Category: Le coin musique

Focus sur … Fourward @ The Wire #2 – Aéronef de Lille – 3 juin

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[THE WIRE présente] FOURWARD.
2007. Cette année-là, 4 potes se retrouvent dans la banlieue de Vienne en Autriche. Tous présentent la même anomalie génétique qui les rapproche tant : la Drum & Bass coule dans leur veines. Fourward est né.

Bad Co, Noisia, Ed Rush & Optical comptent parmi leurs influences respectives. Mais chacun apporte avec lui une myriade d’autres styles musicaux qui va faire la richesse et le succès du groupe. Ils se refuseront d’ailleurs toujours à se cantonner à une étiquette en particulier. Versatiles Fourward, qui parcourent toutes les facettes de la Drum & Bass avec une prédilection marquée pour la neurofunk et les synthés qui claquent.

Un conseil, allez jeter une oreille au fameux « Steady State » [AudioPorn Records, 2012], à l’intemporel remixe de « Alone », le morceau de The Upbeats [ft. Tasha Baxter, Vision Recordings, 2013] ou, plus récemment, au tranchant parfait de « The Storm » [Shogun Audio, 2016, ft. Linguistics].

Membre à part entière de la « Shogun Family » où ils officient aujourd’hui en signature exclusive, ils seront à Lille pour fêter avec vous a 100e sortie du label aux côtés de Icicle, Skittles et Hard Bass Dealers. On vous a dit que c’était à ne pas manquer ?

À écouter tout de suite :
« Reflections » [Jacob Plant, Fourward Remix]
https://soundcloud.com/…/reflections-feat-example-fourward-…

FOURWARD @ THE WIRE
Vendredi 03/06/2016 – L’Aéronef, Lille
Tickets: http://bit.ly/1XJ2sXWhbd1

Drumtabass presents : Focus on Boomtown Chapter 8 / [Festival- 2016]

Quelques photos pour vous donner un panorama et des idées de l’édition 2015 :

Benjamin Paul_Lions Den Daisy B_Bang Hai Palace

Daisy_Brasington_viewpoint_atmos-2 Jody Hartley_Bang Hai

Jody Hartley_Parade Old Mines_ Scott Salt

Paint Fight_Scott Salt Tom Martin

Wild West_ Cal Tristan

Drumtabass te propose de découvrir la programmation de tous les districts du fiévreux Boomtown, session 2016 !

Ska, hip hop, bassline, hardcore, arts de rue, drum & bass, techno, garage… Il y’en a pour tous les goûts.

9 Districts, 9 ambiances… http://www.drumtabass.com/events/boomtown-chapter-8-the-revolution-starts-now/

Boomtown-PRINCIPAL FLYERSD5-Poster-Final

Trenchtown-FINAL Boomtown-2016-Posters--Sector-6-FINAL

De quoi te donner l’envie de culminer outremanche, pour une virée vers l’Etat du Boomtown Fair : capitale des soundsystems et place forte des concerts made in UK !  ;)

 

 

 

DJ Hi33P – Let’s go back to 2015 – Mix

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Un nouveau mix qui balaie avec virtuosité et bpm, toutes les sorties qui ont fait jumper les massives en 2015 et dans les soirées de ce crû très riche.

Bad Boy Hiep aux platines, pour votre plaisir.

Junglist, jette une oreille, lance ton pas de danse ou ton autoradio. Have a good trip…

Drumtabassement votre

 

https://www.mixcloud.com/george-abidbole/drumtabass_present___lets_go_back_to_2015___mixed_by_hi33pdj/

 

DrumTaBass_Present___Let's_Go_Back_To_2015___Mixed_By_Hi33pDj

Glaston’Dour 2015

live report

live report

 

Une myriade de pures photos de tous ces concerts, également bientôt visibles sur www.ouikeed.com !  

 

Cinq jours de festival au programme cette année, avec l’ajout de concerts le mercredi, réservé aux acharnés qui s’arrachent les premières places du camping A. On a commencé encore plus tôt, en passant poser quelques pas devant les papys du funk de Kool & The Gang la veille, à Valenciennes.

 

MERCREDI 15 JUILLET

 

Jungle entame donc les hostilités, avec des cuivres à gogo moyennement groovy. SBTRKT réhausse le ton, de leurs nappes dubstep bien plaisantes. Mais c’est bien le duo 2 many dj’s, en forme olympique, qui va  enflammer le dancefloor. Des passages new wave, de l’electro bien sentie (« Poney Part 1 » de Vitalic, découvert pour beaucoup justement à Dour !) et même de la britpop défilent. Quelques hooligans de Chelsea, aux allures de vikings norvégiens, auraient préféré du Oasis que du Supergrass pour finir. Tant pis on optera pour la Jupiler.

 

LE SON DU MERCREDI :

 

Vitalic – Poney Part I : https://www.youtube.com/watch?v=4Fpj4YTyR-k

Supergrass – Alright : https://www.youtube.com/watch?v=fwjXgskUN50

New Order – Blue Monday : https://www.youtube.com/watch?v=FYH8DsU2WCk

 

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JEUDI 16 JUILLET

 

Le camping se réveille au son des cornes de brume des noctambules pas encore couchés. A Dour, on a mangé le coq et avec de la sauce andalouse. Quelques uns utilisent les pains hamburgers coriaces pour enfoncer les sardines de leurs tentes. Chacun s’échauffe à sa manière.

La première stupeur vient pour nous à la découverte du site, sur les bpm de Kasra. La scène Redbull Balzaal a mué. Plus proche du terril, la plaine à ciel ouvert, ornée de quatre énormes piliers de son, peut désormais accueillir 10 000 festivaliers. Le son est monumental, on circule aisément dans ce qui ressemble à un surréaliste temple drum’n’bass. Seuls les visuels un peu discount nous rappellent que c’est Redbull et non pas Blade Runner.

