Category: Le coin musique

Teaser Officiel : Dream Nation 2018 / Docks De Paris / 22 septembre 2018

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https://www.youtube.com/watch?v=n-KJ-WfSTSU&feature=youtu.be

C’est samedi et tu y croiseras The Driver, Ophidian, Hazard & Hype, Rusko, Modestep, Calyx & Teebee, LSD Live, Anime, Mad Dog ou Angerfist !

 

Podcast Exclusif – Ophidian (Dream Nation / Docks de Paris 22 septembre)

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Ola ola !

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Raver on a du beau, neuf et industriel pour toi! Le manitou Ophidian nous a gratifié, en vue de la Dream Nation Festival 2018 du 22 septembre aux Docks de Paris, d’un podcast exclusif. L’occasion de découvrir les sommités de sa sélection et la manière de construire un set, à la hollandaise.

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Tracklist :

1. The Blaster – Drop The Bomb
2. The Outside Agency & Ophidian – The Church of The Silence
3. Ophidian – Only One
4. Igneon System – Break The Rail
5. Ophidian – Dead Air
6. Wavolizer & Miss Hysteria – Fixed
7. Stereotype – Out Of This World
8. Ophidian & Ruffneck – So Many Sacrifices (NeoX Remix)
9. Synapse – L.O.M.P.
10. Ophidian – Running On Empty
11. The Outside Agency & Ophidian – The Return of The Silence
12. Angerfist & Ophidian – Nothing Is Real
13. Ophidian – Excalibur
14. Ophidian – Crime Passionnel (Miss Hysteria Remix)
15. D-Passion & Ophidian – Distortionation
16. Ophidian – The 909 Track

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Tracklisting en suivant le lien. Basshead, enjoy… Massive.

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Interview exclusive d’Ophidian avant la Dream Nation (22 septembre / Docks de Paris)

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Hello Ophidian, comment vas-tu ? En marge de la Dream Nation du 22 septembre, où tu te produiras aux Docks de Paris, se jouera le défilé de la Techno Parade, l’après-midi. En 2016, tu avais passé quelques disques, avec Ruffneck. On avait grandement apprécié!

 

Depuis deux ans, le nombre de collectifs hardcore qui y participe a augmenté, parmi les artistes plus techno. Comment avais-tu vécu du haut du char, cette Techno Parade 2016? Depuis ta dernière venue à Paris pour la Hard League avec Frenetek, en mai 2007, comment vois tu l’évolution de la scène hardcore française ?

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Jouer à la Techno Parade était une expérience bizarre. C’est fou de voir le nombre de personnes qui se rassemblent pour une manifestation si éphèmère ! Nous avons passé une très bonne journée. Tout le monde était dans une bonne vibe donc l’atmosphère était également excellente. L’évolution de la scène française a toujours était un peu différente de celle ici aux Pays-Bas. L’atmosphère des événements et la musique est autrement plus underground chez vous. Même aujourd’hui où le son Hardcore français est devenu vraiment populaire aux Pays-Bas, on ressent toujours une différence.

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Tu as un répertoire plutôt sombre et atypique, des influences presque oniriques… Dans « Middle Children » tu samples Tyler Durden de Fight Club, dans « Illusions», c’est Game Of Thrones. Puises-tu beaucoup ton inspiration, dans le cinéma et les oeuvres télévisuelles?

Y’a-t-il des films ou des séries plus récentes, qui t’ont vraiment mis une claque et donné envie de faire dans le passé ou prochainement des titres?

 

Effectivement, je tire beaucoup d’inspiration des médias comme le cinéma et la télé, mais aussi des livres et des jeux. Si je fais référence à une source ou lorsque directement je la sample, c’est toutefois généralement plus discret que pour les deux exemples cités. J’ai récemment éte inspiré par des jeux sombres, atmosphériques tels qu’« Inside ». Parfois, la manière dont cela se traduit dans mon propre travail est très indirecte.

