Category: Actualité

Le plan du festival, de ses scènes et des Labos est en ligne ! :)

dour 20166

http://www.dourfestival.eu/fr/pratique/festival-map/

La mythique Last Arena se retrouvera cette année sur votre droite, à l’entrée du site. Pour le reste, toutes les grandes aires sont au rendez-vous et notamment encore la mystique Baalzaal outdoor ! :D

dour 20166

Le programme de l’édition 2016 de Dour, heure par heure, est en ligne !

dour 2016

Qui ? A quelle heure ? Sur quelle scène ? A quel concert puis-je revoir la petite blonde flammande du camping C ? Combien de chansons de Mass Hysteria je peux voir, avant d’obliquer vers Roots Manuva ? C’est ici…  ;)

dour 2016

http://www.dourfestival.eu/fr/program/lineup/overview/

Drumtabass te propose de télécharger le programme de chaque journée :

dour mercredi

dour jeudi

dour vendredi

dour samedi

dour dimanche

 

Focus sur… Icicle @ The Wire #2 – Aéronef de Lille / vendredi 3 juin

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[THE WIRE présente] ICICLE.

Certains le connaissent comme le producteur responsable de certains maxis légendaires signés Shogun Audio. D’autres, comme l’un des DJ résidents de Rinse FM.

Digne représentant des scènes techno, dubstep et bass music outre-Manche, Jeroen Snik – aka Icicle – s’impose comme l’une des forces les plus vives de l’électronique actuelle.

Discret aux yeux du public, il est pourtant connu comme l’un des artistes les plus à la pointe et respectés en Drum’n Bass.

Après avoir attiré l’attention des labels Hospital, Soul:R, Renegade Hardware et Critical, Icicle quitte la Hollande pour Londres en 2008, où il signe en exclusivité chez Shogun Audio.

De son 1er album en 2011 (avec le très « rollin » « Dreadnaught », ft. SP:MC), en passant par des remixes remarqués de Icona Pop et Noisia en 2013, et jusqu’à « Entropy » puis « Entropy Remixed » en 2015 (incluant des versions des meilleurs tracks de l’album revisitées par Phace, Black Sun Empire, Ulterior Motive ou Mefjus… – excusez du peu), il fait plus que jamais partie de ceux avec qui il faut compter en 2016.

À LILLE, Icicle sera en haut de l’affiche et viendra vous présenter en exclusivité son nouvel EP aux côtés de son partenaire favori au micro, SKITTLES ainsi que de FOURWARD et HARD BASS DEALERS.

À écouter, dès maintenant :
Icicle & Proxima : Stimulation [Shogun–100 EP, Pt. 1]
https://soundcloud.com/iciclemus…/icicle-proxima-stimulation

ICICLE @ THE WIRE
Vendredi 03/06/2016 – L’Aéronef, Lille
Tickets: http://bit.ly/1XJ2sXW

Focus sur … Fourward @ The Wire #2 – Aéronef de Lille – 3 juin

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[THE WIRE présente] FOURWARD.
2007. Cette année-là, 4 potes se retrouvent dans la banlieue de Vienne en Autriche. Tous présentent la même anomalie génétique qui les rapproche tant : la Drum & Bass coule dans leur veines. Fourward est né.

Bad Co, Noisia, Ed Rush & Optical comptent parmi leurs influences respectives. Mais chacun apporte avec lui une myriade d’autres styles musicaux qui va faire la richesse et le succès du groupe. Ils se refuseront d’ailleurs toujours à se cantonner à une étiquette en particulier. Versatiles Fourward, qui parcourent toutes les facettes de la Drum & Bass avec une prédilection marquée pour la neurofunk et les synthés qui claquent.

Un conseil, allez jeter une oreille au fameux « Steady State » [AudioPorn Records, 2012], à l’intemporel remixe de « Alone », le morceau de The Upbeats [ft. Tasha Baxter, Vision Recordings, 2013] ou, plus récemment, au tranchant parfait de « The Storm » [Shogun Audio, 2016, ft. Linguistics].

