats, Green Bay Wax, Sneaker Social Club and, of course, Reinforced Records still holding it down in 2020.

Any good suggestions for our readers that live or plan to go to Oz? Clubs to recommend, Artists to follow?

I guess this is a good chance to big up all my mates in the scene throughout Australia. Go check out some Brisbane based labels such as Dub Temple Records, Weird Dance Music and Drty Shdws Prjkt. All quality local labels pumping out great bass music for years. Shout out to Dank Moras for bringing the experimental bass scene to Brisbane since the mid 2000’s. DJ Lame and Nam Shub bringing the goods on 4ZZZ’s Electric Crush radio show in Brisbane every Friday night. Lots of other excellent stuff happening in Melbourne from Bevin Campbells radio show – The Blend on PBS FM and the Operatives touring the best underground acts from around the world for donkeys years. And of course the Monday night bass and dub weekly in Byron Bay with the 420 Sound Crew. Big up Baptiste and Moonshine records also. P.E.A.C.E. 

Thanks for playing the DTB Flavour game, Keep the Duck Alive!

Drumtabass Crew

DTB COLLECTOR

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DTB Flavour #10 – DJ Hughes (Unlike Sessions)

DTB Flavour 10 Hughes

DTB Flavour 10 Hughes

Le mix :   https://www.mixcloud.com/DrumTaBass/dtb-flavour-10-hughes/

Pour les 20 ans du crew de diggers junglists, nous avons décidé de donner carte blanche à un oiseau de nuit magnanime, Hughes, expatrié du crew Unlike Sessions. Unlike, c’est qui ? C’est quoi?

Simplement ceux qui ont contribué à mettre le dubstep, la jungle, le grime et le garage de bon goût, sur la carte des soirées lilloises, à une époque où tu prenais tes claques et ton éducation dans les soirées Drum’n'Grass, Stamina, Unity, 1Step4Ward, R9, Hard Bass Dealers ou Improbable.

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Salut Hughes ! Pour ceux qui te connaissent moins, peux-tu rapidement te présenter et nous introduire aux gangsters du posse Unlike Sessions ?

Salut, j’ai 43 ans et Je suis tout avant un fêtard (ou j’ai été. Je fais un travail sur moi en ce moment par rapport à ça! ^^). Un gars qui a trippé dans de multiples soirées, festivals, clubs, concerts, raves : appelez les comme vous voulez!

Sur de la techno ou devant Iggy Pop, sur Fatboy Slim ou Channel One, Garnier ou Sleaford Mods ou The Special, David Bowie, The Charlatans ou Roni Size… Bref, je n’ai sans doute pas festoyé devant tous les genres musicaux de la planète mais pas mal quand même. Et surtout, j’en suis assez fier, dans des milieux/endroits différents.

Il n’y a pas si longtemps que cela un clubber ne mettait pas les pieds en festival : trop sale. Et un adepte de la free dans un festoche : trop mainstream. Chaque délire avait son carnet de route et fallait pas le transgresser… A vingt piges, je me pointais en chemisette et gel dans les cheveux au petit matin, après une nuit de clubbing en free party… Je sentais bien que je n’étais pas dans le moule, c’était très drôle.

J’ai eu un créneau sur une radio qui ne diffusait que de l’électronique. A l’époque c’était novateur. 1999: Unlike Sessions était né. De là, des rencontres chez le disquaire « Stamina » ou en soirée dans les vieilles caves lilloises. Voilà comment tu montes une équipe au fil des années.

Dreadless en premier (à l’origine de DTB, vous savez). En plus de sa qualité de DJ, il a mis en ligne les podcasts de l’émission sur le net, en l’occurence sur les forums GetDarker et Barefiles. Là où il y avait toutes les émissions Rinse. Il n’y en avait pas des masses à l’époque. Et je crois même qu’on était les seul Français.

Ensuite Sch’pr « Le Puriste ». En plus de mixer, il nous a bien aidé, en pondant pas mal de flyers.