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Ton son semble se démarquer des autres, par une approche parfois moins upfront, des ponts plus réfléchis, souvent des notes de piano et beaucoup d’harmoniques. C’est ce qui m’avait frappé et interpellé, à l’écoute de tes productions. Le combo avec les passages plus lourds et industriels fait vraiment mouche. As-tu suivi une formation poussée de solfège, que tu réutilises en studio pour aboutir à ce résultat? Ou est-ce ton passage aux Beaux-Arts d’Utrecht qui a eu cette incidence?

 

Ma formation portait plus sur l’aspect technique et théorique des choses. J’ai appris la production et la composition par des voies plus conventionnelles. Je pense que la combinaison de ces éléments que tu peux entendre dans ma musique est le résultat du mélange de divers contextes de ma vie et de mes centres d’intérêts (qui tournent souvent autour de l’écriture classique et moderne, les sons plus traditionnels et ceux à résonance plus actuelle).

Créer un impact émotionnel par la combinaison et l’opposition des ces éléments singuliers est fondamentalement ce que je recherche.

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Pour les fans de producteurs et sans vendre la mèche ou un secret, il y’a-t-il un synthé ou une machine que tu affectionnes, dans ton processus de production en ce moment ou que tu conseillerais, pour travailler les beats hardcore?

 

Je n’ai pas réellement de synthé ou d’effet fétiche. Comme dans mes récents challenges vidéo sur YouTube, j’aime commencer sans me fixer de méthode ou de point de départ. Il y a quelques plug-ins que j’aime utilise pour sculpter et cleaner mes sons, notamment parmi ceux d’UAD et Fabfilter. Généralement, je n’utilise pas d’effets spéciaux pour créer mes sons, juste beaucoup d’EQs, et peut-être un peu de filtering ou de saturation. Je n’aime pas lorsque les plug-ins en arrivent à trop s’imposer dans le son.

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Peux tu nous parler un peu plus, de ton avatar Meander? Un ami débarqué du festival Ground Zero me l’a évoqué, en m’en disant le plus grand bien.

 

Meander est le nom que j’utilise pour sortir de la musique dans d’autres genres que le Hardcore, souvent de l’IDM, de la Drum’n'Bass et du Breakcore, mais parfois aussi des sons plus chill. Il existe de nombreuses tracks non terminées et non-publiées pour cet alias qui trainent par-ci par là, et j’aimerai en sortir plus. Depuis le dernier album de Meander en 2014, j’ai juste été tellement pris en tant qu’Ophidian et pour d’autres boulots que je n’ai pas pu envisager de préparer de nouvelles sorties pour le projet. Ceci dit, j’ai tout de même discuté de certaines sorties et j’espère avoir quelque chose de prêt très prochainement.

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En 2018, et les années précédentes, l’actualité a plutôt été chaude, du côté du label, que tu co-signes avec Ruffneck, Enzyme Records. Une batterie de remixes de l’anthem « So Many Sacrifices» notamment ou des repress divers en 2016 et 2017. Peux-tu nous en dire un peu plus à ce sujet? Quels opus ou tracks retiennent particulièrement tes faveurs, parmi les 86 sortis?

 

Le dernier Hardez, le 86, sonne plutôt bien ! Je suis heureux qu’il y ait plus de ce type de sons sur le label. Les autres classiques sont pour moi l’album des Mindustries, les tracks épiques et mélodiques de Nosferatu, et bien sûr la série des Enzyme X, mais il y a tellement de petits joyaux dans le catalogue. Je suis également toujours fier de la plupart de mes sorties pour le label, mes trois albums y compris.

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Le 22 septembre, à la Dream Nation, tu te produiras aux côtés de Promo, Angerfist et pas mal d’échappés de la scène italienne, comme Mad Dog ou Anime. D’inspirations et de contrées différentes, le hardcore frappe souvent par la proximité et l’impression d’affiliation entre les DJ’s et producteurs, unis dans un même mouvement. Te réjouis-tu de partager à nouveau l’affiche avec ces allumés?

 

C’est toujours excitant de se retrouver avec les autres DJ’s et de traîner avec eux. Je ressens avec certitude que dans la scène Hardcore, les DJ’s sont plus ouverts et amicaux envers les un les autres. Il y a moins de médisance que ce que j’observe par exemple, entre des DJ’S EDM sur Twitter et compagnie. Nous avons probablement un sentiment plus frappant, combo d’appartenance et d’unité, liés à cette scène.