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(Photo / Dour Festival Facebook)

Le back to back entre Maztek et Emperor prend les manettes. La claque se confirme : les réglages sont au poil. Le set bien catchy, nous confirme tout le bien qu’on pensait du jeune italien de Renegade Hardware. Les successions de Emperor sonnent un tantinet moins fluides, mais des tracks comme « Three Point Zero » déchaînent l’assemblée.

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L’année dernière, on s’était plaint du jump up, servi jusqu’à l’indigestion. Après deux heures à avoir transpiré sur le dancefloor, la dark et le neurofunk se portent bien eux aussi. Le brésilien BTK, en feat avec Optiv, éclabousse de son groove, dans une sélection qui va piocher dans les vieux bacs à skeuds. La voix démoniaque de « Son of Nitrous » des Bad Company résonne encore dans le crépuscule.

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Place ensuite à l’auguste Omar Souleyman (alias Omar Foul’Neiman, pour un italien fan de tuning visiblement). Les gazelles ne sont pas de la partie, mais l’electro-raï de l’ovni syrien contamine la Petite Maison Dans la Prairie. Assaillie par les ravers en djellabah, la scène ressemble d’ailleurs plus au Petit Mariage Kabyle en Algérie pendant « Warni Warni ». Souk sous acides, le show de l’émir restera longtemps notre plus grosse impression du festival.

Le duo de Brighton à la mode des Prototypes nous sert un set sans surprises, où la bombe « Lights » tient une place de choix. KRS One se démène au mic, flow encore irréprochable malgré les années, jusqu’à  en faire grimper les thugs sur les pylones de la Boombox.

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De nuit, la Balzaal devient un vrai fief, dédié au carnage des musiques électroniques.

Le duo des cadors Ed Rush & Optical embrase les anciens junglists comme les plus jeunes casquettes, avec des montées virales, sur le drop de « Collision » d’Audio ou autres « Chubrub ». Icicle, dans un style plus syncopé et moins dansant, nous casse un peu les jambes. Etat optimal, corps dévasté, pour mourir sous les crampes pendant le hardcore racé de Radium. Le français a mis au placard sa batterie de remixes pour revenir aux tunes qui décapent le parquet, ça tombe bien, la Cannibal Stage en a besoin…

LE SON DU JEUDI :

Emperor – Monolith : https://www.youtube.com/watch?v=IoQYLKY_1G0

Maztek – Three Point Zero : https://www.youtube.com/watch?v=7r33rYb_Hy0

Omar Souleyman – Warni Warni : https://www.youtube.com/watch?v=lVlgMEFu1PI

Bad Company – Son of Nitrous : https://www.youtube.com/watch?v=xH5ZgJVKFOk

The Prototypes – Lights : https://www.youtube.com/watch?v=o0-HicFSCxM

Audio – Collision : https://www.youtube.com/watch?v=4hEY7ef0VgQ

Ed Rush & Optical – Chubrub : https://www.youtube.com/watch?v=VdfHsyGizQ4

 

 

VENDREDI 17 JUILLET 

 

« Est-ce que quelqu’un m’entend ? Je serai tous les matins sur le terril à 11H ». Les SOS au mégaphone pleuvent sur le camping, mais il y a encore trop de bouteilles pleines pour pouvoir les jeter à la mer.

On démarre l’après-midi avec le « rap » versaillais du Klub Des Loosers qui aujourd’hui n’a pas volé son pseudo. Pour le coup et étant plutôt fans, Fuzati irrite et le liveband derrière semble sorti d’un ascenseur.

On se sauve vers la Cannibal pour le show des routards de Dour : Lofofora. Reuno a la niaque et vanne les slammeurs au poppers « ça va te faire te chier sur tes pompes, mon pote ». Les toulousains ont pris de la bouteille, mais en gardent dans le slip : ce sera massivement du gros punk et les nouveaux morceaux qui seront mis à l’honneur. Le groupe rend un hommage émouvant au chanteur de Parabellum et reprend « Le Port d’Amsterdam » dans une version keupon que Jacques Brel n’aurait sûrement pas renié, après avoir vomi. Pour notre 13ème  concert de Lofo, on ne boude pas notre plaisir sur les coups de tambour du « Fond et la Forme » et la double pédale de « Justice pour Tous ».

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Le superband Tony Allen Review est parfait pour profiter du coucher du soleil. Rêve éveillé d’entendre la voix de Damon Albarn chantonner, les yeux écarquillés comme un gamin derrière son piano. Plaisir de voir le frontman de Blur, vêtu de son plus beau polo briton, s’amuser à expérimenter de nouveaux sons jazz satinés. Le timbre légendaire d’Oxmo Puccino sur une version revisitée de « L’Enfant Seul » lance des vocations parmi les premiers rangs.

On change radicalement de registre avec le musclor Kaaris qui vient du « 9 … 3 » comme il s’acharne à nous le répéter. Certains aventureux tentent quand même de sniper le colosse avec une bouteille de Fanta. Kaaris oublie de débrancher le vocodeur pour saluer les belges. Mais on lui pardonne, nous on est venus pour sa poésie : « On te casse le cul // et on le répare ».

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C2C jouent les orfèvres du turnablism, même si des bad boy des favelas de Lille préfèrent leurs projets solo. Passage éclair à Adam Beyer, tant la Balzaal prend des allures de bousculades du Titanic, avec la foule venue pour le techno.

c2C

La drum’n’bass, Subfocus ? Il t’en fait du gaspacho. L’anglais nous sert une bonne soupe assaisonnée, mais peu épicée, où ses tracks les plus liquid passent au moulin. Mais ce n’est pas pire que DJ Fresh, qui pour le coup est passé carrément du côté obscur. Bientôt dans les prochaines pubs Coca Cola !

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Le barbu métalleux de Pendulum tient ses promesses. Des morceaux des années 2000 comme « Blood Sugar » ou « Fasten Your Seatbelts » mettent un peu la fièvre.