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Jaka « Le Junglist » qui a été le moteur ces dernières années niveau radio et sur les soirées.

 P Boy « Le fougueux » toujours là aux grands rendez-vous et toujours prêt à venir me chercher aux urgences (private joke).

 Hom « Le technicien » qui nous a rejoint sur le tard mais qui est un Old Timer Lillois, grave enthousiaste, un bon soutien!

 Kurtz qui a fait une saison ou deux avec du Footwork au moment où il le fallait. Il est à l’origine, avec Jaka, de la soirée avec Moresound.

On a régulièrement Jeet Kune aussi qui passe avec sa Jungle, pareil un vieux de la vieille. A l’origine de l’émission Jungle Pressure avec Natty ho et Tshang et aussi un des premiers activistes avec multiples soirées, dont celles au Rock line (pour ceux qui savent).

Et enfin Insolent de chez Bastardz, fraîchement arrivé en renfort, parce que woué, faut faire descendre la moyenne d’âge de la team. Il a de belles valeurs, en plus d’être doué. Et ça nous rapproche des forts actifs sur Lille. ça le fait!

 Voilà on me demande de parler de Unlike Sessions, Bah sans tous ces gars, ca n’existerait pas. Je me repose sur chacun d’eux et ça a permis d’arriver à 20 ans d’existence.

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Tu navigues dans tes sélections, dans un univers volontairement éclectique et poussé. Quelques souvenirs en tête, je pense à un uppercut grime japonais (Dekishi/ Katapan) en frontlive au Quesne Au Leu, qui débarquait de nulle part dans une grosse montée. Tes mixs sont souvent habités et partent en fièvre.

Eclectique, mouais… Je reste quand même dans un genre UK assez proche. J’aimerais être encore plus large. Mais je vois ce que tu veux dire. Jouer que des tunes Dubstep à la suite ou Grime ca m’ennuie d’une force. J’aime bien faire des vagues. Par exemple, on rentre dans le trip Dubstep et d’un coup ça switch sur un 4×4 garage pour se lâcher un peu et un grime pour le coté hip hop rude boy! En gros : faire rentrer le public dans une vibe et le sortir de là avant qu’il (ou que je) s’ (m’)ennuie. Putain les DJ qui jouent le même style pendant une heure en 2019… Waouh c’est pauvre et tellement facile !

Des moment marquants : au Beurss’ à Bruxelles, salle de malade où j’ai vu quelques mois auparavant Skream et Plastician (aujourd’hui Plasticman) à leurs débuts. Je me retrouve devant le public; je déroule… Je balance genre un Grime’n'B, un genre de Grime avec une nana qui chante. Je pensais calmer la salle, genre c’est les slows là, bah mon cul! Pull Up et tu recommences.

 Quand je mixe, je joue ma vie, c’est comme si je tirais ma révérence à chaque fois. Je cherche à mettre une claque sur chaque enchaînement. De fait, c’est à double tranchant. Premièrement t’es rarement satisfait de toi même. Même si on te complimente, intérieurement tu sais qu’il y a des combos que tu aurais pu mettre plus haut. Au fil du temps, c’est devenu un peu quitte ou double, soit ça passe soit ça casse.

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A côté de ça, Unlike a aussi booké El B, qui est de la came de connaisseurs. Il y a-t-il une volonté chez toi de sortir certains artistes de la niche underground, en les mettant sur le devant de la scène? Ou au contraire est-ce un malin plaisir de les proposer à un cercle d’initiés?

Oui il y a un peu l’idée de ne pas sortir le ou les gars que tu vois partout. On espère avoir un peu d’avance sur la découverte d’artistes même si avec Internet, aujourd’hui c’est moins facile.

Mais ce genre de dates marquantes sont plutôt dues à des circonstances. Pour El B, il venait de sortir un mix sur GetDarker, qui nous avait bien plu. Et je l’avais rencontré à Bruxelles quelques mois auparavant, on avait échangé nos mails.