 Ophidian press 1 Credit Dennis Steinkamp ophidian

Merci énormément à toi, pour tes réponses à nos questions et pour la curiosité de nos lecteurs. On se donne donc rendez-vous devant les enceintes, le 22 septembre, aux Docks de Paris, pour une soirée qui s’annonce épique et métallique !

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-Bosco -

Nekuone pour la traduction

www.drumtabass.com

Concours : 5 places pour la Star Warz The North Quarter vs Ish Chat Music / 6 octobre – Vooruit (Gand, BE)

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banner star warz avec tous les noms à partager

Hello junglist,

L’affiche du prochain Star Warz est plutôt démente dans son genre : Calibre, Lenzman, Spectrasoul ou encore Commix… On vous propose de nous y accompagner, en mettant en jeu cinq belles places pour la soirée, qui se déroulera le 6 octobre au Vooruit de Gand.

Toutes les infos sur l’event ici : http://www.drumtabass.com/events/star-warz-presents-the-north-quarter-x-ish-chat-music/

Pour participer, rien de plus simple, envoie-moi tes noms et prénoms, à pierreboscodrumtabass@gmail.com, avant le 24 septembre. Nous vous enverrons un mail le 25, pour vous informer de votre gain !

Enjoy the bass and the sun again… 

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DTB Crew

 

Concours ! 3 jours pour remporter ta place pour la Roof 168 feat. Monty, Resistance, QZB, Silence Groove…

Affiche Roof 168

Affiche Roof 168

Ola Lille Rumble Crew !

Drumtabass te propose un concours express…

Tente ta chance pour remporter 2 places pour la soirée à l’Aéronef, qui se déroulera le 15 septembre à Lille. 

Pour ce faire, envoyez-nous un mail à pierreboscodrumtabass@gmail.com, avant le 12 septembre, date du tirage au sort. Les gagnants recevront un mail dans la foulée.

Infos sur l’event ici : http://www.drumtabass.com/events/roof-168-exclusive-drum-bass-event/

Bonne chance, Massive… 

 

Concours Dream Nation 2018 : Deux places en jeu !

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Hello raver, hardcore headz, junglist,

Drumtabass t’offre le privilège et l’opportunité de remporter deux sésames, pour le Main Event de la Dream Nation 2018.

La programmation dans son intégralité ici : http://www.drumtabass.com/events/dream-nation-festival-main-event/

Pour ce faire, rien de plus simple, envoie nous tes noms et prénoms, avant le 16 septembre, à l’adresse  pierreboscodrumtabass@gmail.com.

Le tirage au sort sera effectué le 17 septembre et les deux gagnants prévenus dans la foulée. 

Bonne chance à tous… Rave on.

https://www.youtube.com/watch?v=n-KJ-WfSTSU

DTB Focus sur Outlook Festival ! Croatia, Croatia…

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Déjà 8 ans que notre équipe a découvert ce qui est vite devenu notre bible de l’event bass music en Europe! Un vrai voyage en terre sainte des bpm, frottements et scratchs des vinyls.
Un somptueux mélange des plus grands artistes et collectifs du milieu, le tout sur un lieu plus qu’original et paradisiaque! Par quoi commencer?
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Peut être vous parlez de l’Adriatique, cette mer translucide qui jonche ce petit bijou, vous pourrez y apprécier tous les après-midis une performance d’un des rois ou reines de notre musique fétiche, le tout en barbotant dans l’eau ou en sirotant une caipiroska.
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Le Pacino Bar, à dix mètres de la plage et d’un des soundsystems résidents vous donnera l’impression de combiner fièvre rave et vacances hors Europe.
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Mais attendez… Que vois-je au loin? C’est un bateau qui traverse d’Est en Ouest les côtes du Brioni! Et oui, chaque jour un choix énorme de Boat Party vous sont proposés, à bord, facile: Drum and bass, Dubstep, UK garage ou encore Dub, il y en a pour tout les goûts.
Les plus grands labels marquent le coup, en vous proposant des line-ups qui n’ont rien à envier, au reste du festival. Celles-ci vous proposent d’embarquer, à tous les horaires de la journée, pour une traversée magnifique des îles et un trip musical en VIP, avec les plus grands DJ’s UK.
Nous détaillons plus bas, les boat parties à ne pas manquer, parmi plus de 30 proposées et pour lesquelles les réservations sont encore possible ! Elles sont d’ailleurs ici :
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DJ Hype Outlook Boat Party (2016)
La nuit tombe, passons aux choses sérieuses, le Fort Punta Christo, ce lieu exclusif où durant toute la nuit, va défiler la crème du UK garage, les beast heads du dub et quelques cadors de la scène drum’n’bass actuelle. On parle là d’un ancien fort militaire, tout en remparts, plus ou moins désaffectés.
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Les conflits militaires ne s’y jouent plus mais junglist, tu circuleras parfois dans des chemins de rondes, où la seule lueur à côté du mur d’enceintes, proviendra d’une meurtrière.
Tu graviras parfois les escaliers tortueux en colimaçon, pour rejoindre les bass Funktion One d’un gros collectif de Jamaïcains ou guerilleros londoniens ! Des moments rares, une sensation de jamais vu inégalée…