Membre à part entière de la « Shogun Family » où ils officient aujourd’hui en signature exclusive, ils seront à Lille pour fêter avec vous a 100e sortie du label aux côtés de Icicle, Skittles et Hard Bass Dealers. On vous a dit que c’était à ne pas manquer ?

À écouter tout de suite :
« Reflections » [Jacob Plant, Fourward Remix]
https://soundcloud.com/…/reflections-feat-example-fourward-…

FOURWARD @ THE WIRE
Vendredi 03/06/2016 – L’Aéronef, Lille
Tickets: http://bit.ly/1XJ2sXWhbd1

Focus sur … DSTRKT 5 / Boomtown 2016.

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Un petit zoom sur l’affiche drum’n'bass/hardcore/techstep/techno du Boomtown de cette année.

Du très très lourd, entre les surdemandés Stanton Warriors & My Nu Leng qui vont vous entraîner dans des rythmiques chaloupées et toujours plus funky !

DJ Hype et Hazard célébreront les 20 ans de leur label Playaz Records : be there !

Les équipes de Ram Records (avec notamment Audio) ou celles de Critical Sound, Mefjus et Ivy Lab en tête, pour des showcase racés et de qualités. Ceux qui étaient à la dernière Star Warz savent de quoi l’on parle ! ;)

Du costaud, avec les sauvageons d’Angerfist, ce qui nous annonce un set hardcore des plus apocalyptiques, la nuit tombée… Radium fera pleuvoir ses salves frenchcore, dans la même trempe.

Counterstrike, Cooh, The Outside Agency et même la co-créatrice des Therapy Sessions, Robyn Chaos, se chargeront de nous transporter dans la fièvre et le frénésie des bpm…

Ambiance plus street et bad boy, avec le dirty Chimpo, mais aussi des amen breaks oldies, avec Splimatt.

Et ce n’est que quelques noms, sur une affiche fournie et très diversifiée !

Rendez-vous entre le 10 et le 14 août, à Winchester (UK) pour le Boomtown 2016 :

http://www.drumtabass.com/events/boomtown-chapter-8-the-revolution-starts-now/

Notre focus et quelques clichés :

http://www.drumtabass.com/drumtabass-presents-focus-on-boomtown-fair-2016-festival/

Drumtabass presents : Focus on Boomtown Chapter 8 / [Festival- 2016]

Quelques photos pour vous donner un panorama et des idées de l’édition 2015 :

Benjamin Paul_Lions Den Daisy B_Bang Hai Palace

Daisy_Brasington_viewpoint_atmos-2 Jody Hartley_Bang Hai

Jody Hartley_Parade Old Mines_ Scott Salt

Paint Fight_Scott Salt Tom Martin

Wild West_ Cal Tristan

Drumtabass te propose de découvrir la programmation de tous les districts du fiévreux Boomtown, session 2016 !

Ska, hip hop, bassline, hardcore, arts de rue, drum & bass, techno, garage… Il y’en a pour tous les goûts.

9 Districts, 9 ambiances… http://www.drumtabass.com/events/boomtown-chapter-8-the-revolution-starts-now/

Boomtown-PRINCIPAL FLYERSD5-Poster-Final

Trenchtown-FINAL Boomtown-2016-Posters--Sector-6-FINAL

De quoi te donner l’envie de culminer outremanche, pour une virée vers l’Etat du Boomtown Fair : capitale des soundsystems et place forte des concerts made in UK !  ;)

 

 

 

DJ Hi33P – Let’s go back to 2015 – Mix

hiep

Un nouveau mix qui balaie avec virtuosité et bpm, toutes les sorties qui ont fait jumper les massives en 2015 et dans les soirées de ce crû très riche.

Bad Boy Hiep aux platines, pour votre plaisir.