La nuit se conclue en beauté, avec les caméléons de Noisia. On est toujours admiratifs de leur capacité à s’adapter aux courants musicaux. Après une période drum’n’bass bien sentie, une techno maîtrisée, les bataves nous servent un set complexe mais mixé divinement, où se côtoient trap, featurings avec Dope DOD notamment et accélérations nerveuses. « ça c’est encore Audio » me souffle un blond étrange, qui mime des coups de couteaux tout en jumpant.

 

LE SON DU VENDREDI :

 

Lofofora – Justice Pour Tous :  https://www.youtube.com/watch?v=_TYJWv2vatg

Lofofora – Amsterdam : https://www.youtube.com/watch?v=IzGSQKfA0Z4

Oxmo Puccino – L’Enfant Seul : https://www.youtube.com/watch?v=d40sUi3oW_o

Kaaris – Dès le départ : https://www.youtube.com/watch?v=7X5b76mdD84

Pendulum – Blood Sugar : https://www.youtube.com/watch?v=JM07HYSGVho

Pendulum – Fasten Your Seatbelts : https://www.youtube.com/watch?v=UINhE8L1yXg

Two Finger feat Noisia – Salah : https://www.youtube.com/watch?v=Krx2FT5dfBg

 

 

 

SAMEDI 18 JUILLET

 

Les batteries sont rechargées pour l’esclandre à venir, sur la Cannibal. Le frontman de Terror, actuellement malade, est remplacé par leur furibond bassiste. Le gueulard harangue le pit et arbitre les rixes entre bandes de Los Angeles (avec Terror) et gangs du Connecticut (avec Hatebreed ensuite). Les maillots de basket US sont de sortie, les air max vrillent dans les airs : deux claques grandioses et solennelles. Même si le timbre de voix est différent, le chanteur s’en sort bien et claque une prestation de haut vol, sur « Overcome » ou « Always the Hard Way », repris en chœur par le public furax. Même constat pour Hatebreed, en walkyries nocturnes, qui dérouillent encore tout sur le passage. Des visages se transforment dans le pogo, en headbangant furieusement sur « I Will Be Heard ».

Entre temps, le lutin de Playaz, Hazard, fait bien les choses. L’habileté aux decks est déconcertante. On s’éloigne parfois du jump up concis, pour virer vers des mutations trap ou neuro, dans un set plus subtil qu’il n’y parait. L’anglais met tout le monde d’accord sur l’agité « It’s spelled PIMP » de Modified Motion et lève un tourbillon de poussière avec sa dubplate « Darkside remix ».

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Le compte à rebours du logo Full Cycle lance l’un des shows les plus attendus : Roni Size Reprazent. Frissons pendant que l’anglais égraine une à une, les pires salves jungle de Bristol que tu as pu entendre de ta vie. Tentés de croire que c’était une fausse bonne idée de programmer la formation en chapiteau, le résultat est pourtant bluffant. Basse et violoncelle sur scène, se mêlent aux frasques électroniques du producteur. La voix suave d’Onalee sur « Lucky Pressure » allume des briquets. Dynamite catalyse les massive : « Dirty Riffs, Dirty Beats, Dirty samples », tu m’étonnes !

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Andy C prend le relais, en même temps qu’une pluie apocalyptique se déverse sur la Plaine de La Machine à Feu. Le magnat de RAM Records compresse les morceaux vocaux, avec une rapidité effarante. Les combos sont nickels mais on est un peu frustrés de n’entendre que bribes d’anthems comme « Airplane », au sacrifice de la technique. « Whipslap » de Dimension, met aux anges les milliers de ravers de la Balzaal, depuis quatre jours déjà.

Photo Axel Pics

(photo : Axel Pics)

On termine avec les rewinds et beats scratchés hip hop US de J Rocc, qui balance déjà du Snoop Doggy Dog et du DMX pour échauffer les trempés du ghetto pour dimanche.

 

LE SON DU SAMEDI :

Terror – Overcome : https://www.youtube.com/watch?v=HVJoSgQS4mY

Terror – Always the Hard Way : https://www.youtube.com/watch?v=XGR0jtA6NXg

Hatebreed – I Will Be Heard : https://www.youtube.com/watch?v=BG5N9nBsiE4

Roni Size Reprazent – Lucky Pressure : https://www.youtube.com/watch?v=zkWBrbAyNCU

Roni Size Reprazent – Dirty Beats : https://www.youtube.com/watch?v=Kb9HACLDTwk

Roni Size – Brown Paper Bag : https://www.youtube.com/watch?v=cwI0gbGEyuI

DJ Hazard – Darkside Remix  : https://www.youtube.com/watch?v=tsIbj0r0uQM

Modified Motion - t’s Spelled P.I.M.P. : https://www.youtube.com/watch?v=D02LpKAmvg4

Subfocus – Airplane : https://www.youtube.com/watch?v=dLDrqCgDVsE

Andy C – Heartbeat Loud VIP : https://www.youtube.com/watch?v=CizqApSwfjQ

Dimension – Whipslap : https://www.youtube.com/watch?v=-Y3COcranZQ

 

 

DIMANCHE 19 JUILLET

 

« Il paraît que Lauryn Hill a volé un rouleau de papier toilette  dans les douches, raison de son retard hier. »  Les scoops tombent ce matin.

 

Skepta n’est (encore) pas là, mais son brotha JME nous le fait vite oublier. Une demi-heure de set où l’anglais ne lâche pas le micro, pour une prestation grime énervée. Scuba déclenche les premiers pas chaloupés, sur sa techno UK obsédante. Nneka est à ranger aux côtés des gros moments live du festival. Le dimanche se transforme en périple de découvertes et de décibels différents. On se prend un peu trop pour les pionniers du Far West en misant sur La Muerte, palme du meilleur blaz du festival. Grand moment de solitude : un chanteur en toile de jute façon épouvantail, beugle sur du punk de motards.