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Des scènes époustouflantes : mention particulière chez DTB, pour la mémorable “The Moat” : une douve délimitarisée du fort. Un fossé enclavé où nous avons vécu nos meilleurs souvenirs sur le front du Outlook.
Nicky Blackmarket, Hazard, Randall s’y sont déjà produits. Et après quelques années, les souvenirs sont aussi intenses, tant l’expérience est atypique et le lieu monumental et en même temps intimiste, comme une catacombe XXL niveau moins que zéro.
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The Moat (de près)
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The Moat de plus loin (sur la gauche)
Côté programmation 2018, nous loucherons vers plusieurs artistes cette année.
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Pour ceux qui auront la chance d’être sur place pour le concert d’ouverture dans un amphithéâtre d’époque de Pula : Bonobo, notre chouchou bad boy grime Wiley, David Rodigan, accompagné des cuivres et cordes du Outlook Orchestra se succéderont, parmi d’autre surprises.
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A 2000 Years Amphitheatre for the Opening Show…
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… of the Outlook Orchestra and his guests !
Ta boussole s’affole, Trois directions :
Pour les soldiers de la drum’n'bass, il y’aura le titan de Ram Records Andy C, les cadences infernales de Break ou l’efficacité du digital soundboy Shy FX . DJ Hype et MC Eksman vous préparent un set tonitruant, les mecs en forme de 2018 .
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Une scène sur la jetée… The Port
Notre coup de cœur se jouera le vendredi, avec la Garden Party des 25 ans du label de Bryan Gee, V Recordings.
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Le sémillant Serum, qui fait fureur en Europe avec les Kings Of The Rollers, fera bourdonner vos oreilles, avant l’impact et l’ouverture des valves du set du gangsta Dillinja.

La maestra de Marky aux decks puis côté liquid, le duo Artificial Intelligence, qui vous fera voyager dans le crépuscule avec leurs mélodies suaves. Ce qui se fait de mieux en ce moment avec Calibre et MC DRS (eux aussi au menu!) .
Ne ratez pas le show de Safire, prodige deep australien qui avait renversé la Moat il y’a quelques années !
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Sinon, vous reprendrez sûrement une tranche de dark, avec les très costauds producteurs Spectrasoul, Skeptical ou encore la venue de One87, organisateur des soirées prestige Star Warz belges.

 
Pour les habitués du Outlook, la prog 2018 hip/hop grime envoie cette année. Nadia Rose présentera son nouvel album. Tombez amoureux des lyrics de la rappeuse londonienne, avant de vous faire éconduire de la scène d’une virevolte street : une vénère douée, en fringues de marques.
Côté gal, On notera également la présence de la volcanique Lady Leshurr.
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Découvrez ou kiffez le flow de la fine lame de Camden, le prodige Ocean Wisdom.

 
Dans les inédits, une place réservée au bassline de choix : Darkzy, Skepsis ou Notion . Des boucles à consommer sans crampes dans les jambes, pour pouvoir jumper au milieu des colliers à fleurs.
 