Junglist, jette une oreille, lance ton pas de danse ou ton autoradio. Have a good trip…

Drumtabassement votre

 

https://www.mixcloud.com/george-abidbole/drumtabass_present___lets_go_back_to_2015___mixed_by_hi33pdj/

 

DrumTaBass_Present___Let's_Go_Back_To_2015___Mixed_By_Hi33pDj

Glaston’Dour 2015

live report

live report

 

Une myriade de pures photos de tous ces concerts, également bientôt visibles sur www.ouikeed.com !  

 

Cinq jours de festival au programme cette année, avec l’ajout de concerts le mercredi, réservé aux acharnés qui s’arrachent les premières places du camping A. On a commencé encore plus tôt, en passant poser quelques pas devant les papys du funk de Kool & The Gang la veille, à Valenciennes.

 

MERCREDI 15 JUILLET

 

Jungle entame donc les hostilités, avec des cuivres à gogo moyennement groovy. SBTRKT réhausse le ton, de leurs nappes dubstep bien plaisantes. Mais c’est bien le duo 2 many dj’s, en forme olympique, qui va  enflammer le dancefloor. Des passages new wave, de l’electro bien sentie (« Poney Part 1 » de Vitalic, découvert pour beaucoup justement à Dour !) et même de la britpop défilent. Quelques hooligans de Chelsea, aux allures de vikings norvégiens, auraient préféré du Oasis que du Supergrass pour finir. Tant pis on optera pour la Jupiler.

 

LE SON DU MERCREDI :

 

Vitalic – Poney Part I : https://www.youtube.com/watch?v=4Fpj4YTyR-k

Supergrass – Alright : https://www.youtube.com/watch?v=fwjXgskUN50

New Order – Blue Monday : https://www.youtube.com/watch?v=FYH8DsU2WCk

 

dour

 

JEUDI 16 JUILLET

 

Le camping se réveille au son des cornes de brume des noctambules pas encore couchés. A Dour, on a mangé le coq et avec de la sauce andalouse. Quelques uns utilisent les pains hamburgers coriaces pour enfoncer les sardines de leurs tentes. Chacun s’échauffe à sa manière.

La première stupeur vient pour nous à la découverte du site, sur les bpm de Kasra. La scène Redbull Balzaal a mué. Plus proche du terril, la plaine à ciel ouvert, ornée de quatre énormes piliers de son, peut désormais accueillir 10 000 festivaliers. Le son est monumental, on circule aisément dans ce qui ressemble à un surréaliste temple drum’n’bass. Seuls les visuels un peu discount nous rappellent que c’est Redbull et non pas Blade Runner.

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(Photo / Dour Festival Facebook)

Le back to back entre Maztek et Emperor prend les manettes. La claque se confirme : les réglages sont au poil. Le set bien catchy, nous confirme tout le bien qu’on pensait du jeune italien de Renegade Hardware. Les successions de Emperor sonnent un tantinet moins fluides, mais des tracks comme « Three Point Zero » déchaînent l’assemblée.

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L’année dernière, on s’était plaint du jump up, servi jusqu’à l’indigestion. Après deux heures à avoir transpiré sur le dancefloor, la dark et le neurofunk se portent bien eux aussi. Le brésilien BTK, en feat avec Optiv, éclabousse de son groove, dans une sélection qui va piocher dans les vieux bacs à skeuds. La voix démoniaque de « Son of Nitrous » des Bad Company résonne encore dans le crépuscule.

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Place ensuite à l’auguste Omar Souleyman (alias Omar Foul’Neiman, pour un italien fan de tuning visiblement). Les gazelles ne sont pas de la partie, mais l’electro-raï de l’ovni syrien contamine la Petite Maison Dans la Prairie. Assaillie par les ravers en djellabah, la scène ressemble d’ailleurs plus au Petit Mariage Kabyle en Algérie pendant « Warni Warni ». Souk sous acides, le show de l’émir restera longtemps notre plus grosse impression du festival.