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Les cris mexicains sont encore dans les oreilles, pendant qu’on skanke à la Dub Corner sur le collectif Channel One, grand habitué des Tour & Taxi de Bruxelles. Hudson Mohawke nous ramène dans les bas-fonds de la trap londonienne, avec des beats lancinants mais terriblement efficaces, petits pas sur « Chimes » en écho.

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On prend les devants pour avoir une bonne place pour la tête d’affiche, Snoop Dogg. La tête de doberman préférée du hip-hop glisse un à un tous ses tubes, revisitant aux passages toutes ses mutations, du Dog au Lion, en passant par le funk de Snoopzilla, sans une once de playback. Ce soir, les yeux rouges (de larmes bien sûr), c’est Snoop Karmeliet qui fait le show. Comme n’importe quel festivalier lambda, Snoop s’amuse, frétille en se frottant aux derrières de ses caniches siliconés et fait plaisir à voir. Comme tout bon douriste, il n’a pas toujours bon goût et s’éclipse, au moins sans n’avoir rien pris dans ta tente, sur un misérable morceau de Bob Marley. Inimitable.

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Les doux cinglés de Salut C’est Cool nous donnent des leçons de cuisine, sur du gros son techno : « Comment faire une bonne purée, putain ?! Dour, quel est votre secret ? ». Moi c’est les calamars délicieux du stand food. La bouffe des gangsta, mon pote. On kiffe même les hipsters pendant ce concert. On termine cette édition avec le breakcore live de Vandal et la came berlinoise de Marcel Dettmann, faute d’avoir réussi à se démultiplier dans le plateau techno très riche cette année.

 

 

LE SON DU DIMANCHE :

JME – If You Don’t Know :  https://www.youtube.com/watch?v=vavAaFUPVp0

Nneka – Heartbeat : https://www.youtube.com/watch?v=yrcJuUDmbXU

Hudson Mohawke - Chimes :  https://www.youtube.com/watch?v=k_MWuP2Qj7U

Snoop Dog – What’s My Name : https://www.youtube.com/watch?v=-hIjgofcuWU

Snoopzilla – Do My Thang: https://www.youtube.com/watch?v=TCG366PW4mc

La Muerte – Lucifer Sam : https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Oc8WUsbB0-8

Salut C’est Cool – La Purée : https://www.youtube.com/watch?v=Hl1thnPla7E

 

 

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Un sentiment est plus frappant que les années précédentes : celui de communion entre les festivaliers. A certains égards, même dans la boue, l’esprit festif  et le cadre du festival rappellent de glorieux aînés comme le Glastonbury.

Pendant ces cinq jours, aux hasards des chemins, on a croisé des bordelais fans de techno qui ne nous ont pas pris pour des néophytes, tout comme des rappeurs en béquilles déguisés en DMX, vêtus de t shirts « Ce sera toujours mieux que ton t shirt Wu Tang ». On a tapé la discute avec des écossais, aussi exigeants sur le dub qu’incollables sur Ninja Tune et le stoner.

On a dansé sur des DJ calibrés et partagé des performances d’artistes inspirées. Mais certainement pas de pipe à crack, ni de téléphones qui prennent des selfies, au lieu de profiter des concerts, comme au Pays de Demain. Dour incarne plus que jamais la variété et le mélange, dans le paysage des festivals européens. Les journalistes qui s’évertuent à en faire une « zone de non-droit » comme on a pu le lire, n’ont certainement pas engagé la conversation avec un seul des festivaliers.

Au bilan de cette édition 2015, Dour est resté fidèle à sa carte et son pari : proposer toujours plus de groupes, balayant toujours plus de spectres musicaux, en offrant encore davantage d’expériences musicales (comme cette année la révolution hypnotique de la Balzaal).

Bosco / www.drumtabass.com

drumtabass

Encore! EP – Electricat & Edsik ASRO 12

Encore! EP – Electricat & Edsik ASR012

Bass Music / Uk Funky / Garage ENCORE!
Artists: ELECTRICAT - EDSIK
EP ASR012 - All Right Reserved © 2014 

« Bass Music »  is the outcome of ELECTRICAT & EDSIK collaboration.It’s gonna be prolific, that’s for sure, but first of all, check out their EP «ENCORE! » released on Alouette Street rec. It’s just the beginning of your troubles ! mixtapes and gigs strictly Bass music and Garage are gonna shake you out !

« Bass Music » voilà ce qui résulte de cette nouvelle collaboration entreELECTRICAT & EDSIK.
Une Réunion qui s’annonce prolifique et qui débute par la sortie  du EP « ENCORE! » sur le label « ALOUETTE STREET REC« .
C’est le début de vos problèmes , mixtapes & soirées exclusivement UK Bass / Garage viendront réveiller les dancefloors les plus aguerris.

http://alouettestreet.fr/encore-ep/

 

Reportage Dour Festival 2014

Jeudi 17 juillet

Après s’être débattu avec la tente, on chausse les Rayban car oui le soleil est là. Le camping est envahi par des créatures reptiliennes en bikini, pas de Gadour cette année ?! Les punks franchouillards de Tagada Jones feront office d’apéritif. La pêche est là, le retour sur la voix un peu moins. Tout ou presque est prétexte à pogo. On migre doucement vers la Balzaal où System D, premiers souvenirs d&b à Dour, puis Icicle s’affairent. Bonne surprise avec un set jonglant entre footwork et passages jungle. Les choses sérieuses commencent avec le concert de Soulfly. Crasse à tout va, percus tribales, échauffourées réglées à l’arrosage au ricard… Pas de lézard, on y est ! Max Cavalera s’en donne à cœur joie, revisite « Jumpdafuckup » et écrase le moshpit avec un rappel d’ « Eye for an Eye » bien rauque.

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Un homme étrange, voulant absolument me vendre ses lissages brésiliens, était visiblement là aussi il y’a dix ans.