Parmi la scène dubstep, vous aurez la chance de profiter de la venue rare du duo Digital Mystikz, au complet, Mala ET Coki. Mais aussi de la folie malsaine de l’alien tokyoïte Goth Trad.
Optez pour un zeste de garage trueschool avec Zed Bias.
A moins que vous ne préfériez sombrer dans le darkness grime et le chanvre des tréfonds urbains, avec le duo Kahn & Neek.
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Goth Trad / Kahn & Neek
On concluera ce panorama avec un rapide coup d’oeil sur les boat parties encore disponibles (même si il est parfois encore possible de trouver un sésame sur la jetée le jour-même!) :
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Une Boat Party du Outlook (cette image n’est pas notre propriété)
Une platrée de tes French Drum’n'bass serviteurs : à l’abordage avec la Forever Dnb x Hyperactivity Music, où tu croiseras la pêche du marseillais BRK, la sélection ensoleillée d’Elisa Do Brasil, Ant TC1 ou le bresilero SPY.
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Pourquoi ne pas rester à flots avec la Navycut, où se succéderont capitaine Jack Sparrow plus aiguisé que jamais ou J Kenzo ?
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Ou alors le charme du dub et du reggae, avec Iration Steppas et le bagout d’OBF et Charlie P ?
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Embarquer sous la bannière de Symmetry Recordings, avec Break et Spectrasoul?
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Tu as ton plan de navigation, plusieurs caps, maintenant enjoy junglist, skanker, Vagabundz des Bass. Croatia, Croatia! Et ramène nous des souvenirs .
Paco & Bosco

Made In Belgium With Love : Dour 2018 .

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Dour 2 visuel

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CLIQUEZ SUR LES LIENS EN ORANGE, POUR AVOIR ACCES AU SON DES MORCEAUX ET TRACKS !

Made In Belgium With Love!

Claire, colorée, festive, industrielle aussi puisqu’elle figure sur des containers. C’est par cette maxime au houblon, que nous accueille Dour, 29ème millésime !

Nous avons fêté nos baccalauréats ici, certains démarrent leur été depuis 18 ans, par une virée sur La Plaine De La Machine à Feu. Trac gagné par l’excitation, avant de jeter un œil au total relifiting. Cette année les scènes ont été repensées, pour une fluidité indéniable. Le résultat est assez chanmé. Noyé sous la foule d’un public plus nombreux, les deux dernières éditions dénotaient. La sensation de se trouver dans un énorme parc d’attractions et de concerts, dossard d’un marathon pour rejoindre une scène à une autre, est oubliée.

Situées près des éoliennes, les scènes ont gardé leur identité, mais se sont regroupées autour d’un noyau, cerclées et délimités par des containers taggués au pastel. L’effet industriel rappelle les meilleures raves outdoor de Rotterdam , la proximité des scènes renforce l’effet soundsystems et rassemblement. Un aspect très bien géré, d’autant que les sons des diverses stages ne se chevauchent pas.

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Le festival commence fort, avec une prestation remarquée, sous le soleil couchant, de Modeselektor & Pfadfinderei, qui animent les frimousses technoheadz sur la piste. DJ Premier prend son rôle de tête d’affiche du credi (RIP M. Le Président) on ne peut plus au sérieux. De lourds accords parfois oldschool, parfois soul, toujours puissants : la légende en met plein la vue, les streetboys plein les poumons.

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L’affiche a tapé dans l’électronique, avec une programmation très techno et musiques électroniques. La Balzaal elle aussi a fait sa mue.

Aux commandes d’une espèce d’astronef, on observe le back to back de Joe Ford & Frankee . Moins monumental, le vaisseau rave music a un rendu plutôt plaisant.

Junglists au sourire héberlué croisent quarantenaires hagards en mal de beats house et acid. Le back to back des DJ, sonne fort RAM Records, le label d’Andy C.

Deux influences dans ce set assez plaisant : parfois des nouvelles exclus sunlight et vocales, pour basculer sur du old school efficace, comme le « Fly Away Home » de Concord Dawn.

Plus trapu, Ice 3 commence à poser quelques phrases, en innondant le public et les réseaux sociaux de selfies.

