Category: Le coin musique

DTB Flavour #9 : Elisa Do Brasil

_DTB Flavour #9 Elisa Do Brasil

Elisa, bonjour, Drumtabass étant une association présente depuis 2002 , inutile de te dire que c’est un plaisir que tu aies accepté de jouer le jeu, pour cette DTB Flavour #9.

Bonsoir! Tu veux dire que vous êtes presque aussi vieux que moi? Enfin, certains d’entre vous? Tu sais le jeu … Le risque , le jeu … On va tous devenir des champions à force :)

Blague à part (parce que je sens qu’il va y avoir beaucoup de private jokes), je suis super contente de faire cette soirée avec vous, d’autant plus que je ne suis pas venue à Lille depuis une éternité … Et à force vous êtes un peu devenus ma petite famille du nord. Vous êtes un peu devenus mes compagnons de vie, de festival , vous m’avez redonné confiance en moi et redonné le goût de la fête et de la musique. C’est précieux. 

A-t-on vraiment besoin de te présenter au public Dnb Français ?

Bah écoute, oui! J’ai vu passer un grand nombre de « générations » de junglists et si je suis « connue » d’un public assez large, les jeunes me découvrent petit à petit, avec , souvent des a priori, plus ou moins justifiés. 

Surtout à Paris que j’ai un peu mis de côté à une certaine période parce que je ne m’y sentais pas à l’aise et je n’étais pas forcément en accord. Depuis quelques temps les choses ont changé ici, je me sens proche du public, j’ai des super retours et je rencontre les jeunes, échange, c’est génial. 

_DTB Flavour #9 Elisa Do Brasil

Tu as démocratisé le beat dnb dans l’Hexagone. 4 albums, des dates partout en Europe, une résidence qui résonne particulièrement dans les plus gros festivals Francais : le magnifique Astropolis, que tu affectionnes tant. Un Crew Forever, une famille même. Le tout ponctué d’une technique hors-pair derrières les decks. Dark mais avec le sourire.

Mon but a toujours été de démocratiser la musique que j’aime. Si on s’y prend bien on peut la faire comprendre à tout le monde. Donc je suis allée jouer dans tous types de lieux et festivals. 

Pour les albums, il y en a eu deux, et deux cd mixés, à lépoque il fallait demander des droits, pas de youtube ou de soundcloud pour écouter des mixs, ça a donc bien aidé .

Astropolis, une histoire d’amour depuis 20 ans, mon rendez-vous tant attendu de l’année. 

Quant à Forever, oui bien sûr, une grosse équipe , un long travail pour défendre notre vision de la drum. 

Le sourire … Bah oui quand tu fais ce que tu aimes ;)

Photo Elisa

Tout le monde ne le sait pas, mais tu as commencé « techno » dans le sens brut du terme, à squatter chez les Heretik, puis intégrer les Troubles Fête. Ce mouvement ne te manque-t-il pas ?

Ce mouvement me manque, bien sûr ,j’ai grandi en teuf, on attendait l’infoline la boule au ventre, les convois , les galères pour trouver la teuf, parfois à l’oreille, pas de gps à l’époque.C’est une famille, ma famille. Ce n’était pas toujours facile à l’époque j’étais très jeune mais on a vécu des trucs incroyables, dansé dans des lieus fous. Un espace de liberté. Des gens qui se mettent en quatre pour offrir une nuit de bonheur, des sound system de taré. Certains fabriquent des décors incroyables juste pour une nuit , à la main, loin des écrans de leds sans âme qu’on voit dans certains gros évènements. 

Les petits matins sous la couette au fond d’un camion avec les copines. Les tekos en camion du 1er mai en passant par Gruissant, la tcheck et la Hollande…. 

J’ai coupé pendant quelques années quand j’ai commencé à tourner par ce que je ne m’y retrouvais plus , que je galérais pour mixer au sein même de nos teufs, et je ne trouvais pas ma place, surtout avec la musique que j’avais choisie.

 J’y suis retournée il y a quelques années, j’en avais marre de ce qu’on essayait de « faire de moi », du système de l’industrie de la musique . Je ne prenais plus de plaisir aux platines et j’étais perdue musicalement. J’ai été acceillie à bras ouverts par les Ornorm, les Mst, les Kraken . J’ai retrouvé ma flamme grâce à eux. Mixer au petit matin en teuf est devenu un kif. Beaucoup de copains avec le sourire et la liberté de partir dans un voyage musical qu’on ne nous autorise pas vraiment ailleurs. C’est important de se souvenir d’où on vient et d’y revenir.

J’ai fait des bornes en voiture pour aller rejoindre les copains après mes dates. Mais je fatigue un peu , physiquement parlant. 

On dit souvent que les albums d’un artiste reflètent son évolution musicale. Qu’en penses-tu ?

Bah oui c’est un peu le principe… Un album c’est une histoire, ton histoire. C’est pour ça que c’est si difficile à faire, surtout quand on est en perpétuelle évolution . Je pourrais t’en parler pendant des heures … 

Sinon, à chaud, plutôt Paris ou Maubeuge ?

J’ai beaucoup de mal à garder mon sérieux là …     Bavay ? 

Sinon, Biarritz au printemps, Seignosse en été, Toulouse en automne, Paris la plupart du temps .

Tu vas et viens, comme la queue du chien, parmi events variés et festivals hétéroclites. Beaucoup de dates, de souvenirs… En aurais-tu un marquant à nous partager ?

Difficile de choisir, la nouvelle Calédonie, Mayotte, Outlook, Astropolis bien sûr, mon premier Rex, Dour, Sao Paulo … 

Fin 2019 arrive a grand pas, comment penses-tu débuter 2020 ? Des projets ?