La polémique de comptoir autour de la venue du groupe Detroit de Bertrand Cantat est sur toutes les lèvres. Certains piaffent d’impatience en réclamant un « bon jack ». D’autres mettent en garde les filles « Méfiez-vous, vos têtes sont moins solides que son ampli. ». Mais force est d’avouer que le puncheur bordelais a une prestance scénique saisissante. Le très cliché « Le vent l’emportera », ainsi que nombreux de ses anciens tubes, scandés au coucher du soleil, imbibent l’esprit et amènent une émotion surprenante.

soulfly

Soufly – Jumpdafuckup : https://www.youtube.com/watch?v=QNCiiEDx39E

Soulfly- Eye for An Eye : https://www.youtube.com/watch?v=oswtp2151ec

 

Le « legendary » DJ Hype envoie la sauce dans les premières notes de la nuit. Le drapeau breton virevolte sous les bpm des nouvelles tueries à sortir sur Playaz comme « Bricks don’t roll ». Goldie se rappelle également aux « têtes de métal » avec un set maîtrisé. Quelques têtes, qui sonnent plutôt creux, n’ont toujours pas redescendu de la coupe du monde : « Mais tu ressembles à Klose. » « Fiche moi la paix, je n’étais pas né en 98. »  Goldie, lui sortait « Unkle ».

Audio ne boude pas son plaisir et envoie dans les cordes pour le dernier round. « Point of No Return » assaille les premiers rangs béats, qui galopent furieusement, avant de lever les bras sur le plus récent « Half Light ». Cocktail cervical/vocal détonnant ! L’aube arrive sur le set de Chris Liebing, qui ne fait pas que de la soupe et quelques sons trap, qui font encore débat (« c’est la musique des Chti’s à Hollywood, meuf ! »).

Hazard – Bricks don’t roll : https://www.youtube.com/watch?v=EIv4_pFqS80

Goldie – Unkle : https://www.youtube.com/watch?v=6GxjxrD0HEU

Audio – Half Light :  https://www.youtube.com/watch?v=gRkv1Y0TERw

Audio : Point of No Return : https://www.youtube.com/watch?v=dA0fgleI0Sc

 

VENDREDI 18 juillet :

Nos peaux de gecko se lézardent sous le soleil de plomb, à moins que ce soient juste les plombs, quand on voit certaines mâchoires de voisins. Ambiance sun et west coast, qui semble plaire à Raekwon. L’échappé du Wu Tang matraque son flow sur le sampler d’ « Ofra Haza – Im Nin ‘Alu », qui vire à la débandade avec le « Ante Up » de MOP ou le mythique storytelling « Casablanca ». Notre ami fan de hip hop a l’air d’avoir eu son jack. Comme Method Man, le natif de New York déboulonne plus en solo. On est moins conquis par King Shiloh. C’est aussi un coup bas d’avoir mis le Dub Corner à côté des auto-tamponnantes. Et un deuxième de ne pas prévenir que nous ne disposons pas des bons jetons. Voilà une auto qui ne tamponnera plus grand-chose.

 MOP – Ante Up :  https://www.youtube.com/watch?v=3MUGAxpI0Bc

Ofra Haza – Im Nin ‘Alu : https://www.youtube.com/watch?v=pkr1V9RZpi8 

Raekwon – Casablanca : https://www.youtube.com/watch?v=2_yiSH5auOg

 

Certains fakirs ont fait le déplacement pour l’allemand Gentleman. Son ragga orienté gal est plutôt efficace et on lève les genoux joyeusement avec un jeune effronté, dégoûté de ne pas avoir pu « rentrer sa guitare ». Il nous dira plus tard que c’est « dix verres de plus à ramasser que les Nuits Secrètes ici, pour une bière ». Une honte, assurément.

Gentleman –  Dem Gone : https://www.youtube.com/watch?v=NuOS2jb2WOg

Le concert de Nas prend des allures d’all star game. Sans 1m85 au garrot, dur de voir le ricain. La foule semble en tout cas conquise, tant le public s’étend au loin devant la Last Arena. TC reprend ensuite les commandes, dans un set mêlant beaucoup d’audace, hits dancefloor, comme « Get Down Low » et quelques ratés pardonnables. « Take you Higher » de Wilkinson semble déjà l’hymne baalzaalien.

La claque arrive avec le superband The Hard Way. Une étrange impression de malaise face à ce gigantisme de mauvais goût, mais aussi un sourire vicieux, qui se dessine sous les lasers. La formation est pourtant tout sauf espiègle. On verse dans le salace, la guitare résonne comme une scie circulaire, la batterie comme un fracas d’os séchés. Du hit « Fucking Nihilism », en traversant les reprises live de morceaux hardcore hollandais, cette sensation de froideur est poignante. La conclusion, étrange marche impériale, reprise par 300 belges tapant du pied, nous tranche la carotide.  Friction rappelle qui est le patron avec un show autoritaire. La tracklist tire un peu trop vers les années 2000 à mon goût mais le tout est cuté avec une classe indéniable.

TC – Get Down Low :    https://www.youtube.com/watch?v=pMBP0XzSNYg

Wilkinson – Take you Higher : https://www.youtube.com/watch?v=927lw0HBmHM

The Hard Way – Fucking Nihilism : https://www.youtube.com/watch?v=gchls_QwUt4

Vidéo de la fin du set de The Hard Way : https://www.youtube.com/watch?v=eI28Dkt7A7E&feature=youtu.be

(je ne détiens pas les droits de cette vidéo)

 

SAMEDI 19 juillet :

Des specimens étranges hantent le camping, comme ce festivalier avec un masque de Star Wars, en quête d’une pièce pour son vaisseau, pour rejoindre le Dominator (http://www.dominatorfestival.nl/).