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Les junglists flamands, comme dunkerquois, affluent en masse pour le début du set de Macky Gee. On repère un ami, que l’on nommera Courtois (le côté râleur), qui n’adhère, mais alors pas du tout à la corrida.

«  Horrible, pour jouer de la ducasse pareil, je lui propose de partager sa loge avec Mr Oizo, au Tomorrowland ».

En effet, on est passé à un autre registre. Macky Gee envoie de coriaces patates aiguës, qui ravagent le dancefloor. ICE 3 hurle à la lune comme un wisigoth. Les jeunes massives s’en donnent à cœur joie sur le radical « Space Hopper » en rebondissant de plus belle, soulevant des nuages de poussière.

L’anglais devrait s’essayer aux séances de fitness jump up, car sur le remix « Black Widow » tout le monde est chorégraphié. Le décompte, en français dans le texte s’il vous plaît, de 1 à 10 de « Techno » de Dimension, donne le la, entre tournées de bières offertes.

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Jeudi, day of drum’n'bass, ça fleure bon les souvenirs ! On cherche longtemps un ancien membre du collectif, au départ du trio des assassins de la Eatbrain League. Jade, Agressor Bunx et L33 livrent une performance assez académique et peu surprenante, mais diablement bien préparée. On doit aimer piocher dans les skeuds de Technique Recordings dans l’équipe . Le VIP de « Caterpillar » de Bassline Smith ou la track « Shutdown » puisent dans nos cervicales .

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Mefjus  cisaille le pit, avec le scalpel « Suicide Bassline », sort de son bac les nouveautés du dernier album et prépare le terrain pour le comte DJ des Black Sun Empire. La grosse claque dark du festival, alors que la nuit noire gagne les terrils.

Multiplex MC  égaye de rires démoniaques au micro, un set possédé. On se croirait échappé d’une compilation Thunderdome, où le tempo devient plus frénétique, pour accoucher d’une messe noire sur le remix de  Killbox « The Veil », pull upé deux fois par le savant fou hollandais, la lune bien haute dans le ciel.

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On aura entraperçu Noisia, qui agite ses decks avec brio, entre anciens tracks et plus récents, comme l’ « Asteroids ».

Le vendredi, la seconde rafale drum’n'bass viendra du show des vizirs malfaisants Audio & Ed Rush. Bourrin à souhaits, Audio y va avec une fougue inhumaine, sur les cris d’agonisante créature de « Clickbait ».

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Ed Rush recadre, par des suées alien jungle de « Shoreditch Shuffle », nous ramenant à de l’ambient d’hangars désaffectés. Les petites lunettes rondes d’un ancien du bahut, venu pour le duo, encaissent le cataclysme.

Verdict sans appel, pronostic validé, pour le Pleasure Palace de la drum de Killbox !

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On se sera attardé également sur d’autres bpm, même si la programmation n’était pas autant variée cette année. L’un des moments forts et irréels du festival : le double géant androïde des Chemical Brothers, qui tel un kaïju, monstre du cinéma japonais, danse dans le tempo, sur les écrans de la plaine et la nuit belge. 10 ans après, les longs cheveux d’un des deux artistes ont fait place à un crâne rasé. Cela tombe bien, chez Drumtabass, on a suivi la même influence. Le set est constant et réalisé avec perfection.

On constate également avec plaisir que le problème du son qui se perdait de la Last Arena, des années précédentes, a enfin été résolu. Bravo à la team Dour, de n’importe quelle position dans le public, on est transportés. Subjugués même, sur « Hey Boy Hey Girl » ou le bollywood « Galvanize ».

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Le hip-hop conscient simple des TSR Crew  nous a ravis aussi . Cône à la main, whisky coca dans l’autre, mais avec toujours de la place pour le micro, les français se taillent une belle place au soleil. Même notre ami Courtois y trouve son compte.

Le live vivant musicalement et scéniquement parlant de Juicy  fait office de bonne surprise. Le stoner instrumental des écossais de Mogwaï, toujours aussi prenant aux tripes, verse une liqueur de rock dans une ambiance tamisée électronique.

