DTB Flavour #3 : Art Of Fighters (ITA)

Credits Photo  @lorenzoinvernici

En cette fin de mars, les premiers festivals et murs de sons printaniers commencent à fleurir. Ce mois-ci, dans le cadre de leur venue à la Born To Rave du 6 avril à La Laiterie de Strasbourg et à la Born To Rave du 20 avril au Trabendo de Paris, les punchy transalpins Art Of Fighters ont accepté de poser leur bac à skeuds dans leur tournée, pour répondre à quelques questions.

Un plaisir d’échanger avec des mecs frénétiques, engagés en live, mais aussi diaboliquement carrés dans leurs productions.

On joue encore la carte plat/son, dans ce DTB Flavour #3, en te proposant avec cette petite interview, un piquant live du duo au Defqon 1 de 2018, aux Pays-Bas :

Par ici : https://www.youtube.com/watch?v=nOQmVwr_Vls&t=1814s

Ravers…

Credits Photo  @lorenzoinvernici

Crédits Photos : @lorenzoinvernici & www.fermiglow.com

Hello les gars, pour ceux qui ne vous connaissent pas, pouvez-nous présenter votre groupe ?

Nous sommes Art of Fighters, un projet basé en Italie qui a vu le jour en 1999, centré sur le Hardcore, et sur les versants expérimentaux et les plus durs de la musique électronique.

Quel est votre premier souvenir marquant de rave, en tant que collectif ?

Goliath Rave à Roggwill en Suisse. Cette rave s’était tenue au sein d’une base militaire abandonnée et l’atmosphère était si intense, si authentique ! A tel point qu’à chaque fois que nous entendons le mot « rave », nous pensons immédiatement à cette soirée, qui a fondamentalement façonnée notre vision artistique et musicale.

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Tout se joue souvent aux confluents de la force mélodique et d’une espèce de fougue rageuse, dans vos morceaux. Plusieurs exemples : la montée mordante de God of Fury , le côté aigu strident happy hardcore, qui ensuite entraîne tout sur son passage de Breaking The Ground ou encore les beats incisifs de Revenge. Comment faites-vous au moment de la composition, pour réussir à allier ces ambiances tendues apocalyptiques, avec la rythmique plus commune des passages hardcore ? Cela crée un vrai rapport de force, qui fait que l’on vous reconnaît rapidement en live et qu’on embarque sur le champ.

Nous aimons le Hardcore parce que c’est un « container ». On peut y mettre ce que l’on veut pour en tirer un résultat. Nous adorons créer du contraste, de la même façon que la musique combine des sons et du silence. L’ambiance générale doit refléter cela. Nous aimons raconter une histoire différente à travers chaque morceau, notamment en créant des breaks joyeux contrastés avec la violence sonique des kicks, ou encore en créant des mélodies épiques qui évoluent avec la rythmique, comme à l’ancienne.

 AOF

Depuis nos débuts, nous n’avons jamais cessé d’apprendre, et ceci nous permet aujourd’hui de ne pas simplement créer des tracks, mais de pouvoir faire voyager les auditeurs dans un univers spécifique conçu pour chaque morceau, comme le ferait la bande son d’un film. Ce n’est pas facile, et nous avons encore beaucoup à apprendre mais on fait de notre mieux, comme toujours.

Parmi les newcomers qui déferlent sur la scène hardcore actuelle, lequel appréciez-vous vraiment et pourquoi?

Nous pensons tout de suite à Matt du groupe The Melodyst. Honnêtement, c’est le meilleur producteur à l’heure actuelle (2019). Il existe de nombreux producteurs talentueux, mais ils luttent pour se faire reconnaitre car la scène est submergée par des concepts de moindre qualité, des copier/coller de formules bateau. Notre respect va à tous ceux qui continuent à innover de nouveaux concepts musicaux, une vrai idée et non pas uniquement un kickdrum. Le Hardcore, c’est bien plus qu’un gros kick, les producteurs ont tendance à l’oublier.

aof 2

Avez-vous constaté une évolution de la scène française entre votre venue à la Loco, invités par Frenetek, pour la sortie de votre album en mars 2008 et votre dernière prestation à la Dreamnation en 2017 ? Est-ce une scène, un public, chez qui vous aimez venir jouer en général ?

La scène française s’est incroyablement développée. Aujourd’hui, c’est l’un des pays dans lequel nous préférons jouer avec bien sûr l’Italie mais aussi la Russie, le Japon et l’Espagne, pour n’en citer que quelques uns. D’un point de vue extérieur, on a l’impression que les anciennes free parties ont fait place aux soirées professionnalisées, parfaitement organisées, avec une palette musicale qui satisfait vraiment tous les gouts. C’est incroyable de pouvoir jouer du Hardcore sur une scène et savoir qu’Andy C ou Doctor P font jumper la foule juste à côté. Pour nous, c’est ça le combo gagnant !

 

AoF_Dj_onstage_fermiglow.com

Avant de vous laisser filer, les masques de hockey, pourquoi ? Ils ont une origine anecdotique particulière ? Nos lecteurs ont l’habitude que je vois du cinéma partout, mais il me semble avoir reconnu ceux des braqueurs de « Heat » .

Il y a bien une histoire derrière ces masques. Durant notre première année de carrière, nous n’utilisions pas les masques. L’idée est venue de Tetta (Dj Nico & Tetta) car nous devions jouer en live avec eux. C’était en 2001 en Suisse, et cinq personnes sont apparues sur scène avec les mêmes costumes blancs et des masques de hockey. Nous avons adoré l’idée, et nous avons continué à les utiliser, en ajoutant les rayures noires qui différencient chaque membre du groupe.

Toutes les meilleures choses arrivent par hasard…

On vous laisse donc après ce robbery de questions saisies sur l’instant. Pour ceux qui veulent jumper devant votre son en live, vous êtes au line-up de trois dates depuis le début de la tournée Born To Rave. Celle à Rennes déjà passée, la prochaine à la Laiterie de Strasbourg le 6 avril et vous embraserez le Trabendo de Paris, le 20 avril. Massive, hardcore heads, be there !

Merci et à très vite, pour la Born To Rave !

ART OF FIGHTERS 

 Born To Rave Strasbourg Avril  Born to rave trabendo 20 avril paris

Lien vers les soirées : http://www.drumtabass.com/events/born-to-rave-la-laiterie-strasbourg/

http://www.drumtabass.com/events/born-to-rave-paris-trabendo-art-of-fighters/ 

 

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