Le duo de Brighton à la mode des Prototypes nous sert un set sans surprises, où la bombe « Lights » tient une place de choix. KRS One se démène au mic, flow encore irréprochable malgré les années, jusqu’à  en faire grimper les thugs sur les pylones de la Boombox.

boombox

De nuit, la Balzaal devient un vrai fief, dédié au carnage des musiques électroniques.

Le duo des cadors Ed Rush & Optical embrase les anciens junglists comme les plus jeunes casquettes, avec des montées virales, sur le drop de « Collision » d’Audio ou autres « Chubrub ». Icicle, dans un style plus syncopé et moins dansant, nous casse un peu les jambes. Etat optimal, corps dévasté, pour mourir sous les crampes pendant le hardcore racé de Radium. Le français a mis au placard sa batterie de remixes pour revenir aux tunes qui décapent le parquet, ça tombe bien, la Cannibal Stage en a besoin…

LE SON DU JEUDI :

Emperor – Monolith : https://www.youtube.com/watch?v=IoQYLKY_1G0

Maztek – Three Point Zero : https://www.youtube.com/watch?v=7r33rYb_Hy0

Omar Souleyman – Warni Warni : https://www.youtube.com/watch?v=lVlgMEFu1PI

Bad Company – Son of Nitrous : https://www.youtube.com/watch?v=xH5ZgJVKFOk

The Prototypes – Lights : https://www.youtube.com/watch?v=o0-HicFSCxM

Audio – Collision : https://www.youtube.com/watch?v=4hEY7ef0VgQ

Ed Rush & Optical – Chubrub : https://www.youtube.com/watch?v=VdfHsyGizQ4

 

 

VENDREDI 17 JUILLET 

 

« Est-ce que quelqu’un m’entend ? Je serai tous les matins sur le terril à 11H ». Les SOS au mégaphone pleuvent sur le camping, mais il y a encore trop de bouteilles pleines pour pouvoir les jeter à la mer.

On démarre l’après-midi avec le « rap » versaillais du Klub Des Loosers qui aujourd’hui n’a pas volé son pseudo. Pour le coup et étant plutôt fans, Fuzati irrite et le liveband derrière semble sorti d’un ascenseur.

On se sauve vers la Cannibal pour le show des routards de Dour : Lofofora. Reuno a la niaque et vanne les slammeurs au poppers « ça va te faire te chier sur tes pompes, mon pote ». Les toulousains ont pris de la bouteille, mais en gardent dans le slip : ce sera massivement du gros punk et les nouveaux morceaux qui seront mis à l’honneur. Le groupe rend un hommage émouvant au chanteur de Parabellum et reprend « Le Port d’Amsterdam » dans une version keupon que Jacques Brel n’aurait sûrement pas renié, après avoir vomi. Pour notre 13ème  concert de Lofo, on ne boude pas notre plaisir sur les coups de tambour du « Fond et la Forme » et la double pédale de « Justice pour Tous ».

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Le superband Tony Allen Review est parfait pour profiter du coucher du soleil. Rêve éveillé d’entendre la voix de Damon Albarn chantonner, les yeux écarquillés comme un gamin derrière son piano. Plaisir de voir le frontman de Blur, vêtu de son plus beau polo briton, s’amuser à expérimenter de nouveaux sons jazz satinés. Le timbre légendaire d’Oxmo Puccino sur une version revisitée de « L’Enfant Seul » lance des vocations parmi les premiers rangs.