Je ne vais pas te dire que je bosse sur un nouvel album, je dis ça depuis 10 ans. J’ai des idées de soirées , de lieux. Niveau studio, j’essaye de trouver le temps entre les dates, le yoga et les enfants mais ce n’est pas facile. Alors l’idée est de continuer à bosser, de progresser et de réussir, un jour, à sortir quelque chose qui me ressemble vraiment … 

On a souvent besoin de récupérer, entre deux sessions lives ou dans les bookings de tournée. Quel est ton plat préféré, en mode road-bus  ?

Pas facile de se nourrir en tournée … Spiruline, gingembre, tofu … Un ban mi ou une soupe pho , sans viande, of course … 

Ou une margarita , easy …. 

De Massive à Forever : deux époques, deux générations, toujours un même engouement. Comment décrirais-tu cette passion « 175 bpm » ?

Ce sont deux époques, des visions différentes de la musique .Massive était un rdv mensuel gratuit. On voulait démocratiser la drum, la faire découvrir à d’autres publics. On pouvait faire mixer les dj de toute la france, trouver des jeunes talents, se faire des kiffs en invitant des producteurs. J’étais plus jeune, moins consciente de certaines choses. Déjà à fond et super passionnée. 

Avec Forever ça n’a pas toujours été facile.On a fait un pacte, Laurent et moi ( Youthman), se donner la main pour quelque chose de plus grand que nous, en mettant de côté nos egos.Reconstruire ce qu’on avait commencé avec Massive. 

 Il a fallu monter une équipe, réapprendre à organiser, faire des choix musicaux engagés, sortir de ce qui se faisait à Paris, se faire un nouveau public. Le crew s’est monté petit à petit et nous avons façonné ensemble notre identité musicale, quitte à y laisser des plumes. Chacun a apporté sa touche, sa culture bass. 

On a moins de dates qu’à l’époque de Massive, impossible d’avoir des week-ends au Rex et plus l’énergie pour faire des mercredis.  On met tous beaucoup d’énergie dedans. On marche au coup de coeur. On va danser, écouter. On ne va pas chercher ce qui pourrait remplir ou marcher. Ce n’est pas notre but. On veut faire partager ce qui nous a touché à un moment ou un autre. On ne fait pas de marketing, on ne sort pas d’école de commerce. On n’a pas envie de devenir une boîte de prod . Et si c’était le cas nombreux d’entre nous iraient à l’encontre de leurs principes. Notre ligne directrice reste la même , nos choix artistiques guidés par nos découvertes. Défendre un mouvement, le porter. 

Ça ne veut pas dire qu’on ne veut pas grandir ou évoluer, juste qu’on ne veut pas de certains modèles. 

On est nombreux, d’âges très différents , c’est une force et parfois des problèmes. Mais au fond je crois qu’on est très soudés . Au bout de 6 ans chacun a trouvé sa place et chacun d’entre nous a la chance de pouvoir s’exprimer musicalement. Et je crois qu’on a réussi à changer un peu le visage de la drum à Paris , en tous cas on a réussi à proposer autre chose que ce qui se faisait. C’est notre plus grande victoire. 

Donc pour répondre à ta question, ce qui reste d’une époque à l’autre est l’énergie, la passion. Des projets auxquels je consacre presque tout mon temps.

Beaucoup de sorties cette année, parmi elles, quelle est ta track favorite de l’année 2019 ?

Tarantula remixé par Benny L … Oups on avait dit qu’on serait sérieux … 

Donc : Fracture , Give me love Feat Fox, le nouvel hymne Forever :) (ndlr: Que vous pouvez écouter ici  https://www.youtube.com/watch?v=2rdDVTkBL-U ) !

focus elisa

On l’a annoncé chez DTB, tu passes le 7 décembre, à la DrumTaBass Invites à la Gare Saint Sauveur à Lille , pour un mix exclusif de 2h. Dix ans après, as-tu hâte de (dé)fouler nos terres nordistes et les skankers lillois ?

Comme je vous l’ai dit tout à l’heure j’ai hâte de venir. J’ai énormément de souvenirs à Lille, la Fiesta Latina, les Maisons Folie, les soirées avec Rom1 et Keutch … C’est long 10 ans il était temps :)

DTB invites

Un grand merci à toi de nous avoir accordé du temps pour cette petite interview. On est impatient de fêter avec toi tes 20 ans de carrière début décembre. 

Merci à vous :)

Une petite question pour DTB …. 

SEMI AUTOMATIC ? 

 

Allez bisous les copains <3

Musicalement

Guestmix DTB Flavour #8 – Huggy Beer (Lille)

DBT Flavour #8 Huggy Beer

https://www.mixcloud.com/DrumTaBass/dtb-flavour-8-huggy-beer/

DBT Flavour #8 Huggy Beer

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DTB Flavour #8 – Huggy Beer

DBT Flavour #8 Huggy Beer

DBT Flavour #8 Huggy Beer

Figure incontournable de la scène musicale lilloise Huggy Beer nous a concocté un mix…. https://www.mixcloud.com/DrumTaBass/dtb-flavour-8-huggy-beer/    et a répondu à nos questions.

Salut Reynald! Quand on mentionne Huggy Beer dans une discussion lilloise, il se passe quelque chose dans les yeux des gens. Il y’a ceux qui ne jurent que par ta musique et vont te voir mixer dès qu’il le peuvent, comme si c’était une question vitale (j’en fais partie)et ceux qui ont déjà entendu ce blaze mais sont pas très sûrs de qui il s’agit. Pour ces derniers, tu veux bien nous raconter un peu ton histoire avec la musique ?

Merci pour cet intérêt. J’ai eu l’occasion de me former aux platines début des années 2000 grâce à un pote qui possédait des MK2. Largement influencé par l’émission Jungle Pressure, les soundsytems et le shop Stamina, j’ai commencé à collectionner et mixer de la jungle/d’n’b puis du UKG. Parallèlement, j’étais un gros fan des mixs solid steel (ninja tune) que je suivais de manière assidues et qui m’ont donné goût aux mixs éclectiques. Aujourd’hui, je continue sur cette voie là.