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Tu es un routard des soirées belges, tu postais dans le temps, même sous un avatar E17, dont la référence est explicite. Quelle est ton opinion sur la scène belge actuelle ?  Je crois que les festivals, les one-shot à Dour, sont toujours un délire qui t’a branché et te font toujours raver. Tes petits chouchous ? Ceux qui te font tiquer et pourquoi?

Pas facile cette question… Je ne bouge quasi plus mon cul, peur de m’ennuyer et vie de famille combinée, explique cela.Je ne suis plus assez dedans pour répondre. Juste parce que c’est à côté de Lille et que j’y fais un tour (quand même). Le fait que Live Nation ait repris Dour m’inquiète un peu sur les futures programations. En mm temps, ça fait un bail que les punks ont déserté ce festival (il n’ont pas attendu!).

Tu aimes représenter des artistes d’univers moins afférents à la bass music. Dans la rédaction, on kiffe aussi les Sleaford Mods, pour ne citer qu’eux. De quels artistes as-tu acheté les vinyls récemment?

Le dernier vinyl que j’ai acheté c’est le dernier de Wild Belle. J’ai du importé des US. Une sorte de groupe pop qui sonne Ska, Dub, festif et facile. ça me change de la vibe dark que je peux avoir tendance à jouer.

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Par qui jures-tu, même en temps de crise, hors bass zone ?

Joy division, Eminem, Philipe Katerine, Foals, The Stones Roses, Bratmobile et plein d’autres trucs.

Parle nous un peu de ton mix !

J’ai voulu caler quelques vieilleries Drum’n bass et au final ça a donné un one Shot 100% DnB vinyls. Pour le reste, Allez checker ma dernière émission Unlike Sessions de l’année, celle du 20 décembre 2019. Vous y trouverez pas mal de styles. ça me correspond bien.

Quels sont les projets à venir pour Unlike Sessions, en 2020 ? Un hymne ultra pour l’Euro de football ?

Rien ^^. 10 ans de plus peut être (NDLR : WORD!) . On n’a pas vraiment de business plan. On s’en bat les couilles.

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En ces temps de prohibition, où les troquets nouent pactes et alliances avec Pelforth ou Grimbergen, tu mènes également une activité parallèle, dans l’univers des craft beers au shop « speakeasy » Bières Des Halles, à Lille, que la rédaction vous conseille. L’abus de bons breuvages alcoolisés est fortement  ̶d̶é̶ conseillé pour la d&b.

Ahaha, oui je bosse dans un shop de Bières dans les halles couvertes de Wazemmes! Bières des Halles: « Tradi ou Craft ». Le point commun de l’époque où j’étais vendeur chez Stamina Records? C’est que les gens s’arrachent les nouveautés avant qu’il n’y en ait plus. J’ai récemment reçu une Dark Ale qui s’appel: » White Label ». Tout est dit.

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white label

Merci grandement à toi pour cette petite discussion. On te retrouvera avec le crew, à la Inner Suburbs Pressure au Musical, à Lille Fives, le 11 janvier, pour une soirée ghettorumble, dans la banlieue de Lille (pour faire plaisir à Hom)!

Drumtabass Crew.

unlike sessions musical

DTB Flavour #9 : Elisa Do Brasil

_DTB Flavour #9 Elisa Do Brasil

Elisa, bonjour, Drumtabass étant une association présente depuis 2002 , inutile de te dire que c’est un plaisir que tu aies accepté de jouer le jeu, pour cette DTB Flavour #9.

Bonsoir! Tu veux dire que vous êtes presque aussi vieux que moi? Enfin, certains d’entre vous? Tu sais le jeu … Le risque , le jeu … On va tous devenir des champions à force :)

Blague à part (parce que je sens qu’il va y avoir beaucoup de private jokes), je suis super contente de faire cette soirée avec vous, d’autant plus que je ne suis pas venue à Lille depuis une éternité … Et à force vous êtes un peu devenus ma petite famille du nord. Vous êtes un peu devenus mes compagnons de vie, de festival , vous m’avez redonné confiance en moi et redonné le goût de la fête et de la musique. C’est précieux. 