On change radicalement de registre avec le musclor Kaaris qui vient du « 9 … 3 » comme il s’acharne à nous le répéter. Certains aventureux tentent quand même de sniper le colosse avec une bouteille de Fanta. Kaaris oublie de débrancher le vocodeur pour saluer les belges. Mais on lui pardonne, nous on est venus pour sa poésie : « On te casse le cul // et on le répare ».

 kaaris

C2C jouent les orfèvres du turnablism, même si des bad boy des favelas de Lille préfèrent leurs projets solo. Passage éclair à Adam Beyer, tant la Balzaal prend des allures de bousculades du Titanic, avec la foule venue pour le techno.

c2C

La drum’n’bass, Subfocus ? Il t’en fait du gaspacho. L’anglais nous sert une bonne soupe assaisonnée, mais peu épicée, où ses tracks les plus liquid passent au moulin. Mais ce n’est pas pire que DJ Fresh, qui pour le coup est passé carrément du côté obscur. Bientôt dans les prochaines pubs Coca Cola !

subfocus

Le barbu métalleux de Pendulum tient ses promesses. Des morceaux des années 2000 comme « Blood Sugar » ou « Fasten Your Seatbelts » mettent un peu la fièvre.

La nuit se conclue en beauté, avec les caméléons de Noisia. On est toujours admiratifs de leur capacité à s’adapter aux courants musicaux. Après une période drum’n’bass bien sentie, une techno maîtrisée, les bataves nous servent un set complexe mais mixé divinement, où se côtoient trap, featurings avec Dope DOD notamment et accélérations nerveuses. « ça c’est encore Audio » me souffle un blond étrange, qui mime des coups de couteaux tout en jumpant.

 

LE SON DU VENDREDI :

 

Lofofora – Justice Pour Tous :  https://www.youtube.com/watch?v=_TYJWv2vatg

Lofofora – Amsterdam : https://www.youtube.com/watch?v=IzGSQKfA0Z4

Oxmo Puccino – L’Enfant Seul : https://www.youtube.com/watch?v=d40sUi3oW_o

Kaaris – Dès le départ : https://www.youtube.com/watch?v=7X5b76mdD84

Pendulum – Blood Sugar : https://www.youtube.com/watch?v=JM07HYSGVho

Pendulum – Fasten Your Seatbelts : https://www.youtube.com/watch?v=UINhE8L1yXg

Two Finger feat Noisia – Salah : https://www.youtube.com/watch?v=Krx2FT5dfBg

 

 

 

SAMEDI 18 JUILLET

 

Les batteries sont rechargées pour l’esclandre à venir, sur la Cannibal. Le frontman de Terror, actuellement malade, est remplacé par leur furibond bassiste. Le gueulard harangue le pit et arbitre les rixes entre bandes de Los Angeles (avec Terror) et gangs du Connecticut (avec Hatebreed ensuite). Les maillots de basket US sont de sortie, les air max vrillent dans les airs : deux claques grandioses et solennelles. Même si le timbre de voix est différent, le chanteur s’en sort bien et claque une prestation de haut vol, sur « Overcome » ou « Always the Hard Way », repris en chœur par le public furax. Même constat pour Hatebreed, en walkyries nocturnes, qui dérouillent encore tout sur le passage. Des visages se transforment dans le pogo, en headbangant furieusement sur « I Will Be Heard ».

Entre temps, le lutin de Playaz, Hazard, fait bien les choses. L’habileté aux decks est déconcertante. On s’éloigne parfois du jump up concis, pour virer vers des mutations trap ou neuro, dans un set plus subtil qu’il n’y parait. L’anglais met tout le monde d’accord sur l’agité « It’s spelled PIMP » de Modified Motion et lève un tourbillon de poussière avec sa dubplate « Darkside remix ».

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Le compte à rebours du logo Full Cycle lance l’un des shows les plus attendus : Roni Size Reprazent. Frissons pendant que l’anglais égraine une à une, les pires salves jungle de Bristol que tu as pu entendre de ta vie. Tentés de croire que c’était une fausse bonne idée de programmer la formation en chapiteau, le résultat est pourtant bluffant. Basse et violoncelle sur scène, se mêlent aux frasques électroniques du producteur. La voix suave d’Onalee sur « Lucky Pressure » allume des briquets. Dynamite catalyse les massive : « Dirty Riffs, Dirty Beats, Dirty samples », tu m’étonnes !