Tu as toujours été un grand fidèle de la culture vinyle. Aujourd’hui encore je ne crois pas t’avoir jamais vu mixé sur autre chose, qui n’ait pour ligne de mire un diamant. Tu te souviens du tout premier vinyle que tu as acheté? Et le dernier en date?

Pas si fidèle que cela. J’ai sacrément ralenti ma consommation de vinyl ces 2 dernières années (pour des raisons budgétaires principalement, mais pas que). Mes émissions ZigZag sur Comala Radio sont globalement faites sur support numérique. En ce qui concerne mes apparitions publiques, j’ai essentiellement joué sur vinyl (cela reste l’outil le plus universel et sans galères de compatibilité) et je suis en pleine période de non-transition (je n’alimente plus ma culture vinyl et mon installation numérique n’est pas du tout fiable). Mon dernier disque acheté : Habibi Funk HABIBI 0071 (sorti non récemment). Mon premier : Je n’en ai aucune idée.

Pour moi ce qui te différencie, c’est que tu peux mixer dans n’importe quel style : funk, Hip-Hop, Bass Music ou encore World Music,tu arriveras toujours à nous surprendre avec une pépite, un inédit. C’est quoi le secret « Huggy » ? Quelles sont tes inspirations quand tu prépares un set?

Bonne question. Je n’ai pas vraiment de secrets ni de recettes magiques, mais plusieurs outils et préceptes que j’applique plus ou moins bien : Bien ranger, classer ses disques/morceaux. Essayer d’avoir une sélection cohérente, aérée, équilibrée, de gérer les intensités, de choisir le bon morceau au bon moment. Se laisser porter par ses envies, les dernières découvertes, un thème, un lieu, une ambiance… Pas trop se prendre la tête non plus. Quand je ne suis vraiment pas inspiré, j’y vais morceau par morceau, pour le meilleur pour et pour le pire. Pour le mix DTB, j’ai joué la carte Jungle/D’n’B principalement, en essayant de mélanger différentes époques et vibes.

Ton style est aussi résolument éclectique : beaucoup de choses que l’on entend pas dans les soirées du coin. Il y’a peut-être un crew de soirées, un événement récurrent ou une boîte, que tu peux nous conseiller, pour écouter en live ces sons easylistening ?

Je suis un gros consommateur de mix et de show radio qui me permettent de découvrir pas mal de sons de manière passive. Sur Comala, il y a les copains du SupaGroovalistic (Global groove), Soul Remedy (Soul) et Dirty Taste (Rap, R’n’B). J’écoute aussi régulièrement le Hot Casa Radio Show (World) sur le Mellotron, les émissions de Louise Chen sur NTS (Soul), les incontournables Lefto@Stubru et Worldwide @BBC6, les marathons de Mr Scruff. Si je veux me faire un shoot de UKG/Dubstep/Jungle/D’n‘b, j’écoute les potos d’Unlike Sessions @RCV et One More Tune@Rinse France. Et j’en oublie plein d’autres…

Pour revenir à ce qui nous fait bouncer ici à DrumTaBass, tu peux nous dire la musique, l’artiste ou l’album Bass Music qui est resté scotché au fond de tes oreilles cette année?

Je sèche complètement. Je n’en écoute pas vraiment au quotidien. Je vais rester très « bateau » et citer Assume Form de James Blake (si l’on peux qualifier cela comme de la bass music).

Tu as connu les premiers émois dancefloor de notre asso, dans les années 2000. Quels dj’s continuent de t’impressionner en d&b ? Quelles sont tes valeurs sûres ?

Je n’écoute plus vraiment de mixs Jungle/D’n’B. Je serai donc un piètre conseiller. Vu de loin, j’ai l’impression que des gars comme Doc Scott, Dbridge, Calibre Moresounds,… vieillissent bien et traversent habilement les époques. A confirmer par des junglists à ( ndlr: et de … !)  la page !

Merci Huggy d’avoir répondu présent à l’invitation, On peut te retrouver sur Comalaradio une fois par mois pour ton émission ZIgZAg,

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Timetable de la Dream Nation, prépare ton voyage…

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La timetable ici :

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Mais aussi celle des before et after, pour être complet : 

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Teaser is on … Dream Nation 2019 / 21 septembre 2019 !

Affiche Dream Nation

Affiche Dream Nation

https://www.facebook.com/1438072426449942/posts/2390656694524839/

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Concours ! Cinq places à gagner pour le Star Warz Dispatch Recordings x Flexout Audio (5 octobre, Vooruit, Gand, BE)

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STAR WARZ

 

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Hello les junglists, DTB te propose de gagner cinq places, pour le prochain Star Warz du 5 octobre !

Au programme, ANT TC1, le jeune et fougueux Black Barrel, le trident Data 3, Arkaik pour les plus férus, mais également Nymfo, QZB, Figures et One 87 parmi les gens qui se bougent dans le Benelux !

Pour jouer, rien de plus simple, envoie ton nom et prénom à pierreboscodrumtabass@gmail.com ou commente le post dédié à ce concours sur la page facebook de Drumtabass.

Take care and be ready…

…Massive

 

 

DTB Flavour #7 – The Bass Society (DJ Absurd x Background)

DTB Flavour #7 - The Bass Society _DJ Absurd x Background_ - Dream Nation Promo Mix 2019

 

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En marge de cette interview, junglist, les deux loustics de The Bass Society nous ont préparé un podcast, spécial Dream Nation, que tu peux écouter ici :

https://www.mixcloud.com/DrumTaBass/dtb-flavour-7-the-bass-society-dj-absurd-x-background-dream-nation-promo-mix-2019/

 

 

Hello Absurd, Hello Background ! La pêche ? On vous a déjà croisés sur des places wazemmoises ou à des soirées lilloises. Mais pour ceux qui ne vous connaissent pas du tout, qui se cache derrière cette confrérie UK sounds nommée The Bass Society?