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D‘autres têtes d’affiches divisent. Booba , jouant la tête à claques, le Duc de Boulogne ne chante pas vraiment sur les quatre premiers morceaux. Il est venu habillé en Air Max 97 et en sapes Gucci rose et s’arrose le gosier de lampées de son whisky D.U.C . , en piquant les footeux marseillais.

Pas assez sérieux pour certains rudeboy, qui prennent le large, le public se divise. Etrangement ambivalent, la suite du concert gagne en intensité, comme sur le ghetto trap « Gotham », ambiance L.A. et lumières violettes. Le public belge récite en choeur quasi toutes les paroles d’une set-list pourtant exigeante, remplie de nouveaux morceaux.

Le mastos lance ensuite les cordes pincées de kora sénégalaise de « DKR » , morceau polémique et peut être le plus subtil sur l’Afrique, ses clichés et ses travers. La fin du concert tisse une mine béate sur la foule, qui en redemande.

En flânant les autres jours, on aura énormément apprécié le show live techno de Stephen Bodzin . Comme un souverain sur son trône, encadré de trois claviers, certaines boucles résonnent encore et ont fait côtoyer d’autres galaxies à Dour.

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Le lien de la vidéo n’est pas notre propriété.

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Dour c’est aussi un crépuscule qui est parfois trop vite gagné par l’aurore et le lever de soleil.

Dans le rayon des volées musicales, on retiendra la chill house de Chicago d’ Honey Dijon, sur fond d’oasis rave et astres couchants. Tout comme la pêche techno et disco de The Black Madonna, qui vit son live, sans fioritures, ainsi que l’efficacité inébranlable du duo Soulwax.

On retiendra aussi les mâchoires serrées et le live habité final de Manu Le Malin, qui n’a eu cesse de nous coincer en sombres accolades indus, pour basculer dans le plus sordide des hardcore, au fond de la Caverne d’un Platon, en fin de vie.

Moins technomanes, le set acid de Dax J  nous a pourtant convaincus, sous les conseils d’un DJ, qui s’est présenté sous l’appellation « ourson ».

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On a moins aimé l’ambiance trop cosy et propre Boiler Room d’AZF, que l’on préfère devant un gros mur d’enceintes.

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Au repliage de la tente, c’était une belle épopée, dans un no man’s land belge, qui n’a pas perdu sa passion. Au contraire, la juxtaposition de la cité de containers et de scènes, avec les éoliennes, amène un effet underground et plus musique indépendante des plus appréciables.

Pour améliorer l’expérience du festivalier, dans cette parenthèse enthousiasmante, même si des menus sont apparus, il faudrait peut être appuyer sur la qualité des foods. Pour recharger les batteries, des meals plus frais, peut être moins de grillades entre deux shows, et hop, vous avez un junglist retapé, qui tiendra cinq jours.

Le festival se met à la page, laisse entrer la modernité, comme ces accès, qui nous donnent l’impression de pénétrer dans le metro. Mais ce nouveau cap offre une circulation aérée, une insonorisation réussie entre les scènes et une expérience grisante. Le parking, qui était un point noir épineux et faisait vite redescendre, ne pose plus problème dans cette configuration. Un incroyable bol d’air en quittant la Plaine !

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A l’année prochaine pour les 30 ans de notre festival chéri, avec on espère plus de surprises à l’affiche !

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Les photos sont prises par notre cher Paco 

Vous pouvez les retrouver, dans leur intégralité, ici :

Photos 

report par Bosco & Hi33P – www.drumtabass.com

Focus sur …. Let It Roll 2018. Le coup de coeur de Paco venu de l’Est !

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Qui n’a jamais rêvé de se retrouver sur un tekos du 1er Mai, en République Tchèque et 100% Drum and Bass! Let it Roll l’a fait! Voilà maintenant deux éditions que tes journalistes Dtb’ se bougent sur ces terres hostiles afin de swinguer sur les meilleurs set des artistes mondiaux de la scène Drum!
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Bus Party Let it roll 2017!

Cette année on refait le déplacement, pourquoi?

-Tout d’abord ce qui saute aux yeux pour ma part c’est la motivation et les sourires d’un public de l’Est plus motivé que jamais a sauter sur ce style de musique qu’il affectionne tant!