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Andy C prend le relais, en même temps qu’une pluie apocalyptique se déverse sur la Plaine de La Machine à Feu. Le magnat de RAM Records compresse les morceaux vocaux, avec une rapidité effarante. Les combos sont nickels mais on est un peu frustrés de n’entendre que bribes d’anthems comme « Airplane », au sacrifice de la technique. « Whipslap » de Dimension, met aux anges les milliers de ravers de la Balzaal, depuis quatre jours déjà.

Photo Axel Pics

(photo : Axel Pics)

On termine avec les rewinds et beats scratchés hip hop US de J Rocc, qui balance déjà du Snoop Doggy Dog et du DMX pour échauffer les trempés du ghetto pour dimanche.

 

LE SON DU SAMEDI :

Terror – Overcome : https://www.youtube.com/watch?v=HVJoSgQS4mY

Terror – Always the Hard Way : https://www.youtube.com/watch?v=XGR0jtA6NXg

Hatebreed – I Will Be Heard : https://www.youtube.com/watch?v=BG5N9nBsiE4

Roni Size Reprazent – Lucky Pressure : https://www.youtube.com/watch?v=zkWBrbAyNCU

Roni Size Reprazent – Dirty Beats : https://www.youtube.com/watch?v=Kb9HACLDTwk

Roni Size – Brown Paper Bag : https://www.youtube.com/watch?v=cwI0gbGEyuI

DJ Hazard – Darkside Remix  : https://www.youtube.com/watch?v=tsIbj0r0uQM

Modified Motion - t’s Spelled P.I.M.P. : https://www.youtube.com/watch?v=D02LpKAmvg4

Subfocus – Airplane : https://www.youtube.com/watch?v=dLDrqCgDVsE

Andy C – Heartbeat Loud VIP : https://www.youtube.com/watch?v=CizqApSwfjQ

Dimension – Whipslap : https://www.youtube.com/watch?v=-Y3COcranZQ

 

 

DIMANCHE 19 JUILLET

 

« Il paraît que Lauryn Hill a volé un rouleau de papier toilette  dans les douches, raison de son retard hier. »  Les scoops tombent ce matin.

 

Skepta n’est (encore) pas là, mais son brotha JME nous le fait vite oublier. Une demi-heure de set où l’anglais ne lâche pas le micro, pour une prestation grime énervée. Scuba déclenche les premiers pas chaloupés, sur sa techno UK obsédante. Nneka est à ranger aux côtés des gros moments live du festival. Le dimanche se transforme en périple de découvertes et de décibels différents. On se prend un peu trop pour les pionniers du Far West en misant sur La Muerte, palme du meilleur blaz du festival. Grand moment de solitude : un chanteur en toile de jute façon épouvantail, beugle sur du punk de motards.

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Les cris mexicains sont encore dans les oreilles, pendant qu’on skanke à la Dub Corner sur le collectif Channel One, grand habitué des Tour & Taxi de Bruxelles. Hudson Mohawke nous ramène dans les bas-fonds de la trap londonienne, avec des beats lancinants mais terriblement efficaces, petits pas sur « Chimes » en écho.

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On prend les devants pour avoir une bonne place pour la tête d’affiche, Snoop Dogg. La tête de doberman préférée du hip-hop glisse un à un tous ses tubes, revisitant aux passages toutes ses mutations, du Dog au Lion, en passant par le funk de Snoopzilla, sans une once de playback. Ce soir, les yeux rouges (de larmes bien sûr), c’est Snoop Karmeliet qui fait le show. Comme n’importe quel festivalier lambda, Snoop s’amuse, frétille en se frottant aux derrières de ses caniches siliconés et fait plaisir à voir. Comme tout bon douriste, il n’a pas toujours bon goût et s’éclipse, au moins sans n’avoir rien pris dans ta tente, sur un misérable morceau de Bob Marley. Inimitable.