 

Absurd: Nous avons toujours entretenu un certain mystère autour du nombre exact de membres ainsi que sur leur identité. Nous sommes avant tout un crew et nous partageons des valeurs communes qui vont bien au-delà de la musique. D’ailleurs, certains de nos affiliés ne font pas de musique. Et le fait de ne pas communiquer sur un roster permet aussi d’éviter les infiltrations opportunistes de personnes pensant pouvoir utiliser le collectif à des fins de promotion personnelle avant tout. Nous aimons nous définir comme un club de moto où la moto serait remplacée par d’autres centres d intérêts communs.

 

 

 

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Et donc le fil rouge, le continuum espace/bass de la Society se joue sur la webradio Rinse France? C’est quand et comment se présente l’émission ?

Absurd: Notre émission est tous les dimanches soirs de minuit à deux heures. Nous y jouons la musique que nous aimons et nous essayons d’équilibrer la place que nous faisons aux nouveaux producteurs et artistes avec le fait d’inviter les figures emblématiques de la scène afin d’essayer de fournir le meilleur contenu possible à nos auditeurs.

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Vous avez plusieurs antennes, Paris, Amsterdam, Los Angeles… Comment ça se passe dans des capitales proches comme Amsterdam à l’année ? Vous vous exportez régulièrement pour quelques shows ? Ailleurs également ?

 

Absurd: Nous ne faisions plus d’événements publics depuis quelques années, ni à Amsterdam ni ailleurs, le temps pour nous de repenser un peu comment faire quelque chose qui nous plaise autant qu’au reste de la communauté et qui sorte un peu de ce qui existe deja ou de ce qu’on a pu faire par le passé. Nous reprenons les dances cette année avec notamment une nouvelle résidence au Rex qui débute au mois d’octobre. D’autres événements suivront très certainement à Amsterdam, où notre chapitre mené par Nixus a un panel de multiples possibilités et de choses a faire. Nous essayons de nous inscrire dans une démarche où il nous paraît plus important de prendre notre temps et de se concentrer pour développer notre truc selon nos codes et nos envies en essayant de ne pas tourner en rond.

C’est dans cette optique que Seb, notre soundman en chef, a méticuleusement choisi, fabriqué et fait fabriquer et assemblé chaque pièce de notre sound system jusqu’à la plus petite vis afin de pouvoir bénéficier d’un système de diffusion optimale pour nos genres de musiques lorsque les lieux le permettent. C’est donc plus long à mettre en place en accord avec ces différents paramètres mais cette saison devrait voir naître de chouettes trucs à Paris comme à Amsterdam. D’ailleurs nous profitons de cette occasion pour bigup nos frères Nixus et Hakeem, respectivement près des chapitres d’Amsterdam et de Californie.

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On a eu la banane pour vous, en voyant la Dream Nation dévoiler peu à peu les noms de sa programmation 2019, jusqu’à placer le vôtre. Cela fait quoi alors cette reconnaissance à domicile et la perspective de jouer sur un event aussi big, plus mainstream, en bass music ? Il y a-t-il des artistes du crû 2019 que vous conseillez aux massives qui nous lisent?

Background : C‘est vraiment un plaisir, et je pense que c‘est un symptôme de l‘évolution positive de la scène bass music à Paris. On sent vraiment que les choses bougent depuis quelques temps, aussi bien du côté des artistes, projets et soirées qui se multiplient, que de celui du public qui grandit et connecte de plus en plus avec ces sons. C‘est tout le sens de ce que l‘on cherche à faire avec DJ Absurd depuis un an, notamment avec La Dub War, où l‘on cherchait aussi à mettre en commun des artistes au-delà des cloisons de styles ou de collectifs, donc ce set à Dream Nation est une parfaite occasion de venir représenter cette ébullition sur une plus grosse scène.

Absurd: Pour ma part c’est la deuxième fois que je joue à Dream Nation, ce qui a le bénéfice de permettre d’appréhender la date avec moins de trac que lors de la première fois. Le fait que le festival nous ait confié la salle Bass de la closing party est un challenge extrêmement motivant et galvanisant dans la mesure où il nous permet de mettre en avant des styles et des artistes qui pour l’instant restent relativement absents des circuits traditionnels. Je pense qu’on peut dire que le festival prend un risque artistique (et dans une certaine mesure commerciale) en nous programmant sur le main event, sachant que les sous-genres que nous représentons, et notre approche se différencient du reste de l’affiche. Nous les en remercions chaleureusement ! Nous aimerions le voir comme un signe de la fin des frontières imaginaires entre les différents sous-genres qui composent la Bass Music et qui sont pour le moins stériles.

 

En revanche la notion de mainstream me fait tiquer. Je ne pense pas qu’on puisse dire que Dream Nation est un event mainstream, en tant que passionnés on a parfois tendance à oublier que nos musiques favorites restent malgré tout des musiques de niche. L’exemple que j’aime prendre c’est : si tu vas te poster à l’endroit le plus fréquenté de ta ville et que tu commences à demander à chaque passant s’il connaît tel ou tel artiste Bass Music que tu estimes « mainstream », il y a de fortes chances pour que 99% des gens n’aient absolument aucune idée de qui et de quoi tu parles. Le mainstream c’est Beyonce, pas « nous ».

 

Je pense que le set de Black Sun Empire va être un moment particulier pendant le festival car ce sont les seuls artistes 100% DnB du line-up. Je pense aussi que le set de 12th Planet va être un sacré bordel, car il a une énergie incroyable et il a détruit le truc à chaque fois que j ai eu l occasion de le voir jouer.

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D’ailleurs quels sont vos spots préférés de Paris, pour aller taper du pied?