-Second point je dirai bien évidement le line up complètement dingue, tu ne sais plus où donner de la tête, c’est même limite trop pour un fan du style comme moi : à se tirer les cheveux et surtout les oreilles!

-Troisième point: les installations sont justes complètement folles, tu peux trouver trois scènes énormes avec des jeux de lumières et des scénographies plus impressionnantes les unes que les autres! Tu es agrémenté autour, de petits chapiteaux, qui te ramènent quand même à la poussière et la “schlaguerie” de tes plus belles teufs d’enfance! Et enfin le plus important; les Systèmes Sons sont justes complètements fous et réglés au poil. En général on appréciera la qualité de chez nos amis anglais “Funktion One”!

-Quatrième et dernier point: La nourriture proposée sur le site! Cela paraît bête mais quand tu sors de Dour Festival, tu comprends pourquoi je m’attarde sur ce point! Au menu plusieurs mets te sont proposés : ça va des classiques falafel, burgers ou pastas cuisinés… aux spécialités plus de l’Est comme une bonne choucroute, goulash ou encore saucisses bien de là-bas cuisinées à leur sauce! Le tout à des prix très abordables et sans changements depuis plus de trois ans!

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Mc @ Titan Rec’ Night Let it Roll 2017

 

Après t’avoir parlé des bons points du festival on va se tourner vers le line up, inutile de te dire que si tu n’aimes pas la drum and bass: “Dehors!”. Et oui malheureusement cet event est principalement tourné vers un seul et unique style, tu as quand même une petite scène éclectique si tu as dû à ton insu, accompagner un ami farouche comme moi de cette vibe à 175bpm!

timetable let it roll

 

Timetable Let it Roll 2018

Chez Dtb on a décidé de te faire une petite liste de nos coups de coeur présents sur cette édition:

  • Black Sun Empire ( Coup de <3 @ Dour Festival 2018)
  • Rockwell
  • Friction – Classic set (Coup de <3 @ Outlook Festival 2017)
  • Bcee
  • D-Bridge b2b Skeptical (B2b à ne pas rater!)
  • Dj SS
  • Emperor
  • Bobby (La flèche montante d’Empire recordings, coup de <3 qu’on ne ratera pas chez Drumtabass)
  • Jump up Night with Kings of the Roller, Logan D, Turno, Majistrate, Hedex, Annix, Nu Elementz
  • Spectrasoul
  • Phace & Misanthrop
  • Eatbrain League – Jade b2b Agressor Bunx b2b L33 ft Coppa (Coup de <3 @ Dour Festival 2018)
  • Enei b2b Kasra
  • Break (Coup de <3 @ Boomtown Fair 2017)
  • B Complex
  • Killbox (Coup de <3 @ Dour Festival 2018)

mainstage let it roll

Mainstage Let it Roll 2017

 

Voilà, tout ça c’est dans deux semaines! On espère vous y capter pour taper du pied avec nous! En plus il reste toujours des pré-ventes pour l’event!
Paco, Dtb Crew ;)

Dour Festival, la surprise de la 30ème édition, une nouvelle map, même localisation, meilleur accueil, agencement différent !

dour 2918 MAP

dour éoliennes 1

©Laetitia Solimando

Dour a fait les choses en grand et pris en compte les considérations de ses festivaliers et indigènes raveurs depuis des années…

Cette année, le festival fête sa trentième édition et qui dit 30ème édition, dit nouvelle Map ! 

Les concerts et DJ shows ne se tiendront cette fois pas bien loin de ta terre promise de La Machine à Feu, qui arborera d’ailleurs une revenante : la Roue de Feu qui a tant de fois servi de points de rendez-vous aux massives… Juste en contrebas des éoliennes! 

Les chapiteaux ont été repensés, avec en première ligne, une Nouvelle Boombox et une inédite La Petite Maison Dans La Prairie, repensée.

Des foodtrucks plus variés font leur apparition, le camping et les commodités seront plus présentes (nouvelles toilettes, nouvelles douches plus nombreuses…) 

Le parking prend place au spot réservé anciennement aux campings.

Le mobilier d’accueil et les chapiteaux vous réservent également des surprises.

dour 2918 MAP