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Les doux cinglés de Salut C’est Cool nous donnent des leçons de cuisine, sur du gros son techno : « Comment faire une bonne purée, putain ?! Dour, quel est votre secret ? ». Moi c’est les calamars délicieux du stand food. La bouffe des gangsta, mon pote. On kiffe même les hipsters pendant ce concert. On termine cette édition avec le breakcore live de Vandal et la came berlinoise de Marcel Dettmann, faute d’avoir réussi à se démultiplier dans le plateau techno très riche cette année.

 

 

LE SON DU DIMANCHE :

JME – If You Don’t Know :  https://www.youtube.com/watch?v=vavAaFUPVp0

Nneka – Heartbeat : https://www.youtube.com/watch?v=yrcJuUDmbXU

Hudson Mohawke - Chimes :  https://www.youtube.com/watch?v=k_MWuP2Qj7U

Snoop Dog – What’s My Name : https://www.youtube.com/watch?v=-hIjgofcuWU

Snoopzilla – Do My Thang: https://www.youtube.com/watch?v=TCG366PW4mc

La Muerte – Lucifer Sam : https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Oc8WUsbB0-8

Salut C’est Cool – La Purée : https://www.youtube.com/watch?v=Hl1thnPla7E

 

 

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Un sentiment est plus frappant que les années précédentes : celui de communion entre les festivaliers. A certains égards, même dans la boue, l’esprit festif  et le cadre du festival rappellent de glorieux aînés comme le Glastonbury.

Pendant ces cinq jours, aux hasards des chemins, on a croisé des bordelais fans de techno qui ne nous ont pas pris pour des néophytes, tout comme des rappeurs en béquilles déguisés en DMX, vêtus de t shirts « Ce sera toujours mieux que ton t shirt Wu Tang ». On a tapé la discute avec des écossais, aussi exigeants sur le dub qu’incollables sur Ninja Tune et le stoner.

On a dansé sur des DJ calibrés et partagé des performances d’artistes inspirées. Mais certainement pas de pipe à crack, ni de téléphones qui prennent des selfies, au lieu de profiter des concerts, comme au Pays de Demain. Dour incarne plus que jamais la variété et le mélange, dans le paysage des festivals européens. Les journalistes qui s’évertuent à en faire une « zone de non-droit » comme on a pu le lire, n’ont certainement pas engagé la conversation avec un seul des festivaliers.

Au bilan de cette édition 2015, Dour est resté fidèle à sa carte et son pari : proposer toujours plus de groupes, balayant toujours plus de spectres musicaux, en offrant encore davantage d’expériences musicales (comme cette année la révolution hypnotique de la Balzaal).

Bosco / www.drumtabass.com

drumtabass

Reportage Back 2 Chill with Goth Trad by Neku’one @ Club Asia – Tokyo (JAP)

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Une fois n’est pas coutume, DrumTaBass s’éloigne de ses terres afin de vous faire découvrir une soirée d’un autre monde. Le Japon, Tokyo, Shibuya. De l’autre côté de la planète, là où le soleil se lève, les subbass résonnent aussi. C’est au Club Asia que les massives se rendent ce soir afin de danser sur le son de l’underground made in Tokyo. Après un bref apéro dans un bar à manger typique de la capitale nippone, il est déjà l’heure de descendre les marches du club. Gratuit pour les filles avant minuit, faut pas rater ça! Ce soir, c’est la crème de la bass: Back To Chill. Crée sous l’impulsion de Goth Trad en 2006, cette soirée opère le premier jeudi du mois afin de faire résonner le Broad Axe Soundsystem sous le béton tokyoïte. Dubstep, Grime, Son Indus et expérimentaux, tout y passe!