Background : J‘ai plutôt tendance à réfléchir en termes de collectifs et soirées et à les suivre partout où ils vont. Pour répondre en termes de lieux, j‘ai un attachement particulier à l‘International, où l‘on organise les soirées SeekSickSound depuis un an, parce que c‘est un lieu très ouvert musicalement (y compris en dehors des musiques électroniques), notamment à la bass music dans ses diverses formes, ouvert aussi à des initiatives originales et à des programmations éclectiques ou très axées sur la scène locale : c‘est vraiment l‘une des salles où peut se développer la scène bass parisienne en ce moment à mon avis.

Absurd: Mon camarade a parfaitement résumé la situation et c’est effectivement plus une affaire de collectifs et d’events que de lieux à proprement parler. Force et respect à tous les collectifs de l’Hexagone pour le travail acharné et leur dévouement à la communauté.

 

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Dans une pure tradition junglist, on peut se procurer vos compilations « La Dub War» . Vous pouvez-nous en dire un peu plus sur ce projet ?

Background : A la base, c‘est un projet qui est né sur le groupe Facebook de The Bass Society. Le groupe venait d‘être créé et il a vite réuni un large pan de la scène, notamment de ses producteurs, donc Skwig a proposé de lancer une dubwar c’est à dire un « fight-club » musical dans la pure tradition du soundclash Reggae originel , avec un premier morceau adressé à Jumboclat. On s‘est rapidement retrouvés avec une vingtaine de titres, de manière très spontanée, donc on a décidé de sortir le tout sous la forme de compilation gratuite sur le Bandcamp de TBS. Le premier volume a reçu un bon écho, ce qui nous a permis d‘amplifier les choses pour la seconde compilation, et de faire quelque chose d‘un peu différent pour la troisième qui sortira très prochainement.

dub war 2

 

 

L’héritage de la street culture, des vinyls dealers et des caissons jamaïcains résonne dans votre squad. Background, Absurd, comment avez-vous su que vous aviez trouvé votre vocation ? À quel moment avez vous embrassé la vibe pour ne plus en sortir ?

Background : Question difficile. C‘était plutôt un processus graduel pour moi – j‘étais plutôt ancré dans les scènes expérimentales et noise à la base, avant de me pencher peu à peu sur ces musiques via des labels comme Hyperdub, Planet Mu ou Hessle Audio. L‘envie de les mixer – et d‘en écouter plus – est venue assez vite en écoutant ces sons : je me retrouve pas mal dans l‘idée de créer quelque chose en présentant les morceaux d‘autres artistes, de (re-)connecter des choses qu‘on sépare souvent un peu vite par facilité. Du coup, ce sont des scènes dans lesquelles tu te retrouves vite acteur : tu as envie de jouer les morceaux des amis, de mettre en avant tel ou tel producteur qui t‘a envoyé des morceaux et en qui tu crois vraiment. Ca aide clairement à ne plus en sortir.

Absurd: Mon premier contact avec la Bass Music s’est fait via une personne de mon entourage qui était au coeur du truc à la fin des années 90 en Angleterre et qui nous faisait parvenir des cassettes de mix des radios pirates. Puis lors d’une visite à London peu de temps après, je suis allé à une soirée UK Garage et là ça a été le coup de foudre immédiat : tous les éléments de tout ce que je kiffais étaient réunis tant musicalement que dans l’esprit et dans la Dance elle même. Du coup j’ai commencé à produire ce genre de musique et à le jouer de façon prédominante très vite, à participer à des clashs, sortir des tracks et collaborer avec le plus de monde possible et à m’investir à fond dans cette communauté. La passion n’est à ce jour pas amoindrie du tout, intense comme au premier jour.

Background : Je suis arrivé plusieurs années plus tard, mais j’ai vraiment la même impression, celle de me rendre compte que la bass music regroupait, d’une façon ou d’une autre, tout ce que j’aimais dans d’autres musiques auparavant. Je crois vraiment que c’est effectivement de là que vient la passion pour ces musiques et le fait qu’elle reste la même toutes ces années après.

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La découverte de la bass music, aujourd’hui, est une connection qui peut se faire plus aisément. Ce n’était pas le cas il y’a encore quelques années. Par curiosité, quel show ou festival vous a complètement plongé à vos débuts, dans le mouvement ?

Background : Comme je disais à l‘instant, c‘étaient plutôt des sorties en réalité – des trucs que j‘écoutais en boucle comme les premiers Ramadanman, FaltyDLou Cosmin TRG. J‘écoutais aussi en permanence Rinse et Sub FM pour suivre ce qui se passait. Après, il y a quand même des moments marquants à l‘époque où j‘habitais encore à Lille – Oddateee qui joue du dubstep avant Dälek en 2009, Starkey au Dour Festival l‘année suivante ou Kode9 à l‘Aéronef en 2012. J‘ai déménagé à Paris cette année là, je me souviens notamment d‘un set de Pearson Sound au Batofar dans les mois qui suivent – il avait calé le classique grime « Feedback » de Jammer en fin de set, un son abrasif et quasi-punk, l‘effet était assez malade.

Absurd: C’est sans hésiter le show dont je te parlais dans ma réponse précédente. Je ne me rappelle plus de tout le lineup ni même de l’endroit avec certitude car je ne connaissais presque rien et que je n’étais pas encore familier avec London, mais c’est DJ Luck et MC Neat qui m’ont mis une claque de bûcheron dont je pense que je ne me remettrai peut-être jamais. Puis la première fois que j ai vu EZ à l’époque, car sa technique de mix était fascinante et se rapprochait par moment des délires de routines Turntablism dans lequel j’étais à fond à ce moment.

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Et au fur à mesure des années, sans trembler du menton, quel est chacun votre artiste fétiche?

Background : Disons Kode9, pour la capacité à tracer des ponts entre les différentes scènes de la bass music et celle à toujours capter les nouveaux sons qui émergent.

 Absurd: Scientist, Lee « Scratch » Perry et King Tubby.