Même si l’orage menace, Majistrate n’en a cure. Le caïd du jump up a troqué ses apparats habituels de pompier pour une tenue plus colorée. Un pompier pyromane car la sélection est clairement une incitation à l’attentat. « Butterfly Stroke » catalyse le dancefloor. Macky Gee nuit délibérément à ceux qui prônent le retour au calme. Le dentiste préféré des londoniens fait aller gaiement sa fraise, sur un jump up nevrosé et parfois autiste. Quelques déceptions cependant avec le remplacement de Hazard, qui fait les frais d’un raté d’avion, par Murdock et une impression générale de rendu live moins dense, lors de l’après-midi. Le NYHC reprend ensuite ses droits, avec deux gros shows de très haut niveau. La Cannibal Stage voit défiler Madball et Sick of It All, qui multiplient les stagediving. « Word up, tequila style… eat the worm, motherfucka », Cypress Hill sait y faire et nous emmène vers la nuit, à grands coups de cocktails grenadine.

Dans la nuit, certains visages reptiliens jugent que la sélection 2014 est « définitivement trop trap » et se muent eux-mêmes en trappeurs, en tendant des ficelles sur les chemins, pour piéger les douristes, qui ressortent des flaques de boue hilares.

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Notre zigoto est toujours dans les parages. Il nous explique qu’il a officié comme sniper au Zimbabwe.

Majistrate – Butterfly Stroke VIP : https://www.youtube.com/watch?v=7Z9lg7oEmSg

 Macky Gee – Wizard Foot : https://www.youtube.com/watch?v=orJZTD6OFB4

Cypress Hill – Tequila Sunrise : https://www.youtube.com/watch?v=QrWnH7cV_-c

DIMANCHE 20 juillet :

Le dimanche débute sous des horizons et un tempo plus low. OBF et Iration Steppas font le boulot, en passant… Ah, il me reste des jetons pour les auto-tamponnantes. Joey Bada$$ nous surprend agréablement, en servant un hip hop plein d’énergie, qui rattrape l’annulation de Tyler The Creator. La house un peu mièvre de Moodyman ne fait pas l’unanimité mais on se laisse porter, en écoutant patiemment des belges qui imitent l’accent écossais pour avoir un verre de whisky.

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Le coup de maître de l’organisation est de nous offrir une private Bangface, en plein cœur du dimanche soir. Comme à Londres ou Bruges, l’allégresse si atypique de ces joyeux foutoirs contamine tous les festivaliers. Les nappes skyzo de Ceephax Acid Crew esquissent le même smiley comblé que le maître de cérémonie Saint-Acid sur toute la Cannibal Stage. Les requins-marteaux gonflables volent sur les vrilles jungle de 2Bad Mice. Les visuels barrés se font l’écho des selecta Remarc et ses compères d’Amen All Stars. Successivement, on dépoussière les Renegade Snares et autres bombes Original Nuttah, en serpentant entre les tirs de pistolet à eau et les bulles. Notre pilote extraterrestre du camping nous reconnaît et revient du Dominator. Pour fêter ça, il s’emploie à briser des bûches avec les genoux sur le breakcore de Producer.

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Pics by Manza.

 

Ceephax Acid Crew  - Capsule In Space : https://www.youtube.com/watchv=klWZo7Nx4hw&index=5&list=PLADE466CB84E7B8F1

Omni Trio – Renegade Snares VIP :  http://youtu.be/3nbVsorrCEg

Shy FX – Original Nuttah : http://youtu.be/ACCDZlLLV0I

Remarc – Sound Murderer : http://www.youtube.com/watch?v=uhy_HLZxogs

 

sound

Après 10 ans en tant que festivalier, Dour reste toujours ce temple déconcertant de bonne humeur. Pendant quatre jours, la plaine devient un véritable vivier, qui fait place à toutes les musiques, à beaucoup de nouveaux talents et qui ne semble pas décidé à perdre ce cachet au fil des éditions. Le show et l’expérience ne se forgent pas seulement sur les scènes, mais aussi au cœur des allées du camping, théâtre de bien des scènes surréalistes. Récemment, le documentaire The Sound Of Belgium se faisait l’écho d’une scène musicale belge racée : « Tu vois, là, je peux te dire en deux secondes, si c’est un morceau belge ou non. » Indéniablement certains sourires hébétés, le lundi matin, ne se voient aussi uniquement qu’à Dour.

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Hard Bass Dealers Boat Party at Outlook Festival !

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https://www.eventbrite.com/e/outlook-festival-2014-hard-bass-dealers-boat-party-tickets-11634945435

Friday Boat 10 !

Les Hard Bass Dealers, déjà résidents du monstrueux Outlook Festival, depuis quelques années, tiendront haut le pavé cette année, avec une Boat Party spéciale Hard Bass Dealers, qui se jouera le vendredi ! Alors frenchies, fans des dealers de grosses bass et junglist d’ici ou d’ailleurs, faites une croix dans vos calendriers !

 

http://www.outlookfestival.com/boat-parties-announced/

Draaikont ep by FilthyJack

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Dubstep / Uk bass

EP ASR010 All Right Reserved © 2013

Filthyjack est un producteur français originaire de Lille. Fasciné par la Basse avec un B majuscule, il distille un dubstep teinté d’influences belges (Requake, Trom…) et anglaises (Jakes, Skream, Lost…).

Après un premier ep sortit chez ABR Records (Uk) et un track sur un label belge, il revient en force avec son second EP intitulé: « Draaikont » qui affirme un style incisif et percutant ne laissant pas de place à la demi-mesure.

http://alouettestreet.fr/draaikont-ep-by-filthyjack/

Reportage Dour 2013

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D’autres photos ainsi qu’un report racé : http://www.ouikeed.com/index.php/report/dour-festival-2013

 

 

JEUDI 18 JUILLET :

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Les premières vibes à tendance reggaeton de La Chiva Gantiva donnent le ton : Dour 2013 sera muchos soleil. On prend rapidement la mesure enivrante de cet invité de marque. Depuis trop d’années, le festival rimait avec gadoue. Sur le coup d’envoi de la soirée d&b, donné par Murdock, on déserte rapidement les premiers rangs plutôt fougueux. En effet, l’organisation a tenu compte des conditions idylliques et nous propose des écrans et soundsystems extérieurs, qui diffusent le son de la Balzaal. Calé entre les ambiances émerveillées du Tomorrowland et les lunettes de soleil façon Innovation ou Outlook : bravo !