Une fois les habituelles formalités physio-caisse-vestiaires passées, nous découvrons une première salle bar. Nous ne nous attardons pas, trop pressés de continuer la visite, et descendons 4 à 4 les quelques marchent qui nous séparent du main stage. Boom! Sur un visuel rappelant Lost Highway, le Broad Axe Soundsystem tape fort! Sac à dos, shorts baggy larges, casquettes vissées,  pas de doutes: les massives sont bien là! Les têtes bougent mais les pieds ne dansent pas. Après une bref échange avec un expatrié mancunien, il semblerait que la danse ne soit pas le fort du public tokyoïte. En effet, une vieille loi interdisant les gens de danser dans les clubs à encore la vie dure au pays du soleil levant. Très peu pour nous!
Le premier DJ enchaîne des tracks inconnues aux sonorités asiatiques envoûtantes et grinçantes qui se marient très bien avec nos verres de saké. Les jambes se délient et la soirée bat son plein. Alors que Dubtro délecte nos oreilles, j’aperçois Goth Trad dans la salle: ni une, ni deux, je m’empresse de lui adresser mes salutations et de lui faire part de mon admiration pour sa musique que j’avais découvert au Grand Mix en 2003 lors de sa première tournée française. Très sympathique, il se prête au jeu des photos avec nous et photographie en retour mon t-shirt Drum Ta Bass inauguré pour l’occasion. Il m’avoue revenir du digital vers les dubplates grâce à son ingé son japonais ayant fait ses classes à London, un bon présage pour nos oreilles!
Trève de fan-boy-ism, Ena prend le contrôle des platines! Jedi Master de confession, comme son t- shirt nous l’indique, nous fait baigner dans la force. Boucles décalés, basses compliquées, sa musique nous transporte dans l’hyper-espace jusqu’à nous assoiffer. Le moment pour nous de nous restaurer dans la troisième salle, un magnifique bar agrémenté d’une cabine DJ où les massives en quête de tranquillité peuvent s’accouder tout en découvrant l’équipe B de la soirée.
On retourne dans la grande salle afin de finir le voyage vers Aldorande, et c’est maintenant l’heure du Buchô: Goth Trad! Elles sont là les dubplates! La foule se déchaîne à la mode de Tokyo, les morceaux s’enchaînent et on ne boude pas notre plaisir d’être ici avec lui! Au tour de 100mado (« hyaku mado ») de faire son entrée. La troisième tête d’affiche de la soirée ne nous déçoit pas et assure le show devant une salle qui se clairsème déjà. Il est déjà l’heure pour nous de repartir, des étoiles plein les oreilles. Envoûtés par ce rafraîchissant voyage musical, on découvre un Shibuya complètement vidé de sa population, tous écrans éteints, où seules les âmes soûles trébuchent à cette heure.
Big up Back To Chill! Drumtabass will be back without a doubt!

どうもありがとうございました!

 

More Ganja – Edsik feat. Killa P & Inja ASR013

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MORE GANJA – Edsik feat Killa P & Inja ASR013

Reggae & Bass / Tropical / Uk bass

 

EP ASR013 All Right Reserved © 2015

# In the beginning, Edsik’s Cowboy Riddim (instru) was an experiment, a perfect mix of Reggae Music and Tropical Bass. Two special guests enlightend the beat, Killa P (Roll Deep) & Inja. Together they wroteMORE GANJA a bomb, mixing Jamaican style, Dancehall and Uk Grime. The dancefloor gonna jump on it.

# A l’origine, Cowboy Riddim d’Edsik (l’instru) était une experience, un savant mélange de Reggae Music et de Tropical Bass. Deux invités de marque sont à l’honneur sur ce titre, Killa P (Roll Deep) & Inja. Le track devenu MORE GANJA, est une bombe mêlant Jamaican style, Dancehall et Uk Grime. Ca va sauter sur les dancefloors.

Beat: Edsik Vocals: Killa P & Inja
Studio: BDM Studio
Master: Neotron
Video: Digital Vandal
Visual: Isham