Certains d’entre vous sont producteurs également ? Vous avez peut être une ou deux bombes à venir dans les bacs, à nous présenter ?

Absurd: Oui tu peux surveiller les shops, j’ai pas mal bossé en amont et j’ai d’ores et déjà un release minimum par mois à paraître à partir de septembre. D’autres artistes vont également sortir sur le label The Bass Society, Soft Matter sera le premier d’entre eux, et un projet un peu différent mais qui garde un pied dans la bass music qui s’appelle Beat Grafters va également commencer à montrer sa Sub en public.

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Enfin, quelle est votre ligne de métro préférée, les Bass Society (pas forcément à Paname)?

Background : La Voie des Fêtes, ligne fantôme parisienne qui était censée relier la 3bis et la 7bis, où se trouve la station Haxo. (https://www.facebook.com/haxosounds/)

Absurd: A Paris la 8, la 2, la 6 mais en fait aussi la 9, la 3 et la 7 et peut-être la 4 ah oui et la 7bis aussi. Une pensée nostalgique aux wagons RER MI84 de la ligne A dits « Goldorak » et aux trains de banlieues Z 6100 de la ligne PSL dits « petits gris », à London la Victoria Line, et la ligne 1 à Lille bien sûr !

En tout cas les gars, ça nous tenait à coeur de vous interviewer et de vous proposer de parler de ce collectif chanmé. On vous souhaite le max de public sur le dancefloor, le 21 Septembre, aux Docks De Paris, à la Dream Nation. On vous retrouvera également ce vendredi 30 septembre, à la soirée Under The Room, à The Room (Rue Gambetta) à Lille .

Merci beaucoup pour vos réponses et check haut!

Bannière dream nation

The Bass Society

DTB Flavour #7 - The Bass Society _DJ Absurd x Background_ - Dream Nation Promo Mix 2019

Drumtabass Crew

logo dtb splah camo

Let It Roll On, Let’s get on Jameson ! Frequency : 1,58

couverture feu artifice opening

1,2,3,4, vous êtes à 1,58 kilomètres du Milovice !

Le marshaller retire son casque anti-bruits, nous tend son panneau vers le tarmac derrière lui et nous propose en tchèque un éthylotest.

Au loin résonne déjà les grosses basses et le ciel teinte la nuit d’un vert laser boréal vraiment chanmé.

Bienvenue au Let It Roll !

 

Sans tracer directement dans le son, on vous plante le décor : une voie d’aéroport vide qui débouche sur une zone militaire vierge de tout relief. A droite, à gauche, aux confins du brol, divers univers bien marqués, reconnaissables et autant de spectres de la drum’n'bass. Voici nos coups de coeurs, au moment du décollage de notre vaisseau.

 tarmac lir

 

Tout d’abord, il faut le dire les slaves ne se sont pas foutus du junglist. Les points de ravitaillement de la station spatiale sont vénères. « J’te fume comme à Meddelin et je vois deux trois stands de bouffe mongolienne …», ce sont les restes de Kaaris du périple. «  Le boule slave est plat, tu ne fais pas vraiment de squats…». On aura de quoi se restaurer pendant les trois jours.

 

Curry à la citrouille, pâtes crème mascarpone olive, croquettes mongoles, chips de patates douce, burgers aux haricots mexicains, station caravane turque et même chapiteau de pièces détachées, tenus par des mécaniciens spatiaux qui régalent en nouilles chinoises… Plusieurs possibilités, pas la friture habituelle des astrocitoyens du Benelux.

 patate douce food

La première claque radioactive : ce bon sang de Portail et Icicle directement dans le flux. Un vortex dans les tons rouge/bleu orne cette scène, pendant que les accords survoltés de la drum’n'bass upfront déchaîne les pilotes. Icicle droppe sa nouvelle track To The Stars, masterisée pour l’occasion. Audio branchera la vitesse lumière sur le trou noir pendant le week-end, Phace & Misanthrop également.

 Icicle Portal

 audio 1

audio 2

audio 3

Neonlight conclue par une salve et le missile Low Blow de Benny L un set de fou. Pythius dessine une aube aux accents de Prague. Bassline Smith fait ses réglages avant l’embarquement, en mode longues intros et morceaux non coupés.

 

Chez les terriens, on a apprécié voir pour la première fois John B, qui a muté son excentrisme en sérieux selecta. Il était plutôt là pour en découdre : Up All Night ou des mash up entre Alien Girl de Ed Rush et The Nine de Bad Co.

 the upbeats 2

The Upbeats

On a aussi adoré cette ambiance de fête nationale de la Drum’n'bass d’Europe de l’Est, sur le back to back final Eatbrain League. Jade, Teddy Killerz, Fourward, que du blast furieux et saccadé dans le bled tchèque, avec incruste sur scène comme il faut.

 

 couverture feu artifice opening

La colossale Mothership nous gratifie d’un show d’ouverture dantesque, tout en illusions d’optiques et de profondeur, sur les sons industriels et charpentés de The Outside Agency. La petite écoutille réservée aux DJ’S propose un brouillon Benny L avec Shimon, René La Vice qui se croit sur le toit de la Maison Blanche et les poum chack de Chase & Status qui embaument, sans envoûter.

 belle photo mothership

benny L shimon

mothership

Dans les vapeurs des astroports, les ravers avides de granité slush tentent de se rafraîchir, avant de profiter des douches sauna Let It Fresh. D’autres montent dans les bus cyberpunk, sûrement recalés au casting de Mad Max, où on s’écrase à 30 devant un artiste, en tournant en rond dans le village. Un concept liké par Cantina Band.

 temple 1

temple 2

Le Temple d’une civilisation pré-alien plus jump up a ses disciples. Quelques sacrifices réussis sur cette scène : Danny Bird éclectique et costaud, Problem Central conclue avec Eksman qui récite ses versets sur Worlds de K Motionz ou Bou & T>I qui peinent à joindre leurs forces.