Murdock : http://www.youtube.com/watch?v=4R8Ee3d-Ayc&feature=youtu.be

http://www.youtube.com/watch?v=E3fWmy5zw2k&feature=youtu.be

Nu: Logic : http://www.youtube.com/watch?v=TXnHZZcP_jA&feature=youtu.be

Nu:Logic détonne dans un set liquid, qui passe aussi par des ambiances Shogun plus syncopées. Otto Von Schirach hausse ensuite le tempo, expédiant son masque de crocodile dans les premiers rangs, où des avatars masqués du vrai Jacques Chirac siègent en assemblée. Loadstar et High Contrast font trépigner les junglists. Mention spéciale aux premiers qui nous servent un set de haute volée, clôturé par un combo « Tarantula/It’s a secret » – Hazard plutôt bluffant.chichi

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Les choses sérieuses commencent avec l’arrivée du duo Roni Size/Dynamite MC. A la tombée de la nuit, la configuration écrans extérieurs nous transporte dans une ambiance digne de la fièvre de Bristol. Roni balance, galope parmi les déhanchés époque Full Cycle, déstructure ses meilleurs morceaux (« Dirty Beats » en Street Mix, « Brown Paper Bag », « It’s a Jazz Thing » à toute allure). C’est la débandade ! Dommage que Dynamite semble moins énervé au mic.

Roni Size – Dirty Beats Street Remix

Roni Sky gros : http://www.youtube.com/watch?v=5qzgUBqEQvo&feature=youtu.be

Dans un style plus actuel, rien à dire sur les perfs de Camo & Krooked et du souverain Andy C. Le chapiteau regorge de sourires béats, le gourou de RAM Records s’amuse avec MC Youthstar et nous laisse toujours aussi stupéfait.

Andy C : http://www.youtube.com/watch?v=BKrZSRLfURw&feature=youtu.be

Camo & Krooked : http://www.youtube.com/watch?v=olW4izZjvVE&feature=youtu.be

 

On termine la soirée avec l’ambiance GTA disco de Skream. JM Weston cirées, Rayban sur « Get Down Saturday Night », ma foi… L’anglais agite son cocktail avec les anthems de l’époque Dubstep All Star ou « Midnight Request Line » : du tout bon !

 

VENDREDI :

hatebreed

Le vendredi commence sous un décor d’Ibiza. Beaucoup d’electro, beaucoup de mojitos, beaucoup de jolis shorts… Le set de Fritz Kalkerbrenner rivalise difficilement avec ceux de son frère. Tous les bras et vestes adidas se soulèvent quand même sur les arrangements d’ « Azure ». En croisade pour de l’eau avec un obscur festivalier en kilt, on découvre aussi Pelican, groupe de post-metal très convaincant, qui nous sort un peu de la torpeur clubbing.

 

 

Mais peu à peu, l’adrénaline commence à se propager. L’étendard des coreux d’Hatebreed trône déjà depuis un moment sur la Last Arena… Le set de 2008 avait sonné la dévastation, celui-ci démarre dans une communion de rage avec le public. « This is Now ! ». L’empathie entre le band et le public fait plaisir à voir. Toute une troupe de joyeux détraqués se rue dans la cohue. Certains mosh part, comme sur « Everyone Bleeds Now » resteront anthologiques. Des circle pit et même un canoë viennent sonner la retraite du pit pour certains un peu pâlots. Le guttural « I Will Be Heard » les ramène des limbes. Les ricains concluent un set de furie totale en beauté avec une reprise de Slayer et un dantesque « Destroy Everything ». Claque du festival, sans conteste.

 

http://www.youtube.com/watch?v=m3m_oCQnbW0

http://www.youtube.com/watch?v=lZeZy_knHro

hatebreed 2

 

 

 

Plus tard dans la soirée, Rockwell ne fait pas les choses à moitié. Doubles drop lancés en fracassant son casque, la jeune pousse de Shogun confirme sur scène. Un set mené avec brio, conclu avec un démoniaque « Messiah ». On est un peu moins emballés par le très attendu Amon Tobin. Un set qui réussit à nous emporter dans chaque vague, sans jamais vraiment nous submerger. Frissons quand même sur le « Never Been » de Fox et Dub Phizix !

http://www.youtube.com/watch?v=Db2zewOS7Yw

 

Sub Focus conclue la nuit, sur une installation hallucinante, mais dans un show qui vire définitivement trop kitsch. On pense à un mauvais mélange de David Bowie et Jean-Michel Jarre. Qu’importe, les plus acharnés pourront toujours taper du pied jusqu’à l’aube sur Rusko et surtout sur la précision chirurgicale du set de Dave Clarke.

http://www.youtube.com/watch?v=1htoGl9QXK8

 

SAMEDI :

Frais et requinqués, on attaque la journée de samedi avec un show de Loefah hypnotique, bien dans la lignée UK oldschool. Mouss de Mass Hysteria n’a pas lésiné sur les bières belges, ça fait plaisir. L’énergie déborde des frenchies. Le folklore aussi. En hommage à Hatebreed, Mass lance des braveheart et circle pit à tout va, avec service de sécurité inclus. Men In Black like this. La sauce prend méchamment. Comment ne pas saluer une ode à l’éclectisme et au métissage musical comme « Respect To The Dancefloor », clamée par toute la Plaine de Dour? La deuxième moitié du concert relance la pression. Les furieux font briller le Hall Of Fame du metal en reprenant « Enter Sandman » de Metallica et les cloches de « Hell Bells »  d’ACDC.

http://www.youtube.com/watch?v=GE22-gVyYbA (Je ne détiens pas les droits de cette vidéo)