A-t-on vraiment besoin de te présenter au public Dnb Français ?

Bah écoute, oui! J’ai vu passer un grand nombre de « générations » de junglists et si je suis « connue » d’un public assez large, les jeunes me découvrent petit à petit, avec , souvent des a priori, plus ou moins justifiés. 

Surtout à Paris que j’ai un peu mis de côté à une certaine période parce que je ne m’y sentais pas à l’aise et je n’étais pas forcément en accord. Depuis quelques temps les choses ont changé ici, je me sens proche du public, j’ai des super retours et je rencontre les jeunes, échange, c’est génial. 

_DTB Flavour #9 Elisa Do Brasil

Tu as démocratisé le beat dnb dans l’Hexagone. 4 albums, des dates partout en Europe, une résidence qui résonne particulièrement dans les plus gros festivals Francais : le magnifique Astropolis, que tu affectionnes tant. Un Crew Forever, une famille même. Le tout ponctué d’une technique hors-pair derrières les decks. Dark mais avec le sourire.

Mon but a toujours été de démocratiser la musique que j’aime. Si on s’y prend bien on peut la faire comprendre à tout le monde. Donc je suis allée jouer dans tous types de lieux et festivals. 

Pour les albums, il y en a eu deux, et deux cd mixés, à lépoque il fallait demander des droits, pas de youtube ou de soundcloud pour écouter des mixs, ça a donc bien aidé .

Astropolis, une histoire d’amour depuis 20 ans, mon rendez-vous tant attendu de l’année. 

Quant à Forever, oui bien sûr, une grosse équipe , un long travail pour défendre notre vision de la drum. 

Le sourire … Bah oui quand tu fais ce que tu aimes ;)

Photo Elisa

Tout le monde ne le sait pas, mais tu as commencé « techno » dans le sens brut du terme, à squatter chez les Heretik, puis intégrer les Troubles Fête. Ce mouvement ne te manque-t-il pas ?

Ce mouvement me manque, bien sûr ,j’ai grandi en teuf, on attendait l’infoline la boule au ventre, les convois , les galères pour trouver la teuf, parfois à l’oreille, pas de gps à l’époque.C’est une famille, ma famille. Ce n’était pas toujours facile à l’époque j’étais très jeune mais on a vécu des trucs incroyables, dansé dans des lieus fous. Un espace de liberté. Des gens qui se mettent en quatre pour offrir une nuit de bonheur, des sound system de taré. Certains fabriquent des décors incroyables juste pour une nuit , à la main, loin des écrans de leds sans âme qu’on voit dans certains gros évènements. 

Les petits matins sous la couette au fond d’un camion avec les copines. Les tekos en camion du 1er mai en passant par Gruissant, la tcheck et la Hollande…. 

J’ai coupé pendant quelques années quand j’ai commencé à tourner par ce que je ne m’y retrouvais plus , que je galérais pour mixer au sein même de nos teufs, et je ne trouvais pas ma place, surtout avec la musique que j’avais choisie.

 J’y suis retournée il y a quelques années, j’en avais marre de ce qu’on essayait de « faire de moi », du système de l’industrie de la musique . Je ne prenais plus de plaisir aux platines et j’étais perdue musicalement. J’ai été acceillie à bras ouverts par les Ornorm, les Mst, les Kraken . J’ai retrouvé ma flamme grâce à eux. Mixer au petit matin en teuf est devenu un kif. Beaucoup de copains avec le sourire et la liberté de partir dans un voyage musical qu’on ne nous autorise pas vraiment ailleurs. C’est important de se souvenir d’où on vient et d’y revenir.