 danny bird 1

danny bird 2

danny bird 3

Petit junglist candide de cette scène, le meilleur set du festival pour moi était celui des Kings Of The Rollers. Dans les brumes de salvia plutonienne, Inja organise les libations. Serum deale ses duplates fusils d’assaut au plus offrant et Voltage tente des négociations osées, comme sur le drop du remix de SPY du We Got It. Bladerunner, mélange l’allure de Tom Morello avec celle d’un fan de daddyshoes. Petit t shirt nike simpliste, grosse technique et lourdes bass, du heavy & dark !

 kotr 1

kotr 2

kotr 3

kotr 4 inja

kotr 5

 

Original Sin, rare, nous rappelle que c’est le boss de la cascade qui renverse toute la vaisselle de Mamie. Double drop tremblant (Dead Limit/D For Danger), l’ancien de G Dub a retrouvé la pêche, peut être sur Dagobah avec Yoda et c’est furieusement bon et coupable. Il a mis d’ailleurs son set sur sa page, pour les curieux.

 original sin

Turno claque le contagieux remix de Numbers et goûte un peu à la foule sur le nouveau Andy C, écho guimauve de Let Me Be Your Phantasy. Un monarque jedi, look Square, s’est d’ailleurs échappé : Ed Rush, éternel, ruine la concurrence, avec une prestation foufou et endiablée.

 Tuuurno

ed rush 1

ed rush 2

 

La Eve’s Garden est la contrée réservée aux old timers et artistes deep. Du plafond du chapiteau émergent des plantes carnivores et envahissantes, qui donnent à ce jardin un air d’Upside World de Stranger Things ou de sanctuaire trance de Tonton Bécart, c’est au choix.

 circuits eve garden

Ctvrtek (jeudi), B-Complex livre un show mutant, entre les envolées liquid de Beautiful Lies et des frénésies dark. Breakage nous met bien, oasis de basslines basement UK.

La concentrée Kyrist balance de la grosse tantôt deep, tantôt dark : confirmation solide du festival.

DJ Marky, un peu hébété de la faune, fait le show dans ce vert coruscant.

Gros sets également de Document One et Level A, qui ont ravi notre ébriété.

 

Etourdis, on délibère devant le duo Circuits, composé de Kasra et Inside Info, pendant qu’un taon se faufile d’une liane du haut, sûrement dans un hommage à Alien.

Piqûre incisive dans le cou, dard traître, qui nous oriente vers des sons plus sombres et parasites.

 shredder pierro

 

La plaie du taon gonfle et pullule, La pluie difflue sur la Shredder, lieu de déperdition hardcore drum’n'bass .

Sur les escalades industrielles de The Outside Agency, qui malmènent des tracks comme The Hard Way- Total Fucking Nihilism, un suisse perd les eaux, la poche ventrale de son sweat à capuche glisse sous la pluie torrentielle.       « It’s a bwooy, we call him Dushaaaane! »

 the outside agency

A chaque coin de la scène, on bondit comme dans Resident Evil, avec des sourires aiguisés ou vitaminés des voyageurs.

A-Cray joue la milice en calmant tout le monde avec un set anti-émeute monstrueux et IHR (Inward, Hanzo et Randie, des sorties chez Methlab) décrochent la palme découverte de notre Sobota (samedi).

 whoofer lir

Une zone d’épandage, où les serveurs refusent de servir double dose à un bûcheron de la Forêt de Mormal, sponsorisé casquette Jameson. Le breuvage est pourtant distribué dans toutes les planètes du festival.

 

 let it roll conclusion DTB

 

 let it roll flyer DTB conclusion 2

Merci pour tout la Voie Lactée du Let It Roll, c’était une expédition fatale! Une technologie avancée et bien utilisée pour le plaisir du festivalier, un satellite de paradis pour les ravers drum’n'bass.

Drumtabass Crew

Outlook 2019 – Nos coups de coeurs, dernière année au Fort Punta Christo, bass sounds et mayonnaise…

mayo outlook 1

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BIP BIP OUTLOOK FESTIVAL 2019 C’est dans un mois, headbass & headbasses préparez vous, maybe the last one à Fort Punta Christo, ce fort construit il y a 150 ans par les austro hongrois pour défendre la baie (ou la Bay) de Pula. Bref regarde de temps à autre Des Racines et des Ailes.

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Revenons à nos moutons, il y a un début à tout, d’où l’Opening Concert. Cette mise en bouche des 4 jours à venir, c’est comme une entrée imposée au restaurant mais dans un énorme couvert, un amphithéâtre romain de 2000 ans, te faisant passer pour MAXIMUS juste pour un soir, 

On se souvient d’un Sir Rodigan très en forme faisant des pull up, essouflant l’orchestre. Un Wiley physiquement « absent » vite remplacé par un sourire doré et un tee shirt metalheadz envoyant un LOW BLOW d’entrée de jeu. 

Cette année dans l’arène ça commencera avec du grime FLOHIO, LOYLE CARNER pour présenter son nouvel album, enfin du reggae dub punchy des GENTLEMAN’S DUB CLUB passant ensuite à un dubstep symphonique de MALA. Accompagné de THE OUTLOOK ORCHESTRA faisant vibrer tout l’amphi puis on augmente dans le BPM avec SHY FX (LIVE) qu’on ne présente plus et ANDY C pour cloturer cette première soirée, et lancer cette 11 ème édition du OUTLOOK.

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Cette année nous irons revoir CHEF,qui nous avait cuisiné un set original, « l’addition Chef, s’il vous plait… Gardez la monnaie… » . Goldie pour sa bonne humeur, Calibre en espérant le voir sur la plage lors d’un coucher de soleil, sûrement accompagné de DRS.

Cette année on s’attend à être gâté côté Dnb avec GROOVERIDER, une séance musclée avec BROCKIE cassant son cou sur beat, accompagné du flow de MC DET « Mooovee », tu m’en diras tant ! RANDALL qui ne décoit jamais.