Le crépuscule de la Balzaal vibre déjà aux sons et couleurs fantomatiques des Digital Mystikz. L’occasion d’admirer la complémentarité du duo. La méduse Mala s’échine à organiser des montées extatiques, jusqu’à ce que Coki nous casse les reins comme sur le raz-de-marée « Airbreaker  »de Goth Trad. La magie occulte de DMZ a frappé.

dmz

 

 

 

 

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=ch9o2JUpyrw (Pour vous donner une idée du chaos hypnotique des DMZ, j’ai trouvé cette vidéo sur internet, je n’en détiens donc pas les droits)

 

 

 

On n’accroche pas trop à Drumsound & Bassline Smith, qui n’a plus grand-chose à voir avec la gloire de Technique Recordings. On vieillit peut-être, mais les larmoiements de « Closer », non merci. Pendulum relève un peu le niveau, dans un set qu’on sent déjà bien peaufiné. Venetian Snares régurgite son show, plein d’insanités breakcore qui ravivent nos sourires malfaisants.

 

Reste l’apocalypse. Reste le déluge. Reste DJ Guv. Plus de place pour la candeur, les visages les moins méfiants déchantent vite. L’addition est salée. Sans MC au début, l’anglais de Low Down Deep matraque à tout va, sans aucune accalmie. « C’est bon, mais il ne relâche jamais la pression ?! » me susurre une innocente prise dans les premiers rangs. Son groove sur scène est corrosif. Sur « Water Technique » et « Prepare », ce sont cent diablotins qui jumpent sous les stroboscopes. Ce n’est plus un serpent, mais un hydre cannibale qui étreint la Jupiler Marquee sur « Snake Style ». Après cent « on va se coucher tard », j’abandonne Lefto, pour le set de Taos sous influences, entre techno 90 et gros neurofunk.

DJ Guv : http://www.youtube.com/watch?v=dd3O7YAvcyk&feature=youtu.be

http://www.youtube.com/watch?v=eoNRVVeLFtY

http://www.youtube.com/watch?v=zXF67-koWlI

http://www.youtube.com/watch?v=3mkOQoiBxmY


DIMANCHE :

Quelques péripéties me font rater pas mal de la journée du dimanche, mais pas I AM. Constat avec un ami, brute marseillaise kanak de longue date, on a beau critiquer les marseillais, la qualité de leur live ne change pas. Les darons en ont sous la semelle et font chanter toute la plèbe sur « Une autre brique », « La Saga » ou « Bad boys de Marseille ». Si high level qu’on leur pardonne Saïd Jackson (c’est son vrai nom) et son infâme apparition sur « Je danse le mia ».  L’italien Alborosie confirme sous le Dancefloor qu’il est meilleur aux manettes en live que sur CD.

http://www.youtube.com/watch?v=JOaOVzGl7bw

Les Smashing Pumpkins s’installent devant un public curieux mais hétéroclite. D’un côté un futur marié, qui a choisi Dour pour son enterrement de vie de garçon, pique un somme. D’un autre, les groupies brunettes de Billy Corgan écarquillent leurs yeux émerveillés. Sur « Tonight Tonight » et « Disarm », on retourne quand même bien sa veste, souvenirs d’ado oblige.

http://www.youtube.com/watch?v=d1acEVmnVhI

Les PSY 4 De La Rime nous entraînent dans un « pogo tout plein de bonne humeur », où quelques poings volent quand même. On flâne dans les gros accords dub de Mungo’s Hi Fi le temps de manger quelques calamars, avant de rejoindre le chapiteau blindé de DJ Shadow. Petite déception, en DJ Set le concert est un peu statique.

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Vos investigateurs de drumtabass se sont alors lancés dans une enquête digne de Bernard de La Villardière. Aux alentours du camping B, quelques désosseurs ont posé une enceinte et rameutent les endimanchés à coup de remix salaces jump up. Le tout sans un regard vers leur « public ». C’est aussi ça Dour !

Cette parenthèse se finit entre les criards de Pantero 666 et DJ Yoda, notre coup de cœur du festival. Dour met toujours un point d’honneur à conclure en célébrant l’éclectisme (comme avec DJ Missil). Démonstration parfaite avec ce final. Kuduro, eurodance, hip hop, drum’n’bass, dubstep… tous les douristes se retrouvent pour chanter des chansons texannes, boire de la sangria et tirer au pistolet à eau sur les équipes de prévention.

 

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Quelque chose nous a frappé, en sondant brièvement nos collègues de camping après coup. Beaucoup semblaient subjugués en nous racontant « leur » concert favori de Dour. Des groupes comme Flume, Salut C’est Cool, Len Faki, Fe-nix Crew nous ont échappés. On peut féliciter l’enthousiasme et la prise de risque des programmateurs. On découvrira peut-être ces surprises les années prochaines. Hormis l’équation impossible pour voir Wu Tang Clan, nous avons réussi à zigzaguer à foison, dans cette joyeuse cacophonie hybride, rendez-vous en 2014!

WAAN Birth E.P.

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WAAN est le projet musical réunissant les artistes NEKOCHAN & HUBWAR. Il ne s’agit pas de la juxtaposition de deux univers musicaux, mais bien d’une fusion artistique. S’affranchir de la rigidité des genres musicaux est un leitmotiv pour WAAN. Ce parti-pris, pensé comme une liberté de création, permet au duo d’explorer une large palette de sujets d’écriture, de rythmes et de sonorités. Associée à la sensibilité des deux artistes, cette recherche aboutit sur un univers qui leur est propre, leur identité.
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Leur premier album EP intitulé « Birth » sortira le 28 MAI 2013 aux formats digitales
Wavs & Mp3 dans tous les magasins en ligne !

 

Il sera accompagné d’un clip vidéo produit par FK studio & WeAre SmogFilms
sur le morceau « 1992″ à découvrir très prochainement sur notre chaine Viméo.
Ce EP sera aussi disponible au format CD (édition limitée) sur notre shop online
dès cet été !