J’ai fait des bornes en voiture pour aller rejoindre les copains après mes dates. Mais je fatigue un peu , physiquement parlant. 

On dit souvent que les albums d’un artiste reflètent son évolution musicale. Qu’en penses-tu ?

Bah oui c’est un peu le principe… Un album c’est une histoire, ton histoire. C’est pour ça que c’est si difficile à faire, surtout quand on est en perpétuelle évolution . Je pourrais t’en parler pendant des heures … 

Sinon, à chaud, plutôt Paris ou Maubeuge ?

J’ai beaucoup de mal à garder mon sérieux là …     Bavay ? 

Sinon, Biarritz au printemps, Seignosse en été, Toulouse en automne, Paris la plupart du temps .

Tu vas et viens, comme la queue du chien, parmi events variés et festivals hétéroclites. Beaucoup de dates, de souvenirs… En aurais-tu un marquant à nous partager ?

Difficile de choisir, la nouvelle Calédonie, Mayotte, Outlook, Astropolis bien sûr, mon premier Rex, Dour, Sao Paulo … 

Fin 2019 arrive a grand pas, comment penses-tu débuter 2020 ? Des projets ?

Je ne vais pas te dire que je bosse sur un nouvel album, je dis ça depuis 10 ans. J’ai des idées de soirées , de lieux. Niveau studio, j’essaye de trouver le temps entre les dates, le yoga et les enfants mais ce n’est pas facile. Alors l’idée est de continuer à bosser, de progresser et de réussir, un jour, à sortir quelque chose qui me ressemble vraiment … 

On a souvent besoin de récupérer, entre deux sessions lives ou dans les bookings de tournée. Quel est ton plat préféré, en mode road-bus  ?

Pas facile de se nourrir en tournée … Spiruline, gingembre, tofu … Un ban mi ou une soupe pho , sans viande, of course … 

Ou une margarita , easy …. 

De Massive à Forever : deux époques, deux générations, toujours un même engouement. Comment décrirais-tu cette passion « 175 bpm » ?

Ce sont deux époques, des visions différentes de la musique .Massive était un rdv mensuel gratuit. On voulait démocratiser la drum, la faire découvrir à d’autres publics. On pouvait faire mixer les dj de toute la france, trouver des jeunes talents, se faire des kiffs en invitant des producteurs. J’étais plus jeune, moins consciente de certaines choses. Déjà à fond et super passionnée. 

Avec Forever ça n’a pas toujours été facile.On a fait un pacte, Laurent et moi ( Youthman), se donner la main pour quelque chose de plus grand que nous, en mettant de côté nos egos.Reconstruire ce qu’on avait commencé avec Massive. 

 Il a fallu monter une équipe, réapprendre à organiser, faire des choix musicaux engagés, sortir de ce qui se faisait à Paris, se faire un nouveau public. Le crew s’est monté petit à petit et nous avons façonné ensemble notre identité musicale, quitte à y laisser des plumes. Chacun a apporté sa touche, sa culture bass. 

On a moins de dates qu’à l’époque de Massive, impossible d’avoir des week-ends au Rex et plus l’énergie pour faire des mercredis.  On met tous beaucoup d’énergie dedans. On marche au coup de coeur. On va danser, écouter. On ne va pas chercher ce qui pourrait remplir ou marcher. Ce n’est pas notre but. On veut faire partager ce qui nous a touché à un moment ou un autre. On ne fait pas de marketing, on ne sort pas d’école de commerce. On n’a pas envie de devenir une boîte de prod . Et si c’était le cas nombreux d’entre nous iraient à l’encontre de leurs principes. Notre ligne directrice reste la même , nos choix artistiques guidés par nos découvertes. Défendre un mouvement, le porter. 

Ça ne veut pas dire qu’on ne veut pas grandir ou évoluer, juste qu’on ne veut pas de certains modèles. 