 

On se rappelle de son B2B avec DOC SCOTT l’année dernière : AMAZING.

 

D’ailleurs au passage la boat party MAC II recordings est bien trop alléchante ! On y reviendra plus tard restons sur la terre ferme pour le moment… 

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CHASE AND STATUS le headliner de ce festival avec son album Return II Jungle avec RETREAT2018 qui nous fait ce fameux RETURN oldschool des 90′s.

The old man KENNY KEN, DBRIDGE, DIGITAL, LTJ BUKEM, KASRA, ALIX PEREZ, LENZMAN, ANT TC1, ARTIFICIAL INTELLIGENCE, ENEI, DLR ,MEFJUS & MAKSIM MC, MONTY, SKEPTICAL, VISIONOBI, ZERO T, BILLAIN, AMOSS, MC GQ.

 

Les so Girly mais surtout so dark, DJ RAP, KYRIST, INDIKA, enfin l’amie ELISA DO BRASIL.

 

Côté Dubstep, UK BASS : MALA, ça fait un moment qu’on ne l’avait pas vu mais JOKER sera de la dance,l’explosif RUSKO, MY NU LENG & DREAD MC, CHIMPO, LOEFAH, QUEST, COMMODO (écoutez pendant l’achat de ton billet son outlook mix series 2019 ca vaut le détour)

EGOLESS, GOTH-TRAD, HATCHA, SUKH KNIGHT,N-TYPE, MC SGT POKES, SAM BINGA, SIR SPYRO, KILLA P, SP:MC ou les mecs de chez SUBTLE FM BUER, KRYO & DRED, enfin THE BUG qui avait débarqué l’année dernière non annoncé !

Côté GARAGE & BASSLINE : Si tu as de l’énergie tu peux aller te dépenser avec les filles dynamiques, sucettes en bouche, des 24h garage girls, STICKY, ou encore FLAVA D, ZED BIAS, HOLY GOOF, SKEPSIS.

Côté Grime : FLOWDAN, JAMAKABI, BUGZY MALONE, GHETTS, BIG ZUU, AITCH.

Côté Reggae & DUB lors des après-midi ensoleillés : nous aurons nos francais d’O.B.F & THE A1 CREW, ainsi que LEGAL SHOT SOUND accompagné de la grande SISTER NANCY. Du gros DUB d’IRATION STEPPAS. KABAKA PYRAMID, CHANNEL ONE, KING ALPHA,

MUNGO’S HIFI FT, ASHANTI SELAH.

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Boatparty ! Et oui Outlook c’est aussi des boats party ! Si t’es pas trop fatigué de la veille et que tu as bien trop chaud dans ta tente, sauf si tu as la « Noir & Fraiche » ou ton camping-car, en ayant comme seul son une enceinte bluetooth avec une pauvre autonomie.

 

Va donc dépenser quelques kunas sur un bateau, pour aller voir les artistes de ton choix ! Le boat t’emmène sur l’Adriatique, là où tu as de quoi boire,comme seul vision le soleil, des îles à perte de vue, la mer, bref paradisiaque ! 

Pour nous cette année nous allons embarquer sur la boat JUNGLE, WARNING x BLADERUNNAZ the legendary DJ KENNY KEN, la dynamique DJ RAP, BLAZIN B2B AMA, STATIK.

 

 

DTB Supports Let It Roll : focus sur la Deep et la Liquid. by Hi33P

liquid let it roll

deep letitroll

Voici un petit programme DEEP & LIQUID, que l’équipe DTB te propose sur l’aérodrome militaire de Milovice en Tchéquie :

On commence ce jeudi 01 août, avec l’un des artistes qui est probablement le plus respecté du monde « D&B » pour ses productions intenses et novatrices. Il nous vient tout droit de São Paulo : S.P.Y mettra tous les junglists d’aplomb pour le festival dès 22h sur la Temple Stage.
Retour en Europe, direction Eve’s Garden Stage, pour un enchaînement de trois L.
Laissez-vous embarquer par les lourdes bass et tonalités soul de LSB et décoller ensuite sur les productions au dessus de toutes les tendances du néerlandais fondateur du label The North Quarter , Lenzman. On quitte ce jardin envoûtant sur le légendaire co-fondateur de Hospital Records et du label sœur Med School, vous l’avez deviné : London Elektricity.
En route vers la Portal Stage, pour finir en beauté ce premier jour de festival, Jeroen Snik sera derrière les platines pour te faire vivre l’expérience Icicle.

La suite de notre programme du vendredi et samedi se déroulera complètement dans le Jardin d’Eve.
On démarre fort ce deuxième jour avec peut-être le seul homme qui impressionne sur deux scènes musicales cousines. On dit souvent que l’amour et la haine ont une frontière fragile, c’est le cas du Dubstep et de la Drum & Bass. Heureusement Breakage est là pour réunir toute la famille et mettre tout le monde sur le même tempo. On enchaîne sur le show Dispatch 360 qui réuni Ant TC1 & DLR sur scène. La pression continue de monter avec un autre duo alliant le boss de Critical Music Kasra & InsideInfo, formant ensemble Circuits. On fini ce vendredi sur une révélation, Kirilviendra vous épater avec ses productions toujours aussi puissantes et rafraîchissantes.

Samedi, dernier jour pour ce Let It Roll, le voyage est lancé avec SpectraSoul, le duo anglais fondateur du label Ish Tchat Music. Ils ont l’art de vous transporter durant leurs sets dans leur univers mélangeant rythmes enchanteurs et lourdes bass. On change de continent avec l’indescriptible Dj Marky qui impressionne toujours autant sur scène, avec ses scratchs acrobatiques.
On clôture le programme 2019 avec l’un des responsables des tracks les plus dévastatrices et pourtant délicates du moment, on laisse vous donc rouler sur Skeptical

DTB Crew

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