On est nombreux, d’âges très différents , c’est une force et parfois des problèmes. Mais au fond je crois qu’on est très soudés . Au bout de 6 ans chacun a trouvé sa place et chacun d’entre nous a la chance de pouvoir s’exprimer musicalement. Et je crois qu’on a réussi à changer un peu le visage de la drum à Paris , en tous cas on a réussi à proposer autre chose que ce qui se faisait. C’est notre plus grande victoire. 

Donc pour répondre à ta question, ce qui reste d’une époque à l’autre est l’énergie, la passion. Des projets auxquels je consacre presque tout mon temps.

Beaucoup de sorties cette année, parmi elles, quelle est ta track favorite de l’année 2019 ?

Tarantula remixé par Benny L … Oups on avait dit qu’on serait sérieux … 

Donc : Fracture , Give me love Feat Fox, le nouvel hymne Forever :) (ndlr: Que vous pouvez écouter ici  https://www.youtube.com/watch?v=2rdDVTkBL-U ) !

focus elisa

On l’a annoncé chez DTB, tu passes le 7 décembre, à la DrumTaBass Invites à la Gare Saint Sauveur à Lille , pour un mix exclusif de 2h. Dix ans après, as-tu hâte de (dé)fouler nos terres nordistes et les skankers lillois ?

Comme je vous l’ai dit tout à l’heure j’ai hâte de venir. J’ai énormément de souvenirs à Lille, la Fiesta Latina, les Maisons Folie, les soirées avec Rom1 et Keutch … C’est long 10 ans il était temps :)

DTB invites

Un grand merci à toi de nous avoir accordé du temps pour cette petite interview. On est impatient de fêter avec toi tes 20 ans de carrière début décembre. 

Merci à vous :)

Une petite question pour DTB …. 

SEMI AUTOMATIC ? 

 

Allez bisous les copains <3

Musicalement

Guestmix DTB Flavour #8 – Huggy Beer (Lille)

DBT Flavour #8 Huggy Beer

https://www.mixcloud.com/DrumTaBass/dtb-flavour-8-huggy-beer/

DBT Flavour #8 Huggy Beer

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DTB Flavour #8 – Huggy Beer

DBT Flavour #8 Huggy Beer

DBT Flavour #8 Huggy Beer

Figure incontournable de la scène musicale lilloise Huggy Beer nous a concocté un mix…. https://www.mixcloud.com/DrumTaBass/dtb-flavour-8-huggy-beer/    et a répondu à nos questions.

Salut Reynald! Quand on mentionne Huggy Beer dans une discussion lilloise, il se passe quelque chose dans les yeux des gens. Il y’a ceux qui ne jurent que par ta musique et vont te voir mixer dès qu’il le peuvent, comme si c’était une question vitale (j’en fais partie)et ceux qui ont déjà entendu ce blaze mais sont pas très sûrs de qui il s’agit. Pour ces derniers, tu veux bien nous raconter un peu ton histoire avec la musique ?

Merci pour cet intérêt. J’ai eu l’occasion de me former aux platines début des années 2000 grâce à un pote qui possédait des MK2. Largement influencé par l’émission Jungle Pressure, les soundsytems et le shop Stamina, j’ai commencé à collectionner et mixer de la jungle/d’n’b puis du UKG. Parallèlement, j’étais un gros fan des mixs solid steel (ninja tune) que je suivais de manière assidues et qui m’ont donné goût aux mixs éclectiques. Aujourd’hui, je continue sur cette voie là.

Tu as toujours été un grand fidèle de la culture vinyle. Aujourd’hui encore je ne crois pas t’avoir jamais vu mixé sur autre chose, qui n’ait pour ligne de mire un diamant. Tu te souviens du tout premier vinyle que tu as acheté? Et le dernier en date?

Pas si fidèle que cela. J’ai sacrément ralenti ma consommation de vinyl ces 2 dernières années (pour des raisons budgétaires principalement, mais pas que). Mes émissions ZigZag sur Comala Radio sont globalement faites sur support numérique. En ce qui concerne mes apparitions publiques, j’ai essentiellement joué sur vinyl (cela reste l’outil le plus universel et sans galères de compatibilité) et je suis en pleine période de non-transition (je n’alimente plus ma culture vinyl et mon installation numérique n’est pas du tout fiable). Mon dernier disque acheté : Habibi Funk HABIBI 0071 (sorti non récemment). Mon premier : Je n’en ai aucune idée.

Pour moi ce qui te différencie, c’est que tu peux mixer dans n’importe quel style : funk, Hip-Hop, Bass Music ou encore World Music,tu arriveras toujours à nous surprendre avec une pépite, un inédit. C’est quoi le secret « Huggy » ? Quelles sont tes inspirations quand tu prépares un set?

Bonne question. Je n’ai pas vraiment de secrets ni de recettes magiques, mais plusieurs outils et préceptes que j’applique plus ou moins bien : Bien ranger, classer ses disques/morceaux. Essayer d’avoir une sélection cohérente, aérée, équilibrée, de gérer les intensités, de choisir le bon morceau au bon moment. Se laisser porter par ses envies, les dernières découvertes, un thème, un lieu, une ambiance… Pas trop se prendre la tête non plus. Quand je ne suis vraiment pas inspiré, j’y vais morceau par morceau, pour le meilleur pour et pour le pire. Pour le mix DTB, j’ai joué la carte Jungle/D’n’B principalement, en essayant de mélanger différentes époques et vibes.

Ton style est aussi résolument éclectique : beaucoup de choses que l’on entend pas dans les soirées du coin. Il y’a peut-être un crew de soirées, un événement récurrent ou une boîte, que tu peux nous conseiller, pour écouter en live ces sons easylistening ?

Je suis un gros consommateur de mix et de show radio qui me permettent de découvrir pas mal de sons de manière passive. Sur Comala, il y a les copains du SupaGroovalistic (Global groove), Soul Remedy (Soul) et Dirty Taste (Rap, R’n’B). J’écoute aussi régulièrement le Hot Casa Radio Show (World) sur le Mellotron, les émissions de Louise Chen sur NTS (Soul), les incontournables Lefto@Stubru et Worldwide @BBC6, les marathons de Mr Scruff. Si je veux me faire un shoot de UKG/Dubstep/Jungle/D’n‘b, j’écoute les potos d’Unlike Sessions @RCV et One More Tune@Rinse France. Et j’en oublie plein d’autres…

Pour revenir à ce qui nous fait bouncer ici à DrumTaBass, tu peux nous dire la musique, l’artiste ou l’album Bass Music qui est resté scotché au fond de tes oreilles cette année?

Je sèche complètement. Je n’en écoute pas vraiment au quotidien. Je vais rester très « bateau » et citer Assume Form de James Blake (si l’on peux qualifier cela comme de la bass music).

Tu as connu les premiers émois dancefloor de notre asso, dans les années 2000. Quels dj’s continuent de t’impressionner en d&b ? Quelles sont tes valeurs sûres ?

Je n’écoute plus vraiment de mixs Jungle/D’n’B. Je serai donc un piètre conseiller. Vu de loin, j’ai l’impression que des gars comme Doc Scott, Dbridge, Calibre Moresounds,… vieillissent bien et traversent habilement les époques. A confirmer par des junglists à ( ndlr: et de … !)  la page !

Merci Huggy d’avoir répondu présent à l’invitation, On peut te retrouver sur Comalaradio une fois par mois pour ton émission ZIgZAg,

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Timetable de la Dream Nation, prépare ton voyage…

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La timetable ici :

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Mais aussi celle des before et after, pour être complet : 

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Teaser is on … Dream Nation 2019 / 21 septembre 2019 !

Affiche Dream Nation

Affiche Dream Nation

https://www.facebook.com/1438072426449942/posts/2390656694524839/

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